mercredi 27 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2103352 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | MSS 6ème chambre MOULINIER Yann |
| Avocat requérant | DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juin 2021 et 1er avril 2022, M. D A B, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions de retrait de points de son permis de conduire prises à la suite des infractions commises les 1er septembre 2015 (deux points), 14 mars 2017 (un point), 24 octobre 2017 (un point), 28 novembre 2017 (un point), 5 janvier 2018 (un point), 27 janvier 2019 (un point), 18 août 2019 (quatre points), 1er septembre 2019 (trois points) et 15 mai 2020 (trois points) ;
2°) d'annuler la décision du 8 mai 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés et de reconstituer le capital de son permis de conduire, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;
5°) de rejeter la demande de l'État présentée sur le fondement de ces mêmes dispositions.
Il soutient que les informations rendues obligatoires par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ne lui ont pas été communiquées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 novembre 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait d'un point prises à la suite des infractions commises les 14 mars 2017, 5 janvier 2018 et 27 janvier 2019, dès lors que ces points ont été restitués au capital du permis de conduire du requérant en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route ;
- le moyen de la requête n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B demande, d'une part, l'annulation des décisions de retrait de point (s) de son permis de conduire prises à la suite des infractions commises les 1er septembre 2015 (deux points), 14 mars 2017 (un point), 24 octobre 2017 (un point), 28 novembre 2017 (un point), 5 janvier 2018 (un point), 27 janvier 2019 (un point), 18 août 2019 (quatre points), 1er septembre 2019 (trois points) et 15 mai 2020 (trois points) et, d'autre part, l'annulation de la décision du 8 mai 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " Si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans le délai de deux ans à compter de la date du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende forfaitaire majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive, une nouvelle infraction ayant donné lieu au retrait de points, son permis est affecté du nombre maximal de points. / Le délai de deux ans mentionné au premier alinéa est porté à trois ans si l'une des infractions ayant entraîné un retrait de points est un délit ou une contravention de la quatrième ou de la cinquième classe. / Toutefois, en cas de commission d'une infraction ayant entraîné le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points. ".
3. En l'espèce, si le ministre de l'intérieur fait valoir que les points retirés du permis de conduire du requérant à la suite des infractions commises les 14 mars 2017, 5 janvier 2018 et 27 janvier 2019 lui ont été restitués en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, cette circonstance n'a pas, contrairement à ce qu'il soutient, rendu sans objet les conclusions dirigées contre les décisions de retrait d'un point prise à la suite de ces infractions dès lors que les restitutions ainsi accordées n'ont pas eu pour effet de retirer ces décisions, lesquelles font obstacle à l'entier bénéfice du délai de reconstitution du capital total de points prévu au premier alinéa de l'article L. 223-6 précité. Par suite, les conclusions de la requête dirigées contre ces décisions ne sont pas sans objet et sont dès lors recevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions portant retrait de points :
4. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II.- Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. Si le retrait de points lié à cette infraction n'aboutit pas à un nombre nul de points affectés au permis de conduire de l'auteur de l'infraction, celui-ci est informé par le ministre de l'intérieur par lettre simple du nombre de points retirés. Le ministre de l'intérieur constate et notifie à l'intéressé, dans les mêmes conditions, les reconstitutions de points obtenues en application des alinéas 1,2 et 4 de l'article L. 223-6. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que la délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et, éventuellement, d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.
En ce qui concerne les infractions commises les 1er septembre 2015 (deux points), 18 août 2019 (quatre points) et 1er septembre 2019 (trois points) :
6. Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre que cet avis était inexact ou incomplet.
7. En l'espèce, il ressort du relevé intégral d'information de M. A B que ces infractions ont fait l'objet d'un procès-verbal électronique et ont toutes donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Toutefois, le ministre de l'intérieur ne produit aucun document de nature à établir que le requérant se serait acquitté de ces amendes forfaitaires majorées et aurait ainsi reçu les avis correspondant comportant l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, le ministre ne peut être regardé comme apportant la preuve du respect de ces dispositions. Il suit de là que les décisions de retraits de points prises à la suite de ces infractions sont intervenues à l'issue d'une procédure irrégulière. Le requérant est par suite fondé à en demander l'annulation.
En ce qui concerne les infractions commises les 24 octobre 2017 (un point) et 28 novembre 2017 (un point) :
8. Il ressort du relevé d'information intégral du requérant que ces infractions ont été constatées par l'intermédiaire d'un radar automatique. Le ministre de l'intérieur soutient qu'un avis de contravention comportant l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 précités a été envoyé automatiquement par courrier au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation et qu'en l'absence du paiement par le requérant de cette amende forfaitaire, un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée contenant lui aussi l'ensemble des informations prévues en application de l'article A37-28 du code de procédure pénale a été émis par la trésorerie générale puis envoyé à l'adresse figurant sur la carte grise du véhicule. Le ministre fait par ailleurs valoir que, dans l'hypothèse où ce courrier reviendrait avec la mention "n'habite plus à l'adresse indiquée" ou "parti sans laisser d'adresse", le comptable de la direction générale des finances publiques envoie une lettre de rappel à l'adresse fiscale du contrevenant, et soutient que compte tenu de l'ensemble des diligences qui auraient mises en œuvre par l'administration, il ne ferait pas de doute que le requérant aurait bien reçu un avis de contravention et/ou un avis de majoration de l'amende forfaitaire et se serait donc bien vu délivrer l'information préalable au retrait de points. Toutefois, le ministre ne produit aucun élément susceptible d'établir que les titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée des infractions relevées les 24 octobre 2017 et 28 novembre 2017 auraient effectivement été adressés au requérant et que les informations requises par les articles L. 223- et R. 223 précitées du code de la route lui auraient alors été délivrées. Par suite, les décisions de retrait d'un point prises consécutivement à ces infractions doivent être regardées comme étant intervenues à l'issue d'une procédure irrégulière et doivent être annulées.
En ce qui concerne les infractions commises les 14 mars 2017 (un point), 5 janvier 2018 (un point) et 27 janvier 2019 (un point) :
9. Il ressort du relevé d'information intégral du requérant que ces infractions ont été constatées par l'intermédiaire d'un radar automatique et ont toutes donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée. Toutefois, le ministre de l'intérieur n'établit ni même ne soutient que ces titres exécutoires auraient été adressés au requérant ou que celui-ci se serait acquitté de ces amendes forfaitaires majorées et aurait ainsi reçu les avis correspondant comportant l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il s'ensuit que les décisions de retrait d'un point prises consécutivement à ces infractions doivent être regardées comme étant intervenues à l'issue d'une procédure irrégulière et doivent être annulées.
En ce qui concerne l'infraction commise le 15 mai 2020 (trois points) :
10. L'article R. 49-1 du code de procédure pénale prévoit, dans son II issu du décret du 26 mai 2009, que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire " peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". En vertu des dispositions de l'article A. 37-19, issu d'un arrêté du 13 mai 2011 et modifié par un arrêté du 6 mai 2014, l'appareil électronique sécurisé permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée précise qu'elle entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées.
11. En l'espèce, il ressort du relevé d'information intégral du requérant que l'infraction commise le 15 mai 2020 a fait l'objet d'un procès-verbal électronique du même jour que le ministre de l'intérieur produit en défense et qui comporte la signature du contrevenant ainsi que l'ensemble des informations requises par les dispositions précitées des article L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant retrait de trois points de son permis de conduire prise à la suite de cette infraction.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une décision dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
13. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, que le ministre de l'intérieur restitue les points illégalement retirés à M. A B à la suite des infractions commises les 1er septembre 2015 (deux points), 24 octobre 2017 (un point), 28 novembre 2017 (un point), 18 août 2019 (quatre points) et 1er septembre 2019 (trois points), les points retirés à la suite des infractions commises les 14 mars 2017 (un point), 5 janvier 2018 (un point) et 27 janvier 2019 (un point) ayant d'ores et déjà été ajoutés à son titre de conduite par des décisions en dates respectives des 27 décembre 2017, 12 décembre 2018 et 16 octobre 2019. Il y a lieu de l'y enjoindre dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, dans la limite toutefois d'un maximum de douze points et sous réserve des infractions non prises en compte ainsi que des éléments de fait ou de droit nouveaux.
Sur les frais de l'instance :
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme que M. A B demande en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Les décisions de retrait de point(s) prises à la suite de infractions commises les 1er septembre 2015 (deux points), 14 mars 2017 (un point), 24 octobre 2017 (un point), 28 novembre 2017 (un point), 5 janvier 2018 (un point), 27 janvier 2019 (un point), 18 août 2019 (quatre points), 1er septembre 2019 (trois points) sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à M. A B les points illégalement retirés de son permis de conduire à la suite des infractions commises les 1er septembre 2015 (deux points), 24 octobre 2017 (un point), 28 novembre 2017 (un point), 18 août 2019 (quatre points) et 1er septembre 2019 (trois points), dans le délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement, dans la limite toutefois d'un maximum de douze points et sous réserve des infractions non prises en compte ainsi que des éléments de fait ou de droit nouveaux.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
Y. CLa greffière,
signé
V. Le Boëdec
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. Le Boëdec
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026