jeudi 7 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2103533 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | PINTO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 8 juillet 2021, 7 avril 2022, les 21 mars et 23 mars 2023, M. B A, représenté par Me Pinto, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 février 2021 par laquelle la direction générale des douanes et droits indirects a refusé le bénéfice du concours professionnel pour l'accès au grade au grade de contrôleur de 1ere classe des douanes et droits indirects ainsi que sa nomination correspondant à ce grade ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, à la direction générale des douanes et des droits indirects, dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard de le nommer au grade de contrôleur des douanes de 1ere classe et de procéder à la reconstitution de sa carrière en prenant en compte sa nomination de contrôleur des douanes de 1ere classe à compter de la date à laquelle il aurait dû être nommé à la suite de la publication des résultats du 19 novembre 2020 ;
3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, à la direction générale des douanes et des droits indirects de prendre une nouvelle décision, après une nouvelle instruction, dans un délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir, et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires, enregistrés les 14 mars 2022 et 22 mars 2023, le ministre de l'économie, conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. A et au rejet des conclusions de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'il a fait droit à la demande de M. A par une nouvelle décision prise le 1er mars 2022 annulant la décision du 22 février 2021 et portant nomination de M. A au grade de contrôleur 1ere classe au titre du concours professionnel de l'année 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Par décision du 1er septembre 2023, le président du tribunal a désigné Mme Tourre, première conseillère, pour statuer par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222.1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il résulte de l'instruction que le ministre de l'économie, a fait droit, le 1er mars 2022, soit postérieurement à l'introduction de la présente requête, à la demande de M. A d'annuler la décision du 22 février 2021. Par suite, la requête de M. A est devenue sans objet. Dès lors, Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du ministère de l'économie, des finances, la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions d'annulation de la requête de M. A.
Article 2 : Le ministère de l'économie versera la somme de 1 500 euros à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M B A et au ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Rennes, le 6 septembre 2023.
La magistrate désignée,
L. Tourre
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026