vendredi 15 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2104383 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C+ |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS SARDIN THELLYERE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 25 août 2021, le magistrat délégué du tribunal administratif de Lyon a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête présentée par Mme A C épouse D et M. B D.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Lyon le 17 juillet 2020 et un mémoire, enregistré le 1er février 2023 au greffe du tribunal administratif de Rennes, Mme A C épouse D et M. B D, représentés par Me Sardin, demandent :
1°) de condamner la Société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), assureur du centre hospitalier de Saint-Malo, à leur payer respectivement une indemnité de 923 269,29 euros et une indemnité de 15 000 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 3 avril 2013 et capitalisation des intérêts, en réparation des conséquences dommageables de la prise en charge de Mme C épouse D dans ce centre hospitalier à compter du 13 décembre 2008 ;
2°) de mettre à la charge de la SHAM les entiers dépens ainsi qu'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le tribunal administratif de Lyon est compétent ;
- ils sont recevables à exercer une action directe, fondée sur l'article L. 124-3 du code des assurances, à l'encontre de la SHAM, assureur du centre hospitalier de Saint-Malo, alors même que par un arrêt n° 17NT00475 du 7 décembre 2018, la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté leur appel formé contre le jugement n° 1402319 du 1er décembre 2016 rejetant, pour irrecevabilité, leurs conclusions indemnitaires dirigées contre cet établissement hospitalier ;
- la SHAM est tenue d'indemniser, en vertu du contrat d'assurance, les conséquences du dommage imputable à la faute de son assuré, à savoir le retard de diagnostic du syndrome de la queue de cheval dont Mme D a été atteinte en décembre 2008 ;
- la perte de chance d'éviter le dommage doit être estimée à 60 % ;
- les préjudices seront indemnisés de la manière suivante :
* dépenses de santé actuelles : 853 euros ;
* pertes de gains professionnels actuels : 8 133,72 euros ;
* assistance par tierce personne avant consolidation : 20 520 euros ;
* assistance par tierce personne à titre définitif : 196 015,46 euros ;
* dépenses de santé futures : 13 842,90 euros ;
* frais pour véhicule adapté : 57 625 euros ;
* perte de gains professionnels futurs : 264 754,21 euros ;
* incidence professionnelle : 80 000 euros ;
* déficit fonctionnel temporaire : 8 025 euros ;
* souffrances endurées : 35 000 euros ;
* déficit fonctionnel permanent : 188 500 euros ;
* préjudice d'agrément : 10 000 euros ;
* préjudice sexuel : 40 000 euros ;
* préjudice moral de M. C : 15 000 euros.
Par un mémoire, enregistré le 19 août 2020 au greffe du tribunal administratif de Lyon, et un mémoire, enregistré le 16 septembre 2021 au greffe du tribunal administratif de Rennes, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Ille-et-Vilaine conclut, à titre principal, au constat de l'indemnisation de sa créance sur le fondement d'un taux de perte de chance évalué à 15 %, ou à titre subsidiaire, si le tribunal devait retenir un taux de perte de chance supérieur à 15 %, à la condamnation de la SHAM à lui payer une indemnité de 202 153,54 euros, diminuée de la somme résultant de l'application du taux de perte de chance retenu, et une somme de 45 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue au neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Elle soutient que :
- la responsabilité du centre hospitalier de Saint-Malo a été reconnue à raison d'un retard fautif de diagnostic à l'origine, pour Mme D, d'une perte de chance d'éviter le dommage, évaluée à 15 % ;
- le centre hospitalier de Saint-Malo lui a versé la somme au règlement de laquelle il a été condamné par le jugement n° 1402319 du 1er décembre 2016 rendu par ce tribunal ;
- le montant total des prestations qu'elle a prises en charge, en lien direct avec le dommage causé à Mme D, s'élève à 202 153.54 euros ;
- elle a droit au montant différentiel de l'indemnité forfaitaire de gestion pour la période 2017 - 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 novembre 2020 au greffe du tribunal administratif de Lyon, et des mémoires, enregistrés le 4 avril 2022 au greffe du tribunal administratif de Rennes, la Société hospitalière d'assurances mutuelles (SHAM), représentée par Me Prouvez, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- elle ne saurait être tenue de garantir le dommage dès lors que la responsabilité du centre hospitalier assuré n'a pas été engagée et n'est plus susceptible de l'être à la suite de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes du 7 décembre 2018 précité qui est devenu définitif ;
- la décision de rejet de la réclamation indemnitaire des requérants est définitive et ne peut plus être remise en cause dans le cadre de l'action directe ;
- la CPAM d'Ille-et-Vilaine a été indemnisée conformément au jugement du 1er décembre 2016 précité ; la présente instance ne saurait permettre de revenir sur cette décision de justice qui est devenue définitive ; aucun élément sérieux ne remet en cause l'évaluation du taux de perte de chance retenue.
Par une ordonnance du 5 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des assurances ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouju,
- les conclusions de M. Met, rapporteur public,
- et les observations de Me Deleurme-Tannoury, représentant Relyens Mutual Insurance, venant aux droits de la SHAM.
Considérant ce qui suit :
1. Dans les suites de son accouchement au centre hospitalier de Saint-Malo le 20 décembre 2008, Mme A C épouse D a été victime d'un syndrome dit de " la queue de cheval " qui a nécessité une intervention chirurgicale réalisée au centre hospitalier universitaire de Rennes le 22 décembre 2008 et dont elle a conservé des séquelles. À la demande de Mme D, le juge des référés du tribunal administratif de Rennes a ordonné, le 16 septembre 2011, une expertise qui a donné lieu à un rapport déposé le 23 avril 2012. L'expert, rhumatologue, a conclu que le centre hospitalier de Saint-Malo avait commis une faute en posant le diagnostic avec environ douze heures de retard, et que cette faute était à l'origine d'une perte de chance d'éviter le dommage, laquelle a été évaluée à 15 %. Après avoir formulé le 3 avril 2013 puis le 12 février 2014 des demandes d'indemnisation auprès du centre hospitalier de Saint-Malo, M. et Mme D ont saisi le tribunal administratif de Rennes de conclusions tendant à la condamnation de cet établissement à leur verser respectivement une somme de 15 000 euros et de 676 431,71 euros en réparation de leurs préjudices respectifs. Par un jugement n° 1402319 du 1er décembre 2016, le tribunal administratif de Rennes a rejeté ces conclusions au motif qu'elles étaient tardives et a fait partiellement droit à la demande présentée par la CPAM d'Ille-et-Vilaine tendant au remboursement des dépenses exposées au profit de Mme D en condamnant le centre hospitalier de Saint-Malo à lui verser, en premier lieu, la somme de 30 323,03 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 8 juillet 2014 et de la capitalisation des intérêts, en second lieu, la somme de 1 047 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue au neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale. Par un arrêt n° 17NT00475 du 7 décembre 2018, la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté l'appel formé par les époux D.
2. Dans le cadre de la présente instance, M. et Mme D sollicitent la condamnation de l'assureur du centre hospitalier de Saint-Malo, au titre de l'action directe prévue par l'article L. 124-3 du code des assurances. La CPAM d'Ille-et-Vilaine ne demande que la condamnation de cet assureur au versement d'une indemnité complémentaire à celle déjà obtenue dans l'hypothèse où un taux de perte de chance supérieur à 15 % serait retenu par le tribunal.
Sur la compétence territoriale :
3. Aux termes de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsque () un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'Etat, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente (). " Selon le deuxième alinéa de l'article R. 351-6 du même code : " Lorsque le président () du tribunal administratif, auquel un dossier a été transmis en application du premier alinéa () de l'article R. 351-3, estime que cette juridiction n'est pas compétente, il transmet le dossier, dans le délai de trois mois suivant la réception de celui-ci, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente. " L'article R. 351-9 de ce code dispose : " Lorsqu'une juridiction à laquelle une affaire a été transmise en application du premier alinéa de l'article R. 351-3 n'a pas eu recours aux dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 351-6 (), sa compétence ne peut plus être remise en cause ni par elle-même, ni par les parties, ni d'office par le juge d'appel ou de cassation, sauf à soulever l'incompétence de la juridiction administrative. "
4. Par une ordonnance du 25 août 2021, le magistrat délégué par le président de tribunal administratif de Lyon a transmis le dossier de la requête des époux D au tribunal administratif de Rennes en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative. Le président de ce tribunal, qui n'a pas estimé que cette juridiction n'était pas territorialement compétente, n'a pas eu recours aux dispositions précitées du deuxième alinéa de l'article R. 351-6 du code de justice administrative. Par suite, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 351-9 du même code, la compétence territoriale du tribunal administratif de Rennes pour statuer sur la requête des époux D, qui relève de la compétence de la juridiction administrative, n'est plus susceptible d'être remise en cause.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le cadre juridique :
5. Aux termes de l'article L. 113-5 du code des assurances : " Lors de la réalisation du risque ou à l'échéance du contrat, l'assureur doit exécuter dans le délai convenu la prestation déterminée par le contrat et ne peut être tenu au-delà. " Selon l'article L. 124-1 du même code : " Dans les assurances de responsabilité, l'assureur n'est tenu que si, à la suite du fait dommageable prévu au contrat, une réclamation amiable ou judiciaire est faite à l'assuré par le tiers lésé. " L'article L. 124-3 de ce même code dispose : " Le tiers lésé dispose d'un droit d'action directe à l'encontre de l'assureur garantissant la responsabilité civile de la personne responsable. L'assureur ne peut payer à un autre que le tiers lésé tout ou partie de la somme due par lui, tant que ce tiers n'a pas été désintéressé, jusqu'à concurrence de ladite somme, des conséquences pécuniaires du fait dommageable ayant entraîné la responsabilité de l'assuré. "
6. En premier lieu, si l'action directe ouverte par l'article L. 124-3 du code des assurances à la victime d'un dommage, ou à l'assureur de celle-ci, subrogé dans ses droits, contre l'assureur de l'auteur responsable du sinistre, tend à la réparation du préjudice subi par la victime, elle se distingue de l'action en responsabilité contre l'auteur du dommage en ce qu'elle poursuit l'exécution de l'obligation de réparer qui pèse sur l'assureur en vertu du contrat d'assurance.
7. En deuxième lieu, un assureur de responsabilité ne peut être tenu d'indemniser le préjudice causé à un tiers par la faute de son assuré que dans la mesure où ce tiers peut se prévaloir contre l'assuré d'une créance née de la responsabilité de celui-ci. Par suite, et ainsi que cela résulte des termes mêmes des dispositions précitées l'article L. 124-3 du code des assurances, l'action directe contre l'assureur n'est ouverte qu'autant que l'assuré puisse être déclaré responsable du dommage à l'égard de la victime qui choisit d'engager cette action directe.
8. En dernier lieu, la décision judiciaire condamnant l'assuré à raison de sa responsabilité constitue pour l'assureur de cette responsabilité, dans ses rapports avec la victime, la réalisation du risque couvert, tant dans son principe que dans son étendue. Il en résulte que l'assureur à qui cette décision est opposable peut aussi s'en prévaloir contre la victime lorsque celle-ci exerce contre lui l'action directe sur le fondement de l'article L. 124-3 du code des assurances. Il en va de même, concernant les rapports entre l'assureur et la caisse de sécurité sociale, subrogée dans les droits de la victime dans les conditions prévues par l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, de la décision judiciaire condamnant l'assuré à raison de cette même responsabilité à rembourser à cet organisme les dépenses exposées au profit de cette victime. L'assureur peut également se prévaloir de la décision judiciaire ayant définitivement rejeté la requête de la victime tendant à l'engagement de la responsabilité de l'assuré, y compris dans l'hypothèse où ce rejet est opposé au motif que cette requête est tardive.
En ce qui concerne les conclusions de M. et Mme D :
9. L'action directe que les époux D exercent, par leur requête, à l'encontre de l'assureur du centre hospitalier de Saint-Malo tend à garantir le versement d'une indemnité globale en réparation des mêmes préjudices que ceux pour lesquels ils ont recherché à être indemnisés par la formation de leur précédent recours dirigé contre ce centre hospitalier. Ainsi qu'il a été dit au point 1 du présent jugement, ce recours indemnitaire a été définitivement rejeté au motif qu'il était tardif et, par suite, irrecevable, par le jugement du tribunal du 1er décembre 2016, confirmé par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes du 7 décembre 2018. Ainsi, à défaut pour les époux D de pouvoir exercer une nouvelle action indemnitaire à l'encontre du centre hospitalier assuré afin d'obtenir la réparation des mêmes préjudices, cet établissement ne peut plus être déclaré responsable du dommage qui leur a été causé de sorte que les requérants ne peuvent se prévaloir, contre ce même établissement, d'une créance née de sa responsabilité correspondant à l'indemnité destinée à réparer tout ou partie de ces préjudices. Les époux D ne sont dès lors pas fondés à solliciter la condamnation de l'assureur du centre hospitalier de Saint-Malo à garantir le dommage causé par cet établissement.
En ce qui concerne les conclusions de la CPAM d'Ille-et-Vilaine :
10. Ainsi que cela ressort de ses propres écritures, la CPAM d'Ille-et-Vilaine a été intégralement indemnisée en exécution de la condamnation devenue définitive prononcée à l'encontre du centre hospitalier de Saint-Malo par le jugement du tribunal du 1er décembre 2016, confirmé par l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes du 7 décembre 2018. Les conclusions de la CPAM d'Ille-et-Vilaine dirigées contre l'assureur de ce centre hospitalier, à l'appui desquelles elle se borne à émettre l'hypothèse d'une nouvelle évaluation du taux de perte de chance par le tribunal, tendent au bénéfice d'un complément d'indemnité destiné à couvrir les mêmes dépenses que celles pour lesquelles elle a obtenu la condamnation du centre hospitalier de Saint-Malo par ce même jugement. Par suite, l'assureur de cet établissement, à qui ce jugement est opposable, peut s'en prévaloir à l'encontre de la CPAM d'Ille-et-Vilaine dans le cadre de l'instance correspondant à l'action directe contre l'assureur introduite par les époux D sur le fondement de l'article L. 124-3 du code des assurances. En conséquence, les conclusions présentées par cette caisse de sécurité sociale ne peuvent qu'être rejetées, y compris en ce qu'elles concernent l'indemnité forfaitaire de gestion.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. et Mme D et par la CPAM d'Ille-et-Vilaine tendant à la condamnation de Relyens Mutual Insurance doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige non compris dans les dépens :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que Relyens Mutual Insurance, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présence instance, verse aux époux D une somme au titre des frais non compris dans les dépens qu'ils ont exposés.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. et Mme D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie d'Ille-et-Vilaine sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse D et M. B D, à la caisse primaire d'assurance maladie d'Ille-et-Vilaine et à Relyens Mutual Insurance.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Labouysse, président,
M. Bouju, premier conseiller,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2024.
Le rapporteur,
signé
D. Bouju
Le président,
signé
D. Labouysse
La greffière,
signé
C. Salladain
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026