mardi 24 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2105719 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | MSS 6ème chambre GONNARD-TOURRE |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS PAUL-AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés respectivement les 9 et 30 novembre 2021, 13 avril 2022 et un mémoire non communiqué, enregistré le 13 septembre 2023,
M. et Mme C A, représentés par le cabinet Paul-Avocats, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 23 octobre 2021 par laquelle le préfet des Côtes-d'Armor a refusé de leur communiquer la copie des dossiers Installations classées protection de l'environnement (ICPE) de l'EARL Le Maux ;
2°) d'enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor de leur communiquer ces documents ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- ils ont intérêt à obtenir communication de l'intégralité des dossiers ICPE de
l'EARL de Maux ;
- ces documents sont communicables ;
- s'ils ont enfin obtenu communication du dossier demandé le 2 juin 2021, il n'en demeure pas moins qu'ils ont dû introduire une procédure CADA et saisir le tribunal.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er avril 2022, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que la demande des requérants est devenue sans objet dès lors que tous les documents leur ont été communiqués le 14 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 2 juin 2021, M. A a demandé au préfet des Côtes-d'Armor de lui communiquer la copie des entiers dossiers ICPE, dossiers de demande de titre d'exploitation -
en particulier les dossiers de demande de 2003, 2005, 2007 et 2018, les arrêtés préfectoraux relatifs à ces dossiers, les prescriptions, les plaintes éventuelles, les contrôles de l'inspection des installations classées, les documents de suivi, les mises en demeures éventuelles, etc concernant les exploitations d'un élevage de porcs des EARL Le Maux Philippe puis EARL/SCEA Le Maux Patrick puis ses éventuels successeurs sur les sites de Réguly à Hémonstoir et de Kerleau à Saint-Connec. En l'absence de réponse, M. A a saisi le 23 août 2021 la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) qui, le 4 novembre 2021, a rendu un avis favorable, sous certaines réserves, à la communication de ces documents.
Sur le non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et d'astreinte :
2. Il ressort des pièces du dossier que, par courrier électronique du 14 janvier 2022, le préfet des Côtes-d'Armor a transmis à M. et Mme A les documents sollicités. Il en résulte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite du 23 octobre 2021 par laquelle le préfet des Côtes-d'Armor avait refusé de leur communiquer la copie des dossiers ICPE de l'EARL Le Maux ni sur les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de communiquer ces documents.
Sur les frais liés au litige :
3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme demandée par M. et Mme A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande de M. et Mme A tendant à obtenir la communication des informations des dossiers installations classées protection de l'environnement (ICPE) de l'EARL Le Maux.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C A et au préfet des Côtes-d'Armor.
Copie en sera adressée à la Commission d'accès aux documents administratifs.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.
La magistrate désignée,
Signé
L. BLe greffier,
Signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026