vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2106509 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LE FAOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 20 décembre 2021, le 14 février 2022 et le 15 octobre 2023, Mme A B, représentée par Me Le Faou, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme globale de 16 500 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis à raison des fautes commises par la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bretagne ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bretagne a commis des fautes, d'une part, en lui notifiant qu'elle n'avait pas validé le titre professionnel pour un motif discriminatoire et, d'autre part, en édictant le 1er juillet 2021 une décision de retrait de la décision illégale en tant qu'elle prévoit dans son article 2 que " Madame A B est considérée comme n'ayant pas passé cette session d'examen " ;
- elle a subi à raison de ces fautes des préjudices qu'elle chiffre à 16 500 euros correspondant à des dommages-intérêts sollicités en application de l'article L. 1132-1 du code du travail et de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008, un préjudice moral, la perte de chance de travailler plutôt que de s'investir dans une formation ne pouvant pas lui permettre d'acquérir un titre professionnel en raison de son handicap, et un préjudice matériel.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2023, la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bretagne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- elle n'a commis aucune faute pouvant donner lieu à une réparation des préjudices matériel et de perte de chance dès lors que c'est l'organisme Cap emploi 29 qui l'a orienté vers cette formation et non pas elle ;
- puisque la décision de refus de de délivrance du titre professionnel fondé sur un motif discriminant a été retirée, la requérante ne subit plus de préjudice moral, ce dernier n'étant en tout état de cause pas étayé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de l'éducation ;
- la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations ;
- l'arrêté du 22 décembre 2015 relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi ;
- l'arrêté du 21 juillet 2016 portant règlement général des sessions d'examen pour l'obtention du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Villebesseix,
- et les conclusions de M. Vennéguès, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a suivi une formation de peintre en bâtiment du 14 septembre 2020 au 23 mars 2021. Elle s'est présentée à la session d'examen organisée du 17 au 22 mars 2021 par l'agence nationale de formation professionnelle des adultes (AFPA) de Bretagne, centre de formation agréé de Morlaix, en vue d'obtenir le titre professionnel de peintre en bâtiment. Informée du procès-verbal individuel dressé par le jury d'examen décidant qu'elle avait échoué à l'examen, elle a formé un recours gracieux devant l'AFPA le 29 mars 2021. Par une décision du 31 mars 2021, la responsable de l'unité départementale de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Bretagne l'a informée de son échec à l'examen. Mme B a formé un recours gracieux contre cette décision le 23 avril 2021. Par une décision du 1er juillet 2021, la directrice de la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Bretagne a retiré la décision de refus à la session d'examen du titre professionnel " peintre en bâtiment " ainsi que la décision du jury afférente au motif que " la mention inscrite par le jury sur le procès-verbal individuel est discriminatoire " et a précisé à l'article 2 que " Mme A B est considérée comme n'ayant pas passée cette session d'examen. ". L'intéressée était invitée dans le courrier joint à cette décision à se présenter à une nouvelle session d'examen. Par un courrier du 10 août 2021, Mme B a formé une réclamation préalable en vue d'obtenir réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis à raison des fautes commises par l'administration. Par une décision du 28 octobre 2021, la directrice régionale de la DREETS de Bretagne a rejeté sa demande au motif
qu'elle n'était pas compétente pour l'instruire. Mme B demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser une somme globale de 16 500 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis à raison des fautes commises par la DREETS de Bretagne.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de la responsabilité :
2. Aux termes de l'article R. 338-1 du code de l'éducation : " La certification professionnelle délivrée, au nom de l'Etat, par le ministre chargé de l'emploi est appelée "titre professionnel". Ce titre atteste que son titulaire maîtrise les compétences et les aptitudes et connaissances associées permettant l'exercice d'activités professionnelles qualifiées. ". Aux termes de l'article R. 338-7 de ce code : " Le titre professionnel, les certificats de compétences professionnelles qui le composent et les certificats complémentaires qui s'y rapportent sont délivrés par le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. ".
3. L'article 8 de l'arrêté du 22 décembre 2015 relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi dispose : " () Pour prendre sa décision, le jury dispose : 1. Des résultats de la mise en situation professionnelle complétés, éventuellement, du questionnaire professionnel ou de l'entretien technique ou du questionnement à partir de production s). / 2. Du Dossier Professionnel (DP) dans lequel le candidat a consigné les preuves de sa pratique professionnelle. / 3. Des résultats des évaluations réalisées en cours de formation lorsque le candidat évalué est issu d'un parcours de formation. / 4. De l'entretien final. /L'ensemble de ces éléments fonde la décision du jury pour la délivrance du titre. ". Son article 10 prévoit que : " En cas d'invalidation du procès-verbal de session par le représentant territorial compétent du ministère chargé de l'emploi, la session est annulée. ".
4. L'Arrêté du 21 juillet 2016 portant règlement général des sessions d'examen pour l'obtention du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi prévoit en annexe que : " 1. Programmation des sessions d'examen /1.1 Programmation prévisionnelle. / Le centre agréé communique à l'unité départementale de la Direccte compétente, sous la forme requise par celle-ci, la programmation prévisionnelle des sessions d'examen. () 4.2. Etablissement du procès-verbal. / A l'issue de la session d'examen, le jury établit le procès-verbal signé par l'ensemble de ses membres sur lequel figure pour chaque candidat la décision du jury. Le contreseing du responsable de session atteste du bon déroulement matériel des épreuves. / 4.3. Information de l'autorité administrative et notification des résultats. / Le responsable de session adresse l'original du procès-verbal au responsable de l'unité départementale. / Sur le fondement de ce procès-verbal et après vérification de la conformité des conditions de déroulement de la session d'examen aux dispositions les régissant, le responsable de l'unité départementale établit et signe au nom du ministre chargé de l'emploi les titres professionnels, les certificats complémentaires de spécialisation ainsi que les livrets de certification relatifs aux certificats de compétences professionnelles et les communique aux candidats concernés. / Il notifie également leurs résultats aux candidats n'ayant validé ni le titre professionnel ou le certificat complémentaire de spécialisation, ni un certificat de compétences professionnelles. () 6. Réclamations et voies de recours. Les irrégularités affectant les conditions d'organisation ou de déroulement des sessions d'examen, constatées par un candidat ou un membre du jury sont signalées immédiatement au responsable de l'unité départementale sous l'autorité duquel la session est organisée. Celui-ci peut prononcer l'annulation de la session d'examen par décision motivée. () ". Lorsque l'irrégularité n'affecte qu'une seule épreuve d'un candidat à un examen, il appartient en principe à l'autorité responsable d'organiser à nouveau cette seule épreuve spécialement pour ce candidat.
5. De manière générale, il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
6. Il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation portée par le jury sur les mérites d'un candidat.
7. D'une part, en l'espèce, il résulte de l'instruction que le procès-verbal individuel relatif à la session d'examen pour l'obtention du titre professionnel de peintre en bâtiment de Mme B comporte la mention " profession inadaptée par rapport à son handicap " et indique qu'elle a échoué à l'examen. Il est constant que cette mention est empreinte de discrimination ce qui a d'ailleurs conduit la directrice de la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités a retiré sa décision de refus de délivrance du titre professionnel ainsi que la décision du jury afférente par une décision du 1er juillet 2021. En prenant une décision de refus de titre professionnel alors qu'eu égard à la mention contenue dans le procès-verbal révélant une discrimination, elle aurait dû invalider la session d'examen concernant Mme B, la directrice de la DREETS de Bretagne a commis une illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
8. D'autre part, Mme B soutient que la directrice de la DREETS de Bretagne a également commis une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat en se contentant de retirer la décision illégale sans en tirer de conséquence, notamment en justifiant par des motifs objectifs le refus de délivrance du titre professionnel. Elle lui reproche d'avoir seulement indiqué dans l'article 2 de la décision du 1er juillet 2021 qu'elle était " considérée comme n'ayant pas passé cette session d'examen ". Il résulte des textes précités au point 4 qu'il revenait à l'agence nationale de formation professionnelle des adultes, autorité responsable, d'organiser à nouveau l'épreuve spécialement pour Mme B. Par suite, dès lors qu'il appartient à l'organisme agréé d'organiser les sessions d'examen, l'absence de convocation à une nouvelle épreuve n'est pas imputable à l'Etat et la directrice de la DREETS de Bretagne n'a pas commis de faute en se contentant de retirer la décision illégale.
En ce qui concerne les préjudices indemnisables :
9. La responsabilité d'une personne publique n'est susceptible d'être engagée que s'il existe un lien de causalité suffisamment direct et certain entre les fautes commises par cette personne et le préjudice subi par la victime.
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme B a subi un préjudice moral résultant directement du refus de délivrance du titre professionnel pour un motif entaché de discrimination. La DREETS de Bretagne ne peut tenter de s'exonérer de sa responsabilité en
faisant valoir que, dès lors que la décision empreinte de discrimination a été retirée, elle ne peut plus causer de préjudice moral à Mme B. En l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par Mme B en lui allouant une somme de 3 000 euros.
11. En deuxième lieu, Mme B sollicite également la réparation d'un préjudice tiré de ce que si elle avait été informée que son état ne lui permettait pas d'obtenir le titre professionnel, elle n'aurait pas suivi cette formation et aurait donc pu travailler pendant cette période. Elle se prévaut de ce que la formation a été financée par Pôle emploi et décomptée de ses droits au retour à l'emploi. Toutefois, la perte de chance de travailler plutôt que de s'investir dans cette formation, laquelle n'a pas été inutile à l'intéressée, ne résulte pas directement du refus illégal de délivrance du titre professionnel de peintre en bâtiment et aucune indemnisation au titre de ce préjudice, qui n'est au demeurant pas établi, ne peut lui être allouée.
12. En troisième lieu, la requérante soutient avoir subi un préjudice matériel résultant des frais de route et de garde de son enfant qu'elle a été contrainte d'engager durant la formation. Cependant, ces charges financières ne résultent pas directement de la faute commise par l'administration. Par suite, aucune indemnisation ne peut lui être allouée à ce titre.
13. En dernier lieu, Mme B sollicite des dommages-intérêts dès lors qu'elle a été victime d'une discrimination prohibée par l'article L. 1132-1 du code du travail et par la loi du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations.
14. Cependant, en application de l'article L. 1131-1 du code du travail, les articles L. 1132-1 et suivants du même code, relatifs au principe de discrimination, s'appliquent seulement " aux employeurs de droit privé ainsi qu'à leurs salariés " et " au personnel des personnes publiques employés dans les conditions de droit privé ". En tout état de cause, ces dispositions comme celles de la loi du 27 mai 2008, si elles interdisent les discriminations, ne créent pas un droit automatique à des dommages-intérêts sans qu'il soit besoin d'établir l'existence de préjudices en résultant. Or, la requérante n'invoque aucun autre chef de préjudice que ceux évoqués aux points précédents. Ainsi, à défaut de préciser quel est le préjudice dont elle demande la réparation, Mme B n'est pas fondée à demander l'allocation d'une somme de 5 000 euros.
15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B est seulement fondée à obtenir le paiement de la somme de 3 000 euros.
Sur les frais liés au litige :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'Etat est condamné à verser à Mme B une somme de 3 000 euros.
Article 2 : L'Etat versera à Mme B la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la directrice de la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bretagne et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Bozzi, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2024.
La rapporteure,
signé
J. Villebesseix
Le président,
signé
C. Radureau
Le greffier,
signé
N. Josserand
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026