lundi 13 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2200895 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS KERMARREC GICQUELAY |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 18 février 2022 sous le n° 2200895, le président du conseil départemental des Côtes-d'Armor défère au tribunal, en tant que prévenu d'une contravention de grande voirie, M. E F, et demande au tribunal :
1°) au titre de l'action publique, de le condamner au paiement d'une amende de 1 000 euros au titre de la dégradation d'un ponton dont il s'est rendu responsable dans le port d'Erquy ;
2°) au titre de l'action domaniale, de lui enjoindre de régler le montant du devis pour la réparation de ce ponton.
Il soutient que :
- le 11 décembre 2021, la dégradation du ponton dédié à la société nationale de secours en mer (SNSM) a été constatée ; M. F a reconnu être à l'origine de cette dégradation ;
- ces faits constituent une infraction au sens des articles L. 5335-2, R. 5337-2 du code des transports et des articles 3-1-1 et 9 du règlement de police du port ;
- un procès-verbal de contravention de grande voirie a été dressé à l'encontre de M. F le 20 janvier 2022.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 mars, 23 mai, 8 juin et 9 septembre 2022, M. F, représenté par Me Gicquelay, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à la relaxe des poursuites engagées à son encontre et, à titre subsidiaire, à ce que le tribunal limite à 1 290,10 euros HT la somme susceptible d'être mise à sa charge au titre des frais de remise en état du ponton et, en tout état de cause, à la mise à la charge du département des Côtes-d'Armor d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des entiers dépens.
Il fait valoir que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire du procès-verbal de contravention, ni de la compétence de l'auteur de la notification de ce procès-verbal ;
- ce procès-verbal n'a pas fait l'objet d'une procédure contradictoire préalable ;
- le procès-verbal de contravention de grande voirie lui a été notifié au-delà du délai de dix jours fixé par l'article L. 774-2 du code de justice administrative ; cela l'a privé d'une garantie ;
- il n'a pas été informé de la nature et de l'ampleur des dommages occasionnés au domaine public maritime, ni du montant des frais de remise en état ;
- aucune infraction ne peut lui être reprochée ; aucun ordre ne lui ayant été donné, il ne peut lui être reproché d'avoir désobéi ; les règles du code des transports n'ont pas été méconnues ; le seul règlement de police portuaire opposable est celui du 8 novembre 2000 publié sur le site du département, qui n'évoque aucune interdiction d'accostage au quai n° 4 ; le panneau affiché sur le quai mentionne seulement une interdiction d'amarrage à couple ;
- à titre subsidiaire, il invoque une cause exonératoire ; il disposait d'une autorisation du personnel du port d'Erquy pour s'amarrer à ce ponton pour effectuer une réparation d'urgence ; l'interdiction de s'amarrer à ce quai n'est pas affichée ; le département a commis une faute, aucune consigne d'amarrage ne lui a été donnée ; la nécessité d'une réparation constitue un événement de force majeure à l'origine de la dégradation du ponton.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 3 mars, 27 avril, 23 mai, 8 juin et 9 septembre 2022 sous le n° 2201102, M. F, représenté par Me Gicquelay, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le procès-verbal de contravention de grande voirie établi à son encontre le 20 janvier 2022 ;
2°) à titre subsidiaire, de limiter à 1 290,10 euros HT la somme susceptible d'être mise à sa charge au titre des frais de remise en état du ponton du port d'Erquy ou de surseoir à statuer dans l'attente d'une expertise sur ces frais ;
3°) de mettre à la charge du département des Côtes-d'Armor les entiers dépens ;
4°) de mettre à la charge du département des Côtes-d'Armor une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire du procès-verbal de contravention, ni de la compétence de l'auteur de la notification de ce procès-verbal ;
- ce procès-verbal n'a pas fait l'objet d'une procédure contradictoire préalable ;
- le procès-verbal de contravention de grande voirie lui a été notifié au-delà du délai de dix jours fixé par l'article L. 774-2 du code de justice administrative ;
- il n'a pas été informé de la nature et de l'ampleur des dommages occasionnés au domaine public maritime, ni du montant des frais de remise en état ;
- aucune infraction ne peut lui être reprochée ; les règles du code des transports n'ont pas été méconnues, puisqu'il n'a désobéi à aucun ordre donné par les officiers ; les dispositions de l'article L. 5141-2-1 du code des transports ne trouvent pas à s'appliquer ; le seul règlement de police portuaire opposable est celui du 8 novembre 2000 publié sur le site du département, qui n'évoque aucune interdiction d'accostage au quai n° 4 ; le panneau affiché sur le quai mentionne seulement une interdiction d'amarrage à couple ;
- à titre subsidiaire, il invoque une cause exonératoire ; il disposait d'une autorisation du personnel du port d'Erquy pour s'amarrer à ce ponton pour effectuer une réparation d'urgence ; l'interdiction de s'amarrer à ce quai n'est pas affichée ; le département a commis une faute, aucune consigne d'amarrage ne lui a été donnée par les agents du port ; la nécessité d'une réparation constitue un événement de force majeure à l'origine de la dégradation du ponton ;
- l'inaction du département à la suite de la dégradation est de nature à aggraver le préjudice, le département étant responsable de cette aggravation
Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 avril et 30 mai 2022, le département des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête et demande au tribunal :
1°) au titre de l'action publique, de condamner M. F au paiement d'une amende de 1 000 euros, au titre de la dégradation d'un ponton dont il s'est rendu responsable au port d'Erquy ;
2°) au titre de l'action domaniale, de lui enjoindre de régler le montant du devis pour la réparation de ce ponton.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées par M. F tendant à l'annulation du procès-verbal de contravention de grande voirie, qui constitue un acte préparatoire non susceptible de recours.
Une réponse de M. F au moyen d'ordre public a été enregistrée le 17 janvier 2023.
Vu :
- le procès-verbal de contravention de grande voirie établi le 20 janvier 2022 ;
- la notification du procès-verbal de contravention de grande voirie datée du 18 février 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code des transports ;
- le code pénal ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 janvier 2023 :
le rapport de Mme G,
- et les conclusions de M. Desbourdes, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par une requête enregistrée sous le n° 2200895, le président du conseil départemental des Côtes d'Armor défère au tribunal, comme prévenu d'une contravention de grande voirie, M. F, responsable d'une dégradation d'un ponton au port d'Erquy survenue le 11 décembre 2021. Par une requête enregistrée sous le n° 2201102, M. F demande au tribunal d'annuler cette contravention de grande voirie. Ces deux requêtes concernent la même décision. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par une même décision.
Sur la recevabilité :
2. Aux termes de l'article L. 774-2 du code de justice administrative : " Dans les dix jours qui suivent la rédaction d'un procès-verbal de contravention, le préfet fait faire au contrevenant notification de la copie du procès-verbal. / Pour le domaine public défini à l'article L. 4314-1 du code des transports, l'autorité désignée à l'article L. 4313-3 du même code est substituée au représentant de l'Etat dans le département. Pour le domaine public défini à l'article L. 4322-2 dudit code, l'autorité désignée à l'article L. 4322-13 du même code est compétente concurremment avec le représentant de l'Etat dans le département. Pour les contraventions de grande voirie mentionnées au chapitre VII du titre III du livre III de la cinquième partie dudit code, les autorités mentionnées aux articles L. 5337-3-1 et L. 5337-3-2 du même code sont compétentes concurremment avec le représentant de l'Etat dans le département. Pour le domaine public défini à l'article L. 322-9 du code de l'environnement, l'autorité désignée à l'article L. 322-10-4 du même code est substituée au représentant de l'Etat dans le département. / La notification est faite dans la forme administrative, mais elle peut également être effectuée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. / La notification indique à la personne poursuivie qu'elle est tenue, si elle veut fournir des défenses écrites, de les déposer dans le délai de quinzaine à partir de la notification qui lui est faite. / Il est dressé acte de la notification ; cet acte doit être adressé au tribunal administratif et y être enregistré comme les requêtes introductives d'instance. ".
3. Il résulte des dispositions de l'article L. 774-2 du code de justice administrative que seule l'autorité de poursuite, en l'espèce le président du conseil départemental des Côtes-d'Armor, est compétente pour déférer au tribunal administratif une contravention de grande voirie. Le procès-verbal de contravention de grande voirie dressé à l'encontre de
M. F le 20 janvier 2022, dont l'annulation est demandée, ne constitue qu'un acte préparatoire de la procédure de contravention de grande voirie, non susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions de la requête n°2201102 tendant à l'annulation de cet acte sont irrecevables et doivent, dès lors, être rejetées.
Sur l'action publique :
4. Aux termes de l'article L. 5331-13 du code des transports : " Dans les ports où il est investi du pouvoir de police portuaire, l'exécutif de la collectivité territoriale ou du groupement compétent peut désigner, en qualité de surveillants de port, des agents qui appartiennent à ses services. / Les surveillants de port exercent les pouvoirs attribués aux officiers de port et aux officiers de port adjoints par les dispositions du présent titre et les règlements pris pour leur application. ". Aux termes de l'article L. 5331-15 du même code : " Les surveillants de port et les auxiliaires de surveillance sont agréés par le procureur de la République de leur résidence administrative. Ils prêtent serment devant le tribunal judiciaire. () ".
5. Par arrêté du 29 janvier 2019, le président du conseil départemental des Côtes-d'Armor a commissionné, en application de l'article L. 5331-13 du code des transports, M. B pour rechercher, constater et verbaliser les infractions au code des transports et au code de la route sur le territoire des ports départementaux des Côtes-d'Armor. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur du procès-verbal de contravention de grande voirie doit être écarté.
6. Par arrêté du 19 octobre 2021, le président du conseil départemental des Côtes-d'Armor a donné à Mme Baudet, conseillère juridique, délégation à l'effet de signer tous les actes relevant du domaine juridique et du contentieux, en cas d'absence ou d'empêchement simultanés de M. A C et de Mme H D. Il n'est pas établi que M. C et Mme D n'auraient pas été simultanément absents ou empêchés. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la notification du procès-verbal de contravention de grande voirie doit être écarté.
7. Les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui soumettent certaines décisions administratives individuelles au respect d'une procédure contradictoire préalable, ne sont applicables ni à la saisine du juge administratif, ni aux décisions qu'il rend. Par suite, le moyen tiré de l'absence de procédure contradictoire préalable ne peut qu'être écarté comme inopérant.
8. M. F fait valoir que le procès-verbal dressé le 28 octobre 2021 ne lui a pas été communiqué dans le délai de dix jours imparti par les dispositions précitées de l'article L. 774-2 du code de justice administrative. Toutefois, l'observation de ce délai n'est pas prescrite à peine de nullité dès lors qu'il n'est pas porté atteinte aux droits de la défense. En l'espèce, M. F a pu faire valoir ses observations en disposant d'un délai de plus de 15 jours pour produire ses observations en défense. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la procédure suivie serait entachée d'irrégularité.
9. Aux termes de l'article L. 5337-1 du code des transports : " Sans préjudice des sanctions pénales encourues, tout manquement aux dispositions du chapitre V du présent titre, à celles du présent chapitre et aux dispositions réglementant l'utilisation du domaine public, notamment celles relatives aux occupations sans titre, constitue une contravention de grande voirie réprimée dans les conditions prévues par les dispositions du présent chapitre. ". Aux termes de l'article L. 5335-2 du même code : " Il est interdit de porter atteinte au bon état et à la propreté du port et de ses installations, notamment de jeter dans les eaux du port tous déchets, objets, terre, matériaux ou autres ".
10. Aux termes de l'article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques : " Sous réserve des textes spéciaux édictant des amendes d'un montant plus élevé, l'amende prononcée pour les contraventions de grande voirie ne peut excéder le montant prévu par le 5° de l'article 131-13 du code pénal. / Dans tous les textes qui prévoient des peines d'amendes d'un montant inférieur ou ne fixent pas le montant de ces peines, le montant maximum des amendes encourues est celui prévu par le 5° de l'article 131-13. / Dans tous les textes qui ne prévoient pas d'amende, il est institué une peine d'amende dont le montant maximum est celui prévu par le 5° de l'article 131-13. ". Selon le 5° de l'article L. 131-13 du code pénal, le montant de l'amende est de " 1 500 euros au plus pour les contraventions de la 5ème classe, montant qui peut être porté à 3 000 euros en cas de récidive lorsque le règlement le prévoit, hors les cas où la loi prévoit que la récidive de la contravention constitue un délit. ".
11. Il résulte de l'instruction qu'à la suite d'une avarie, M. F, patron-pêcheur, a amarré son embarcation au ponton dédié à la société nationale de sauvetage en mer le 11 décembre 2021, et a occasionné une dégradation de ce ponton. Il ne résulte pas de l'instruction que cette dégradation résulterait d'un cas de force majeur, M. F reconnaissant que son bateau avait déjà connu plusieurs pannes ayant rendu nécessaire une réparation. Il n'est pas davantage établi que ce dommage soit en lien avec une quelconque carence du gestionnaire du port, dont il n'est pas établi qu'il avait connaissance du stationnement de M. F à cet emplacement. Dès lors, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de M. F au paiement d'une amende de 1 000 euros.
Sur l'action domaniale :
12. Il y a lieu d'enjoindre à M. F de prendre en charge les frais de remise en état du ponton, sur la base des justificatifs qui seront produits par le département.
Sur les frais liés au litige :
13. M. F étant la partie perdante, ses conclusions tendant à la mise à la charge du département des Côtes d'Armor des dépens, dont il ne justifie d'ailleurs pas, ne peuvent qu'être rejetées.
14. Par ailleurs, en vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. F doivent, dès lors, être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête n° 2201102 est rejetée.
Article 2 : M. F est condamné à payer une amende de 1 000 euros.
Article 3 : M. F devra rembourser, sur justificatifs, les frais exposés par le département des Côtes-d'Armor pour la remise en état du ponton.
Article 4 : Les conclusions de M. F tendant à l'application de l'article R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Les conclusions de M. F tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera adressé au département des Côtes-d'Armor pour notification à M. E F dans les conditions prévues à l'article L. 774-6 du code de justice administrative.
Copie du présent jugement sera adressée, pour recouvrement de l'amende, au directeur régional des finances publiques de Bretagne.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gosselin, président,
Mme Pottier, première conseillère,
Mme Gourmelon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2023.
La rapporteure,
signé
V. GLe président,
signé
O. Gosselin
La greffière,
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet des Côtes d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2200895, 220110
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026