mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2201037 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS MARION LEROUX SIBILLOTTE ENGLISH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 février 2022, M. B A, représenté par Me Le Roux, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de La Motte à lui verser une somme de 18 391,76 euros correspondant à des loyers indûment perçus au titre de la location d'un terrain inclus dans le périmètre d'une parcelle cadastrée section ZC n° 45 sur lequel est implanté un pylône électrique ;
2°) de condamner la commune de La Motte à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice moral subi ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Motte la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2' Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que le 29 juillet 2002, la commune de La Motte a consenti un bail pour l'implantation d'un site radioélectrique sur un terrain de 156 mètres carrés inclus dans le périmètre d'une parcelle cadastrée section ZC n°45 lui appartenant, et que la société TDF, cessionnaire du contrat de bail à compter du 19 novembre 2004, versait un loyer annuel à la commune pour la location de ce terrain. Il ressort également des pièces du dossier que M. A a acquis la propriété de la parcelle ZC n°45 par acte authentique du 16 février 2011. Si cet acte notarié ne mentionne pas expressément l'existence du terrain où est implanté le site radioélectrique, l'échange de la parcelle cadastrée section ZC n° 45 au profit de M. A comprenait nécessairement le transfert de propriété du terrain en cause. Par sa requête introductive d'instance, M. A demande au tribunal de condamner la commune de La Motte à lui verser une somme de 18 391,76 euros correspondant à des loyers indûment perçus au titre d'un contrat de bail, en dépit qu'il soit devenu propriétaire du terrain donnant lieu au versement de loyers à compter de l'année 2011. Or, la juridiction administrative n'est pas compétente pour se prononcer sur des conclusions indemnitaires contre une personne publique fondées sur des loyers indûment perçus pour la location d'un terrain dont une personne privée était propriétaire. Ainsi, le litige qui oppose M. A à la commune de La Motte repose sur un contrat de bail de droit privé et relève donc de la compétence des juridictions judiciaires. Les conclusions de la requête ne peuvent donc qu'être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Rennes, le 12 juillet 2022.
Le président de la 5ème chambre,
signé
O. Gosselin
La République mande et ordonne au préfet des Côtes d'armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2201037
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026