mercredi 20 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2202274 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LES CONSEILS D'ENTREPRISES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2022, et un mémoire, enregistré le 9 février 2024, la SAS Sill Entreprises, représentée par la SELARL LCE Avocats, demande au tribunal de lui accorder le remboursement de la somme de 192 457 euros au titre du crédit d'impôt pour dépenses de recherches relatif à l'année 2015.
Elle soutient que :
- le rapport d'expertise à prendre en compte en ce qui concerne la société Primel Gastronomie est le premier, envoyé le 18 mars 2021, lequel confirme l'éligibilité au crédit d'impôt recherche des projets 1, 2.8, 2.9, 4 et 6, et non celui reçu le 12 juillet 2021 ;
- le sous-projet 2.5 mené par la société Primel Gastronomie adopte la méthodologie du développement expérimental tel que défini dans le BOI-BIC-RICI-10-10-10-20 dans sa rédaction en vigueur du 19 février 2012 au 2 novembre 2016 ; les formulations étudiées dans ce projet sont assimilables à des prototypes ;
- le projet 3 mené par la société Primel Gastronomie consiste en une activité de veille technologique telle que définie dans le BOI-BIC-RICI-10-10-20-50 dans la version en vigueur du 19 février 2012 au 2 novembre 2016 ; les dépenses de personnel retenues dans ce projet doivent être requalifiées en dépenses de veille technologique ;
- le projet 5 mené par la société Primel Gastronomie consiste en une étude sur des équipements pilotes de conditionnement nouveau dans le domaine des plats cuisinés qui relève d'une activité de développement expérimental ;
- les dotations aux amortissements enregistrées par la société Primel Gastronomie, et intégrées par elle aux bases du crédit d'impôt recherche au titre de l'année 2015, correspondent à des équipements pilotes et doivent être pris en compte en totalité pour le calcul du crédit d'impôt recherche comme le précise le BOI-BIC-RICI-10-10-20-10 ;
- les dépenses de participation de la société Primel Gastronomie au salon SIAL, qui correspondent à des dépenses de veille technologique, sont éligibles au crédit d'impôt recherche ;
- les dépenses de sous-traitance exposées dans le projet 1.1 mené par la SAS Sill sont indispensables à la levée de verrous scientifiques ;
- le projet 1.3 mené par la SAS Sill consiste en une étude de l'interaction entre les masses blanches laitières et les agents aromatisants sur deux matrices ; il a permis d'identifier deux principaux verrous technologiques et doit être qualifié d'activité de développement expérimental ;
- le projet 1.4 mené par la SAS Sill consiste en des productions à titre d'essai définies dans le BOI-BIC-RICI-10-10-10-20 qui sont des activités de développement expérimental ;
- les dépenses de sous-traitance et de personnel exposées par la SAS Sill dans le cadre du projet 2, mené en collaboration avec la société Sill Dairy International, doivent être prises en compte pour le calcul du crédit d'impôt recherche ;
- les dépenses de personnel exposées par la SAS Sill dans le cadre du projet 3 doivent être requalifiées en dépenses de veille technologique telle que définies dans le BOI-BIC-RICI-10-10-20-50 dans sa version en vigueur du 19 février 2012 au 2 novembre 2016 ;
- la méthodologie utilisée dans le projet 5 est assimilable à une démarche de développement expérimental ; ainsi, l'étude collaborative du projet 5 relève d'une activité de développement expérimental ;
- les dotations aux amortissements déclarées par la SAS Sill au titre du crédit d'impôt recherche relatif à l'année 2015 correspondent à des équipements pilotes et doivent être prises en compte en totalité pour le calcul du crédit d'impôt recherche comme le précise le BOI-BIC-RICI-10-10-20-10 dans sa version en vigueur du 19 février 2012 au 2 novembre 2016 ;
- la participation à des salons professionnels pour l'ensemble du personnel chargé de recherche correspond à des dépenses de veille technologiques exposées par la SAS Sill, conformément au BOI-BIC-RICI-10-10-20-50 ;
- le projet mené par la société Sill Dairy International est une activité de développement expérimental ; le salaire d'une chef de projet RetD, co-auteure du rapport d'analyse des essais d'avril 2015, doit être pris en compte pour le calcul du crédit d'impôt recherche.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2022, et un mémoire, enregistré le 15 février 2024, le directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par la SAS Sill Entreprises n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts ;
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jouno,
- et les conclusions de M. Fraboulet, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 16 mai 2019, la société par actions simplifiée (SAS) Sill Entreprises, société mère d'un groupe fiscalement intégré, a demandé le remboursement du crédit d'impôt pour dépenses de recherche relatif à l'année 2015, pour un montant de 285 183 euros. A l'appui de cette réclamation, elle se prévalait d'opérations de recherche scientifique menées par trois de ses filiales, les sociétés Primel Gastronomie, Sill et Sill Dairy International. Après que des opérations d'expertise eurent été menées par un expert mandaté par le ministère chargé de la recherche, l'administration fiscale a fait droit à la demande de remboursement à hauteur de 92 726 euros, par une décision en date du 1er mars 2022. Devant le tribunal, la SAS Sill Entreprises demande la restitution de la somme de 192 457 euros, correspondant au restant du crédit d'impôt originellement revendiqué par elle.
Sur l'application de la loi fiscale :
2. Aux termes du I de l'article 244 quater B du code général des impôts : " Les entreprises industrielles et commerciales () imposées d'après leur bénéfice réel () peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt au titre des dépenses de recherche qu'elles exposent au cours de l'année. () ". Aux termes de l'article 49 septies F de l'annexe III au code général des impôts dans sa version applicable au litige : " Pour l'application des dispositions de l'article 244 quater B du code général des impôts, sont considérées comme opérations de recherche scientifique ou technique : a. Les activités ayant un caractère de recherche fondamentale, qui pour apporter une contribution théorique ou expérimentale à la résolution des problèmes techniques, concourent à l'analyse des propriétés, des structures, des phénomènes physiques et naturels, en vue d'organiser, au moyen de schémas explicatifs ou de théories interprétatives, les faits dégagés de cette analyse ; b. Les activités ayant le caractère de recherche appliquée qui visent à discerner les applications possibles des résultats d'une recherche fondamentale ou à trouver des solutions nouvelles permettant à l'entreprise d'atteindre un objectif déterminé choisi à l'avance. Le résultat d'une recherche appliquée consiste en un modèle probatoire de produit, d'opération ou de méthode ; c. Les activités ayant le caractère d'opérations de développement expérimental effectuées, au moyen de prototypes ou d'installations pilotes, dans le but de réunir toutes les informations nécessaires pour fournir les éléments techniques des décisions, en vue de la production de nouveaux matériaux, dispositifs, produits, procédés, systèmes, services ou en vue de leur amélioration substantielle. Par amélioration substantielle, on entend les modifications qui ne découlent pas d'une simple utilisation de l'état des techniques existantes et qui présentent un caractère de nouveauté. ".
3. En premier lieu, la société Primel Gastronomie, filiale de la SAS Sill Entreprises, a développé plusieurs projets et sous-projets, qualifiés par elle d'opérations de recherche, lesquels avaient trait au développement de recettes destinées au marché export (projet 2.5), à une étude relative à la valorisation des algues pour les besoins de l'alimentation humaine (projet 3) et au développement de nouveaux types de conditionnement de plats cuisinés industriels (projet 5). La SAS Sill Entreprises revendique l'inclusion dans les bases du crédit d'impôt pour dépenses de recherche des dépenses de personnel afférentes à ces projets. Toutefois, il résulte de l'instruction, et notamment des énonciations du rapport définitif réalisé par l'expert mandaté par les services du ministère chargé de la recherche, daté du 8 novembre 2021, dont l'exactitude, au plan factuel, n'est remise en cause par aucune pièce produite par la SAS Sill Entreprises, qu'aucun des projets n'a apporté de contribution théorique ou expérimentale à la résolution des problèmes techniques, ni n'a concouru à l'analyse des propriétés, des structures ou des phénomènes physiques ou naturels, ni n'a visé à discerner les applications possibles des résultats d'une recherche fondamentale ou à trouver des solutions nouvelles permettant à la société Primel Gastronomie d'atteindre un objectif déterminé choisi à l'avance ni même n'a eu pour objet effectif de réunir toutes les informations nécessaires pour fournir les éléments techniques des décisions, en vue soit de la production de nouveaux biens ou services soit de leur amélioration substantielle. Il n'est, en particulier, pas établi que ces projets aient permis de lever des verrous scientifiques ou technologiques préalablement identifiés. Il résulte de l'instruction qu'il ne s'agissait que d'opération d'ingénierie ou de développement de produits. Par conséquent, c'est à bon droit que le service a estimé que les projets 2.5, 3 et 5 n'étaient pas éligibles au crédit d'impôt pour dépenses de recherche et que les dépenses de personnel y afférentes n'ouvraient pas droit à ce crédit d'impôt.
4. En deuxième lieu, la SAS Sill, filiale de la SAS Sill Entreprises, a notamment développé des projets portant sur " l'étude des caractéristiques physico-chimiques et technologiques de produits laitiers transformés " (projet 1), " l'utilisation des algues " dans l'alimentation humaine (projet 3), le " développement de jus de fruits avec des caractéristiques particulières " (projet 5) et le " développement expérimental d'une méthode de nettoyage en place des équipements de production fondée sur une mesure en continu de la charge en effluents des eaux de lavage " (projet 6). La SAS Sill Entreprises sollicite l'inclusion dans les bases du crédit d'impôt pour dépenses de recherche, premièrement, des dépenses de sous-traitance exposées dans le cadre du sous-projet 1.1 relatif au développement de desserts lactés infantiles, deuxièmement, des dépenses exposées dans le cadre du sous-projet 1.3 relatif à l'étude de l'interaction entre les masses blanches laitières et des agents aromatisants ainsi que dans le cadre du sous-projet 1.4 relatif à la valorisation du babeurre acide, troisièmement, des dépenses de personnel relatives au projet 3 et, quatrièmement, des dépenses déclarées au titre du projet 5. Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment des énonciations précises et non sérieusement contredites du rapport d'expertise du 9 novembre 2021, que les dépenses de sous-traitance litigieuses, exposées dans le cadre du projet 1.1, consistaient en des tests sensoriels réalisés par une société sous-traitante, la société Galys, sur un panel de consommateurs destinés à comparer des produits concurrents. De telles dépenses ne portent ni sur un projet de recherche ni sur des travaux constituant le préalable ou l'accessoire nécessaire d'une démarche de recherche, telle que définie à l'article 49 septies F de l'annexe III au code général des impôts et ne sont donc pas éligibles au crédit d'impôt. Au demeurant, la SAS Sill Entreprises ne saurait remettre en cause valablement l'appréciation de l'expert mandaté par les services du ministère chargé de la recherche au sujet des travaux du sous-traitant Galys en se prévalant d'un compte-rendu d'essai pilote du 20 avril 2015 réalisé par les équipes de la SAS Sill, lequel ne fait pas référence à ces travaux, ou en faisant état d'un rapport de " test consommateurs hédonique " réalisé le 28 août 2015 par un sous-traitant autre que la société Galys, à savoir la société Abis. Par ailleurs, il n'est pas établi que les projet 1.3, 1.4 et 3 aient permis de lever des verrous scientifiques ou technologiques préalablement identifiés. Ils consistaient en des opérations classiques d'ingénierie en matière agronomique. Il en va de même s'agissant du projet 5, qui ne consistait qu'en des travaux de développement de produits, lesquels n'étaient nouveaux que sur le plan marketing. Le projet 6 consiste quant à lui en une démarche d'optimisation dans un milieu industriel et ne procède pas d'une méthodologie scientifique. Dès lors, les dépenses afférentes aux projets 1.3, 1.4, 3, 5 et 6 ne peuvent être regardées comme étant affectées à des opérations de recherche scientifique ou technique.
5. En troisième lieu, la société Sill Dairy International, filiale de la SAS Sill Entreprises a mené un projet portant sur le " développement de formulations de laits infantiles à caractéristiques nutritionnelles améliorées ", qu'elle a valorisé au titre du crédit d'impôt pour dépenses de recherche. Ce projet a été réalisé à l'aide de personnels de SAS Sill, laquelle a par ailleurs revendiqué l'inclusion dans les bases du crédit d'impôt de frais de sous-traitance au titre de ce même projet (projet 2 de la SAS Sill). Or, il résulte de l'instruction, notamment des énonciations précises et non sérieusement contredites du rapport d'expertise du 15 novembre 2021 que l'état de l'art, dressé préalablement à la réalisation de ce projet, ne révèle pas l'engagement d'une démarche scientifique effective, que les opérations réalisées sont assimilables à une démarche d'optimisation classique d'un process agro-industriel et qu'elles ont permis aux deux sociétés de monter en compétences, sans pour autant participer au développement des connaissances scientifiques ou techniques. Ainsi, le projet en cause, qui ne porte pas sur des opérations de recherche, n'est pas éligible au crédit d'impôt.
6. En quatrième lieu, la SAS Sill Entreprises soutient que les dotations aux amortissements, enregistrées dans les comptes de la société Primel Gastronomie et de la SAS Sill, et qu'elle a retenues pour la détermination du crédit d'impôt pour dépenses de recherche, ouvrent effectivement droit à ce crédit d'impôt, à hauteur de l'intégralité de leur montant. Toutefois, d'une part, si l'expert mandaté par les services du ministère chargé de la recherche a indiqué, à titre surabondant, dans son rapport du 8 novembre 2021, que, eu égard à la nature des opérations dont l'éligibilité au crédit d'impôt était revendiquée et au volume horaire consacré par les personnels à ces opérations, il était, en tout état de cause, exagéré d'avoir imputé à des opérations de recherche 100 % du montant des dotations aux amortissements comptabilisées par la société Primel Gastronomie, ce même expert a souligné, à titre principal, que ces dotations aux amortissements ne pouvaient ouvrir droit au crédit d'impôt dès lors qu'elles ne se rapportaient pas à des immobilisations affectées à des opérations de recherche. Or, aucun élément issu de l'instruction ne permet de remettre en cause cette appréciation. D'autre part, il résulte de l'instruction, notamment des énonciations précises et non sérieusement contredites du rapport d'expertise du 9 novembre 2021, que les dotations aux amortissements enregistrées par la SAS Sill ont été imputées en totalité à son projet 4 et que, compte tenu du temps de travail consacré par les personnels de cette société à ce projet, il est incohérent que les immobilisations faisant l'objet des amortissements en question aient été affectées à 100 % à ce projet. L'expert a estimé cohérent de retenir une imputation aux opérations de recherche menées dans le cadre du projet 4 à hauteur de 25 % du montant de ces dotations aux amortissements. Or il ne résulte pas de l'instruction que ce taux serait sous-évalué.
7. En cinquième lieu, la SAS Sill Entreprises soutient que les dépenses de participation des sociétés Primel Gastronomie et Sill à des salons professionnels correspondent à des dépenses de veille technologique, éligibles au crédit d'impôt. Toutefois, aucun élément ne tend même à suggérer que de telles dépenses, à caractère commercial, auraient été engagées à l'occasion d'opérations de recherche, telles que définies à l'article 49 septies F de l'annexe III au code général des impôts.
Sur l'interprétation administrative de la loi fiscale :
8. La SAS Sill Entreprises doit être regardée comme se prévalant, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, de l'interprétation administrative de la loi fiscale énoncée dans la documentation administrative figurant sous les références BOI-BIC-RICI-10-10-10-20, BOI-BIC-RICI-10-10-20-10 et BOI-BIC-RICI-10-10-20-50. Toutefois, cette interprétation de l'article 244 quater B du code général des impôts n'est pas autre que celle dont il a été fait application.
9. Il résulte de tout ce qui précède que le recours doit être rejeté.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS Sill Entreprises est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Sill Entreprises et au directeur régional des finances publiques de Bretagne et du département d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 21 février 2024 à laquelle siégeaient :
M. Jouno, président,
M. Albouy, premier conseiller,
M. Ambert, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mars 2024.
Le président-rapporteur,
signé
T. JounoL'assesseur le plus ancien,
signé
E. Albouy
La greffière,
signé
S. Guillou
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026