LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2203423

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2203423

jeudi 26 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2203423
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS COUDRAY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de la société Amtrust International Underwriters, assureur dommages-ouvrage, qui demandait à faire déclarer la société Technic Etanchéité responsable de malfaçons d'étanchéité sur un chantier de logements à Saint-Brieuc. Le tribunal a relevé d'office que la société Amtrust, simple assureur et non maître d'ouvrage, ne justifiait d'aucun intérêt ni qualité pour agir en responsabilité décennale contre le constructeur défaillant. Par conséquent, ses conclusions ont été déclarées irrecevables, entraînant également l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles de Terres d'Armor Habitat, faute de demande principale valable. La décision s'appuie sur les principes généraux de la procédure administrative et les règles de l'assurance dommages-ouvrage.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 juillet 2022 et le 13 mars 2024, la société Amtrust International Underwriters, représentée par Me Franz Vayssières, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de déclarer que la société Technic Etanchéité est responsable sur le fondement de sa responsabilité décennale des préjudices subis par Terres d'Armor Habitat ;

2°) de rejeter les conclusions reconventionnelles présentées par Terres d'Armor Habitat ;

3°) de mettre à la charge, in solidum, de la société David-Goïc et associés, agissant par l'intermédiaire de Me Daniel David, en sa qualité de mandataire judiciaire de la société Technic Etanchéité et de Terres d'Armor Habitat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.

Elle soutient que :

- elle prévoit d'assigner en garantie devant le juge judiciaire, la compagnie Groupama Loire Bretagne, assureur de la société Technic Etanchéité, qui fait l'objet d'une procédure de liquidation judiciaire ;

- la société Technic Etanchéité est à l'origine des malfaçons d'étanchéité qui ont causé un préjudice à Terres d'Armor Habitat, avec lequel elle a signé un contrat d'assurance dommages-ouvrage.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2022, Terres d'Armor Habitat, office public d'habitat, représenté par Me Ugo Fekri, du cabinet d'avocats Coudray, conclut :

1°) à la condamnation, solidairement ou in solidum, de la société Amtrust International Underwriters et de Me Daniel David, en sa qualité de mandataire judiciaire de la société Technic Etanchéité, à lui verser la somme de 9 981,09 euros toutes taxes comprises, assortie des intérêts au taux légal à compter de l'enregistrement de la présente requête et de la capitalisation de ces intérêts, au titre des travaux de reprises des désordres affectant le programme de construction de logements situés dans le quartier de la Croix Saint-Lambert à Saint-Brieuc ;

2°) à ce qu'il soit mis à la charge de la société Amtrust International Underwriters et de Me Daniel David, en sa qualité de mandataire judiciaire de la société Technic Etanchéité, la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la société Amtrust International Underwriters, auprès de laquelle il avait souscrit une assurance dommages-ouvrage dans le cadre des travaux de construction de 126 logements situés à Saint-Brieuc, a refusé, contre toute attente, sa garantie au titre de la déclaration de sinistre effectuée le 4 mai 2021 ;

- son assureur considérant que les infiltrations d'eau constatées sous les complexes d'étanchéité des toits terrasse résultent de défaut d'exécution imputables à la société Technic Etanchéité ;

- il entend préserver ses droits en sollicitant, à titre reconventionnel, la condamnation in solidum de la société Amtrust International Underwriters et de la société Technic Etanchéité à réparer le préjudice résultant des désordres affectant l'ouvrage qui lui a été livré.

La procédure a été communiquée à Me Daniel David, de la société David-Goïc et Associés en sa qualité de mandataire judiciaire de la société Technic Etanchéité, qui n'a fait valoir aucune observation.

Le 20 mai 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office, tirés :

- de l'irrecevabilité des conclusions tendant à déclarer la société Technic Etanchéité responsable des dommages à l'origine des préjudices subis par Terre d'Armor Habitat ;

- du défaut d'intérêt et de qualité pour agir de la société Amtrust International Underwriters à l'encontre de la société Technic Etanchéité ;

- de l'irrecevabilité, par voie de conséquence, des conclusions présentées à titre reconventionnel par Terre d'Armor Habitat, dans l'hypothèse où les moyens relevés d'office seraient retenus.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Thalabard,

- les conclusions de M. Martin, rapporteur public,

- et les observations de Me Fekri, représentant Terres d'Armor Habitat.

Considérant ce qui suit :

1. Le 20 novembre 2012, Terre et Baie Habitat, office public d'habitat des Côtes-d'Armor, a souscrit auprès de la société Amtrust International Underwriters un contrat d'assurance dommages-ouvrage, aux fins de garantir les travaux de construction de logements situés dans le quartier de la Croix Saint-Lambert à Saint-Brieuc. Des infiltrations ayant été constatées plusieurs années après la réception de l'ouvrage, Terre et Baie Habitat, auquel Terres d'Armor Habitat est désormais venu aux droits, a effectué, le 4 mai 2021, une déclaration de sinistre auprès de son assureur. Après remise d'un rapport d'expertise amiable, la société Amtrust International Underwriters a informé l'office public d'habitat, par courrier du 30 juin 2021, qu'elle refusait de mettre en œuvre sa garantie. Par la présente requête, la société Amtrust International Underwriters demande au tribunal de déclarer la société Technic Etanchéité, chargée d'exécuter les travaux d'étanchéité au titre du marché de construction des logements, et désormais en liquidation judiciaire, responsable des désordres dont Terres d'Armor Habitat se plaint. Terres d'Armor Habitat présente, pour sa part, des conclusions reconventionnelles.

Sur la recevabilité de la requête :

2. La société Amtrust International Underwriters demande au tribunal de déclarer la société Technic Etanchéité responsable des préjudices subis par Terres d'Armor Habitat, au titre de la responsabilité décennale des constructeurs. Toutefois, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur de telles conclusions en déclaration de droit, présentées à titre principal. Au surplus, la société requérante ayant refusé de mobiliser la garantie dommages-ouvrage qui était sollicitée par Terres d'Armor Habitat, elle ne justifie d'aucun intérêt lui donnant qualité pour agir à l'égard de l'entreprise à laquelle elle entend imputer les désordres par infiltrations d'eau constatés. Par suite, les conclusions principales présentées par la société Amtrust International Underwriters sont irrecevables, ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées au titre des dépens de l'instance.

Sur les conclusions reconventionnelles présentées par Terres d'Armor Habitat :

3. Ainsi qu'il a été développé au point 2, la demande présentée par la société Amtrust International Underwriters est irrecevable. Par voie de conséquence, les conclusions présentées par Terres d'Armor Habitat à titre reconventionnel, tendant à ce que la société Amtrust International Underwriters soit condamnée au paiement de la somme de 9 981,09 euros TTC au titre des travaux de reprises résultant des désordres affectant les logements situés dans le quartier de la Croix Saint-Lambert à Saint-Brieuc sont elles-mêmes irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par les parties au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de la société Amtrust International Underwriters est rejetée.

Article 2 : Les conclusions reconventionnelles présentées par Terres d'Armor Habitat ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Terres d'Armor Habitat, à Me Daniel David, de la société David-Goïc et Associés, en sa qualité de mandataire judiciaire de la société Technic Etanchéité et à la société Amtrust International Underwriters.

Délibéré après l'audience du 5 juin 2025, à laquelle siégeaient :

M. Berthon, président,

Mme Thalabard, première conseillère,

Mme Pellerin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2025.

La rapporteure,

signé

M. Thalabard

Le président,

signé

E. BerthonLa greffière,

signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions