vendredi 5 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2203602 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 et 22 juillet 2022, Mme A B, représentée par Me Péquignot, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Rennes, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'émettre un avis motivé sur sa demande de rupture conventionnelle et de transmettre le dossier de celle-ci à la direction des ressources humaines compétente, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle expose qu'elle a adressé une demande de rupture conventionnelle au recteur de l'académie de Rennes, mais que celui-ci n'a jamais répondu à cette demande, que ce soit par une décision de refus ou par le lancement de la procédure prévue par les décrets n° 2019-1593 du 31 décembre 2019 relatif à la procédure de rupture conventionnelle dans la fonction publique et n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'État. Le recteur de l'académie de Rennes disposait d'un délai maximum d'un mois à compter de la réception de la demande pour organiser un entretien avec elle, ce qui a été fait, mais elle se trouve dès lors dans une situation kafkaïenne, faute de réponse à la suite.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2022, le recteur de l'académie de Rennes conclut au non-lieu à statuer.
Le recteur de l'académie de Rennes précise que par un courrier du 13 juillet 2022, il a répondu favorablement à la demande de rupture conventionnelle de la requérante et indiqué que la convention lui serait adressée dans les prochains jours.
Par un mémoire enregistré le 1er août 2022 et non communiqué, Mme B conclut à ce que le tribunal constate le non-lieu à statuer sur ses conclusions en injonction sous astreinte mais maintient celles présentées au titre des frais d'instance.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rémy, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.
2. Par un courrier du jour même de l'introduction de sa requête mais reçu par la requérante postérieurement à celle-ci, le recteur de l'académie de Rennes a annoncé réserver une suite favorable à la demande de la requérante qui conclut désormais au non-lieu à statuer sur ses conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Ces premières conclusions sont en effet devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Mme B a maintenu ses seules conclusions présentées au titre des frais d'instance. Toutefois, dans les circonstances rappelées ci-dessus de la simultanéité de l'introduction de la requête et de la satisfaction donnée à la demande de la requérante, il n'y a pas lieu de faire droit à ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par Mme B.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme B sur le fondement de de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie de la présente ordonnance sera adressée au recteur de l'académie de Rennes .
Fait à Rennes, le 5 août 2022.
Le juge des référés,
signé
D. Rémy
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026