mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2204357 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Vice-président Contentieux sociaux |
| Avocat requérant | METAIS-MOURIES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2204357 le 25 août 2022, Mme C, représentée par Me Metais-Mouries, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 juin 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) des Côtes-d'Armor a confirmé les deux créances d'allocation de logement familiale (ALF) IM4 008 et d'allocation de logement sociale (ALS) IN4 005 d'un montant respectif de 6 256 euros pour la période comprise entre le 1er décembre 2017 et le 30 septembre 2020, et 696 euros pour la période comprise entre le 1er avril 2017 et le 31 décembre 2019 ;
2°) de la décharger du paiement de la somme de 7 105,28 euros ;
3°) d'enjoindre à la CAF des Côtes-d'Armor de lui reverser les sommes retenues sur ses prestations en remboursement de ces créances et de la rétablir dans ses droits à l'aide personnelle au logement ;
4°) de mettre à la charge de la CAF des Côtes-d'Armor la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu'aux entiers dépens de l'instance.
Elle soutient que :
- cette décision a été émise par une personne ne justifiant pas d'une délégation de signature et qui est par suite incompétente ;
- elle ne comporte pas le prénom de son auteur ;
- elle n'est assortie d'aucun calcul, justificatif ou détail de calcul des sommes réclamées ;
- les sommes y figurant ont de surcroît été réclamées à plusieurs reprises ;
- les conditions de la qualification du concubinage retenues par la CAF ne sont pas remplies ;
- les sommes réclamées sont prescrites.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2024, la CAF des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- il y a lieu de joindre les requêtes n°s 2204357 et 2204358 dès lors qu'il existe entre elles un tel lien qu'il est de l'intérêt d'une bonne justice de les faire instruire et juger ensemble ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2204358 le 25 août 2022, Mme C, représentée par Me Metais-Mouries, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 juin 2022 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales (CAF) des Côtes-d'Armor a confirmé les deux créances de prime d'activité référencées IM1 001 et IM3 002 d'un montant respectif de 127,06 euros pour la période comprise entre le 1er avril 2019 et le 30 avril 2019 et 123,86 euros pour la période comprise entre le 1er mai 2019 et les 30 septembre 2019 ;
2°) de la décharger du paiement de la somme de 127,06 euros ;
3°) d'enjoindre à la CAF des Côtes-d'Armor de lui reverser les sommes retenues sur ses prestations en remboursement de la créance IM1 001 et de la rétablir dans ses droits à la prime d'activité ;
4°) de mettre à la charge de la CAF des Côtes-d'Armor la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu'aux entiers dépens de l'instance
Elle soutient que :
- cette décision a été émise par une personne ne justifiant pas d'une délégation de signature et qui est par suite incompétente ;
- elle ne comporte en outre ni le nom ni le prénom de son auteur ;
- elle n'est assortie d'aucun calcul, justificatif ou détail de calcul des sommes réclamées ;
- les sommes y figurant ont de surcroît été réclamées à plusieurs reprises ;
- les conditions de la qualification du concubinage retenu par la CAF ne sont pas remplies ;
- les sommes réclamées sont prescrites.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2024, la CAF des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Les parties ont été régulièrement informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de ce que la requérante n'est pas recevable à contester le bien-fondé des indus en litige dès lors que ces indus ont été confirmés par un jugement définitif nos 2005839 et 2005840 du 23 mars 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Descombes, président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Descombes, président-rapporteur,
- les observations de Mme B, représentant la caisse d'allocations familiales des Côtes-d'Armor.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes nos 2204357 et 2204358 ont été introduites par la même requérante, présentent à juger de questions connexes et ont fait l'objet d'une même instruction. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
2. Mme A demande au tribunal d'annuler les deux décisions du 15 juin 2022 par lesquelles la CAF des Côtes-d'Armor a confirmé, d'une part, les deux créances d'ALF IM4 008 et d'ALS IN4 005 d'un montant respectif de 6 256 euros pour la période comprise entre le 1er décembre 2017 et le 30 septembre 2020, et 696 euros pour la période comprise entre le 1er avril 2017 et le 31 décembre 2019 et, d'autre part, les deux créances de prime d'activité IM1 001 et IM3 002 d'un montant respectif de 127,06 euros pour la période comprise entre le 1er avril 2019 et le 30 avril 2019 et 123,86 euros pour la période comprise entre le 1er mai 2019 et les 30 septembre 2019.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, par un jugement définitif nos 2005839 et 2005840 rendu le 23 mars 2022 sur la requête de Mme A introduite à fin de contestation des créances en litige, le tribunal a annulé, pour vice de forme, les décisions alors prises pour la récupération de ces indus, mais en a cependant confirmé le bien-fondé résultant notamment de la situation de concubinage de Mme A à compter du 10 mars 2017, et a par ailleurs écarté le moyen tiré de ce que certaines sommes auraient été réclamées à plusieurs reprises. Par suite, la requérante n'est pas recevable à contester le bien-fondé des indus d'ALF, d'ALS et de prime d'activité qui lui ont été de nouveau confirmés par les décisions du 15 juin 2022 qu'elle conteste dans la présente instance.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () / 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". La décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de la prime d'activité au de l'aide personnelle au logement est au nombre des décisions qui rejettent un recours administratif obligatoire et doit, par suite, être motivée en application des dispositions précitées de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. À ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision, la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
5. En l'espèce, si la requérante entend soutenir que les décisions en litige seraient insuffisamment motivées dès lors qu'elles ne seraient assorties " d'aucun calcul, justificatif ou détail de calcul des sommes réclamées ", il résulte de ce qui précède que la CAF n'est pas tenue de faire figurer de tels éléments. En tout état de cause, et au surplus, ces décisions mentionnent explicitement, pour chaque trimestre des périodes d'indus, les droits de Mme A, tant dans leur principe que dans leur montant, de manière précise et circonstanciée, et tels que résultant de la régularisation de sa situation familiale. Par suite, le moyen invoqué doit être écarté.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation : " Le directeur de l'organisme payeur statue, dans des conditions fixées par voie réglementaire, sur : / 1° Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre des aides personnelles au logement ou des primes de déménagement () ". Aux termes de l'article R. 825-2 du même code : " Le directeur de l'organisme payeur statue sur les recours administratifs mentionnés à l'article R. 825-1, après l'avis de la commission de recours amiable. Ses décisions sont motivées ". Aux termes l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. / () ".
7. D'autre part, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de
celui-ci. / () ", l'article L. 212-2 du même code dressant la liste des décisions dispensées de cette formalité. Il résulte de ces dispositions que les décisions par lesquelles le directeur ou la commission de recours amiable de la CAF statuent sur des recours introduits à l'encontre respectivement d'une décision d'indu d'aide au logement ou d'indu de prime d'activité doivent contenir outre la signature de leur auteur, la mention en caractères lisibles de ses nom, prénom et qualité. S'agissant d'un organisme collégial, il est satisfait à ces exigences dès lors que la décision prise comporte la signature de son président, ou de l'ensemble de ses membres présents, accompagnée des mentions en caractère lisibles prévues par cet article.
8. En l'espèce, d'une part, la décision du 15 juin 2022 portant confirmation des deux créances d'aide personnelle au logement en litige a été prise, sur proposition de la commission de recours amiable de la CAF des Côtes-d'Armor, par le directeur de cet organisme, compétent en application des dispositions précitées de l'article R. 825-2 du code la construction et de l'habitation. Par ailleurs, le nom et la signature du directeur de la CAF figurent sur la lettre de notification du 24 juin 2022. La circonstance cependant que cette lettre ne comporte que l'initiale du prénom de son auteur n'est pas, à elle seule, et en l'absence de toute ambiguïté quant à l'identité de celui-ci, de nature à l'entacher la décision en litige d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d'incompétence doit être écarté.
9. D'autre part, la décision du 15 juin 2022 portant confirmation des deux créances de prime d'activité en litige, qui ne fait pas partie des décisions visées par l'article L. 211-2 précité, ne précise ni le nom ni le prénom de son auteur, pas davantage que la lettre de notification du 24 juin 2022 qui se borne a mentionner le " Président de la commission " et à faire apparaître la signature de celui-ci. Par suite, Mme A est, pour ce motif, fondée à en demander l'annulation.
10. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 553-1 de ce même code : " L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. / Cette prescription est également applicable à l'action intentée par un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration, l'action de l'organisme se prescrivant alors par cinq ans. / La prescription est interrompue tant que l'organisme débiteur des prestations familiales se trouve dans l'impossibilité de recouvrer l'indu concerné en raison de la mise en œuvre d'une procédure de recouvrement d'indus relevant des articles () L. 845-3 () du code de la sécurité sociale ".
11. D'autre part, aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service ". Aux termes de l'article L. 845-4 du même code : " L'article L. 553-1 est applicable à la prime d'activité ".
12. Il résulte de ces dispositions que le délai de prescription court à compter du paiement de la prestation, seule l'existence d'une fraude ou de fausses déclarations étant de nature à reporter, à la date de découverte de celles-ci, le point de départ de la prescription de l'action en répétition de l'indu.
13. En l'espèce, les indus en litige résultent de ce que Mme A n'a pas déclaré, d'une part, sa situation de concubinage à compter du mois de mars 2017, confirmant à douze reprises au moins dans ses déclarations en ligne faîtes à la CAF une situation d'isolement et, d'autre part, le départ de sa fille de son foyer au mois d'octobre 2019. Il est en outre constant que la CAF des Côtes-d'Armor a notifié à la requérante une décision de fraude en date du 27 novembre 2020 ainsi qu'une pénalité administrative d'un montant de 1 000 euros par une décision du 14 janvier 2021. Par suite, Mme A, qui doit être regardée comme ayant délibérément agi afin de percevoir de prestations auxquelles elle ne pouvait prétendre, ne saurait se prévaloir implicitement de la prescription biennale prévue par les dispositions citées au point 10, lesquelles prévoient qu'en cas de manœuvre frauduleuse, l'action en recouvrement de la CAF se prescrit par cinq ans. Or il résulte de l'instruction que la fraude ainsi commise par l'intéressée a été découverte par cette dernière dans le courant du premier trimestre de l'année 2020. Par suite, le moyen invoqué doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 15 juin 2022 portant confirmation des deux créances de prime d'activité en litige doit être annulée.
Sur les conclusions à fin de décharge et d'injonction :
15. En l'espèce, l'annulation par le présent jugement de la décision du 15 juin 2022 portant confirmation des deux indus de prime d'activité en litige implique que Mme A soit déchargée, ainsi qu'elle se borne à le demander, du paiement de la somme de 127,06 euros et que la CAF des Côtes-d'Armor lui restitue les sommes éventuellement prélevées sur ses prestations en remboursement de ce trop-perçu, sauf, eu égard au motif d'annulation retenu, à ce que la CAF reprenne régulièrement, et sous réserve qu'aucune règle de prescription n'y fasse obstacle, une nouvelle décision, pour la même période, dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
16. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions de la requérante présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi qu'au titre des dépens qu'elle ne justifie en tout état de cause nullement.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 15 juin 2022 portant confirmation des deux créances de prime d'activité en litige est annulée.
Article 2 : Sauf à ce que la caisse d'allocations familiales des Côtes-d'Armor procède à la régularisation de sa décision de récupération d'indus dans un délai de deux mois, Mme A est déchargée du paiement de la somme de 127,06 euros, et il est par ailleurs enjoint à la caisse d'allocations familiales de lui rembourser les sommes susceptibles d'avoir été prélevées à ce titre sur ses prestations.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes de Mme A est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à la caisse d'allocations familiales des Côtes-d'Armor.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.
Le président-rapporteur,
signé
G. DescombesLa greffière,
signé
E. Le Magoariec
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2204357
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026