LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2205889

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2205889

jeudi 24 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2205889
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2022, Mme B A demande au juge des référés, en application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de mettre fin à l'atteinte grave et manifestement illégale portée à la liberté d'aller et de venir de sa fille et, notamment, d'annuler les décisions portant rejet de ses demandes de renouvellement de sa carte nationale d'identité et de son passeport.

Elle soutient que :

- elle a déposé trois demandes de renouvellement de la carte nationale d'identité et du passeport de son enfant, née le 3 juillet 2004, les 1er avril 2019 et 28 juillet 2021 à Rennes et le 15 février 2022 à Nantes ;

- elle n'a jamais reçu de réponse à ses différentes demandes, les services saisis opposant systématiquement soit que son dossier est en cours d'instruction, soit que le dépôt d'une nouvelle demande dans une autre région a clos le dossier en cours ;

- cette situation cause à sa fille de graves préjudices, qui n'a pu se présenter aux épreuves du baccalauréat et a redoublé, qui ne peut se présenter aux épreuves du permis de conduire et à qui a été refusé le bénéfice du " Pass culture " ;

- cette situation dure depuis des années, alors que son enfant a urgemment besoin de documents d'identité.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de son article L. 522-1 : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale ". Aux termes de son article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. En premier lieu, il est constant que la fille de Mme A, , est née le 3 juillet 2004 et, par suite, est majeure depuis le 3 juillet 2022. Dès lors qu'il ne ressort d'aucun élément ni pièce du dossier que serait dépourvue de capacité juridique, Mme A ne justifie pas, en sa seule qualité de mère, de son intérêt à agir, lui permettant de demander au juge des référés de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à l'atteinte qu'elle estime être portée à la liberté d'aller et de venir de sa fille. Dans ces circonstances, la requête est manifestement irrecevable.

3. En second lieu, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du code de justice administrative : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

4. Lorsque la requête est fondée sur la procédure de protection particulière du référé liberté instituée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il appartient au requérant de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cet article soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures. À cet égard, la seule circonstance qu'une atteinte à une liberté fondamentale, portée par une mesure administrative, serait avérée, n'est pas de nature à caractériser l'existence d'une situation d'urgence au sens de ces dispositions. Il appartient au juge des référés d'apprécier objectivement, au vu des éléments que lui soumet le requérant comme de l'ensemble des circonstances de l'espèce, si la condition d'urgence particulière est satisfaite, en prenant en compte la situation du requérant et les intérêts qu'il entend défendre mais aussi l'intérêt public qui s'attache à l'exécution des mesures prises par l'administration.

5. Au soutien de sa requête, Mme A soutient que les refus implicitement opposés aux trois demandes de renouvellement de la carte nationale d'identité et du passeport de sa fille, qu'elle a présentées alors que celle-ci était encore mineure, préjudicient de manière grave et continue à sa situation, l'empêchant de justifier de son identité et de sa nationalité, et l'ayant notamment empêchée de se présenter aux épreuves du baccalauréat, ce qui l'a obligée à redoubler, l'empêchant de se présenter aux épreuves du permis de conduire et ayant fait obstacle à ce qu'elle bénéficie du " Pass culture ".

6. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a déposé une demande de renouvellement du passeport de sa fille le 1er avril 2019 à Rennes, et deux demandes de renouvellement de son passeport et de sa carte nationale d'identité les 28 juillet 2021 à Rennes et 15 février 2022 à Nantes. Il lui a été indiqué, par courriel du service " formalités " de la commune de Rennes du 17 novembre 2022, que la demande présentée en juillet 2021 était rejetée par le service instructeur du Centre d'expertise et de ressources titres (CERT) situé à Quimper, du fait de la réitération de la demande similaire ultérieurement présentée, à Nantes. Si Mme A soutient que cette dernière demande, enregistrée sous les nos 440020122B15E46GY et 440020122B15DZ6EV est illégalement maintenue à l'instruction ou a été illégalement rejetée sans motif, elle ne justifie d'aucune démarche, notamment sur le site de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), visant à obtenir des informations sur l'état d'avancement de son dossier. En tout état de cause, si le délai d'instruction de sa dernière demande paraît anormalement long, Mme A ne fait valoir aucune situation d'urgence qui serait telle qu'elle justifierait l'intervention du juge des référés à quarante-huit heures.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A ne peut qu'être rejetée, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera transmise pour information au préfet de la Loire-Atlantique (Centre d'expertise et de ressources titres Pays de la Loire) et à l'Agence nationale des titres sécurisés.

Fait à Rennes, le 24 novembre 2022.

Le juge des référés,

signé

O. Thielen

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions