vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2205975 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS LE STRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2022, le préfet d'Ille-et-Vilaine demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner l'expulsion sans délai de M. I A E et de Mme D H du logement qu'ils occupent au centre d'accueil pour demandeurs d'asile (B) situé 8 place de l'église à Orgères ;
2°) de l'autoriser à recourir à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée des lieux passé un délai de huit jours et à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du B afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. A E et de Mme H à défaut pour ceux-ci de les avoir emportés.
Il soutient que :
- en application de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge des référés est compétent pour prononcer une injonction de quitter les lieux à l'encontre de l'occupant irrégulier d'un lieu d'hébergement mentionné à l'article L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il a qualité pour introduire la présente requête sur le fondement de ces mêmes dispositions ;
- la mesure sollicitée revêt un caractère urgent et remplit la condition d'utilité requise compte tenu du nombre des demandeurs d'asile en attente d'un hébergement ;
- la mesure sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse : M. A E et Mme H se maintiennent illégalement dans un lieu d'hébergement pour demandeur d'asile alors qu'ils ont été déboutés du droit d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides puis la Cour nationale du droit d'asile ; les dispositions du code des procédures civiles d'exécution en matière d'expulsion locative ne sont pas applicables et les défendeurs ne peuvent se prévaloir de la trêve hivernale ; il ne ressort en outre d'aucune des pièces du dossier que les membres de la famille présenteraient un état de vulnérabilité de nature à faire obstacle à leur sortie du lieu où ils sont actuellement hébergés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2022, M. I A E, Mme D H et M. C A E, représentés par Me Le Strat, demandent au juge des référés :
1°) de leur accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de rejeter la requête ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils font valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable :
- l'auteur de la requête ne dispose pas d'une délégation régulière ;
- ils n'ont pas été mis en demeure de quitter les lieux de manière régulière, le courrier n'ayant pas été envoyé à l'adresse où ils résident ;
- ils ne se sont pas vus proposer un hébergement préalablement à la saisine du tribunal alors que leur fils est titulaire d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade et ils justifient de démarches restées infructueuses pour trouver un autre hébergement ;
- à titre subsidiaire, la requête n'est pas fondée :
- l'urgence n'est pas caractérisée : le préfet a attendu plus d'un an entre la notification de la mise en demeure et la saisine du tribunal et ne démontre pas que la situation de l'hébergement des demandeurs d'asile en Bretagne aurait évolué de manière à rendre la situation plus urgente ;
- la mesure sollicitée se heurte à une contestation sérieuse : ils ont trois enfants, tous scolarisés ; l'aîné souffre d'une mucoviscidose sévère et l'absence d'hébergement met en jeu son pronostic vital ; ils ont été titulaires d'autorisations provisoires de séjour en leur qualité de parent accompagnant d'enfant malade et C est titulaire d'une carte de séjour temporaire pour motifs médicaux ; aucune offre d'hébergement ne leur a été proposée ; M. I A E occupe un emploi en contrat à durée indéterminée et est arrêté en raison d'un accident du travail ;
- la mesure sollicitée ne présente aucune utilité dès lors qu'elle ne concerne pas les enfants de la famille qui pourront continuer d'être hébergés, M. C A E étant aujourd'hui majeur et séjournant régulièrement sur le territoire français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 décembre 2022 :
- le rapport de Mme G,
- les observations de M. F, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, soutient que le signataire de la requête, secrétaire général de la préfecture, bénéficiait d'une délégation régulière, insiste sur l'urgence dès lors que le dispositif d'accueil des demandeurs d'asile est saturé et que des familles avec des compositions proches de celle des requérants sont sans solution d'hébergement, souligne que les défendeurs ne sont pas titulaires de titres de séjour, dès lors que ceux dont ils disposaient en tant qu'accompagnant d'enfant malade ne sont plus valables depuis que leur enfant est devenu majeur, que la mise en demeure de quitter les lieux a été envoyée à l'adresse à laquelle les défendeurs ont élu domicile, soutient que si le fils des défendeurs est effectivement atteint d'une pathologie grave, la famille ne peut pour autant se maintenir indéfiniment dans un hébergement pour demandeur d'asile, que M. A E père ne donne aucune précision sur la pathologie à l'origine de son arrêt de travail, que si les défendeurs font valoir qu'ils ont recherché un logement, ce n'est que dans le parc social et ils produisent une attestation d'hébergement d'un tiers et ont donc la possibilité d'être hébergés., que ;
- Me Semino, substituant Me Le Strat, représentant les défendeurs, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, fait valoir que les défendeurs étaient titulaires d'un titre de séjour à la date de mise en demeure, titre dont ils ont demandé le renouvellement, insiste sur la pathologie de leur fils ;
- et les explications de M. I A E, qui indique que c'est le cousin de son épouse qui a hébergé la famille pendant un certain temps mais que ce n'est désormais plus possible dès lors que la famille de son cousin est arrivée en France au mois de juin 2022.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgences (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
2. M. I A E justifiant avoir introduit le 9 décembre 2022 une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
4. Aux termes de l'article L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre État européen ". Aux termes de l'article L. 551-11 du même code : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision./ Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de l'article L. 552-15 du même code : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. /Le premier alinéa n'est pas applicable aux personnes qui se sont vues reconnaître la qualité de réfugié ou qui ont obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire. Il est en revanche applicable aux personnes qui ont un comportement violent ou commettent des manquements graves au règlement du lieu d'hébergement. /La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire. ".
5. Aux termes de l'article R. 552-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement en application des articles L. 551-11, L. 551-12, L. 551-14 ou L. 551-16, l'Office français de l'immigration et de l'intégration en informe sans délai le gestionnaire du lieu qui héberge la personne concernée, en précisant la date à laquelle elle doit sortir du lieu d'hébergement " et aux termes de son article R. 552-12 : " Dès que l'information prévue à l'article R. 552-11 lui est parvenue, le gestionnaire du lieu d'hébergement communique à la personne hébergée la date à laquelle elle doit en sortir ". Aux termes de l'article R. 552-15 du même code : " Pour l'application du premier alinéa de l'article L. 552-15, si une personne se maintient dans le lieu d'hébergement après la date mentionnée à l'article R. 552-12 ou, le cas échéant, après l'expiration du délai prévu à l'article R. 552-13, le préfet du département dans lequel se situe ce lieu d'hébergement ou le gestionnaire du lieu d'hébergement met en demeure cette personne de quitter les lieux dans les cas suivants : / 1° La personne ne dispose pas d'un titre de séjour et n'a pas sollicité d'aide au retour volontaire ou a refusé l'offre d'aide au retour volontaire qui lui a été présentée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration () / Si la mise en demeure est infructueuse, le préfet ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut, après une décision de rejet définitive et dans les conditions prévues à l'article L. 552-15, saisir le président du tribunal administratif afin d'enjoindre à cet occupant de quitter les lieux ".
6. M. A E, ressortissant libanais né le 27 août 1975 et Mme H, ressortissante syrienne née le 25 avril 1979, sont respectivement entrés en France les 6 janvier 2018 et 12 février 2019, accompagnés de leurs trois enfants mineurs. Ils ont sollicité leur admission au séjour au titre de l'asile et ont bénéficié, à ce titre, à compter du 7 mars 2018, d'un logement au sein de centres d'accueil pour demandeurs d'asile à Bain-de-Bretagne puis à Orgères. Leurs demandes d'asiles ont été rejetées par décisions des 17 octobre 2018 et 30 avril 2019 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmées par décisions du 29 mai 2020 de la Cour nationale du droit d'asile notifiées le 5 juin suivant. L'Office français de l'immigration et de l'intégration leur a signifié la fin de leur prise en charge à compter du 31 juillet 2021. M. A E et Mme H se maintenant dans ledit logement, le préfet d'Ille-et-Vilaine les a mis en demeure sur le fondement des dispositions précitées, par courrier du 14 octobre 2021, notifié le 28 octobre suivant, de quitter et libérer leur lieu d'hébergement dans un délai de quinze jours. Cette mise en demeure étant restée infructueuse, le préfet d'Ille-et-Vilaine demande leur expulsion sur le fondement des dispositions précitées.
7. Il est constant que M. I A E et Mme H se maintiennent, avec leurs trois enfants nés le 29 août 2003, 5 mai 2005 et 8 août 2010, dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile, alors que leurs demandes d'asile ont été définitivement rejetées. Il résulte toutefois de l'instruction que leur fils aîné, C âgé de 19 ans, souffre d'une mucoviscidose sévère, associée à une insuffisance hépatique et un diabète, nécessitant des soins quotidiens contraignants et bénéficie d'ailleurs à ce titre d'un titre de séjour pour raisons de santé valable jusqu'au 23 juin 2023. Les défendeurs produisent un certificat médical du 5 décembre 2022 attestant que l'absence d'hébergement du jeune C dans les conditions météorologiques actuelles et eu égard au niveau de soins nécessaires serait de nature à mettre en jeu son pronostic vital. S'il est constant que la famille a pu être hébergée au début de l'année 2022 chez une cousine de Mme H, M. I A E a indiqué à l'audience que cette personne n'était plus en capacité de les héberger dès lors qu'elle accueillait désormais sa propre famille et que le logement était trop exigu. Il résulte également de l'instruction que les démarches de la famille pour obtenir un logement social se sont avérées à ce jour infructueuses. En outre, la situation administrative de la famille est susceptible d'évoluer dès lors que M. I A E et Mme H, qui étaient titulaires de titres de séjour en tant que parents accompagnant d'enfant malade les autorisant à travailler, ont déposé, au mois de mars 2022, dès lors que leur enfant était devenu majeur, des demandes d'admission exceptionnelle au séjour et sont convoqués dans ce cadre le 27 décembre 2022 à la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Par suite, et alors que le préfet d'Ille-et-Vilaine ne propose ni ne garantit aucune solution d'hébergement d'urgence en particulier à M. C A E, qui s'il est désormais majeur, vit avec sa famille, la demande d'expulsion de ses parents du logement qu'ils occupent avec leurs trois enfants du B situé à Orgères doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, comme dépourvue d'urgence et se heurtant, en l'état de l'instruction, à une contestation sérieuse, et ce alors même que le dispositif d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile est saturé en Ille-et-Vilaine, et plus généralement en Bretagne.
8. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par les défendeurs, de rejeter la requête du préfet d'Ille-et-Vilaine.
Sur les frais liés au litige :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. A E et Mme H tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête du préfet d'Ille-et-Vilaine est rejetée.
Article 3 : Les conclusions présentées par M. A E et Mme H sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à M. I A E et Mme D H et à M. C A E.
Copie en sera adressée au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 16 décembre 2022.
Le juge des référés,
signé
F. GLe greffier,
signé
M.-A. Vernier
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026