jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2206032 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | MSS 6ème chambre M. LE ROUX |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 30 novembre 2022, 10 juillet 2023,
22 janvier 2024 et 19 juin 2024, Mme A D demande au tribunal l'obtention des copies des documents que son employeur refuse de lui communiquer ainsi que le " respect de [ses] droits comme tous les agents contractuels de droit public conformément à la législation en vigueur ".
Elle soutient que :
- elle souhaiterait avoir l'avis du tribunal concernant les irrégularités qu'elle a constatées suite à la demande de communication de l'intégralité de son dossier individuel. ;
- plusieurs documents administratifs comprennent des erreurs et inexactitudes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2023, le centre de gestion de la fonction publique territoriale du Morbihan conclut au rejet ou à l'irrecevabilité de la requête.
Il fait valoir que s'agissant de la demande de communication de pièces du dossier médical inexistantes, ainsi que des autres demandes en annulation compte tenu de la tardiveté des demandes au regard des voies et délais de recours et des éventuelles demandes de plein contentieux à défaut de demande préalable et de précision sur un préjudice chiffré associés aux éventuelles irrégularités signalées.
Par deux mémoires, enregistrés les 4 juillet 2024 et 2 août 2024, le centre communal d'action sociale de Malestroit, représenté par le cabinet d'avocats Lexcap, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme D la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable ; le juge administratif ne peut pas prononcer d'injonctions à titre principal ; la requérante n'attaque pas une décision clairement identifiée ; la requérante ne formule aucun moyen de fait ou de droit ; les conclusions sont tardives ;
- les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Un mémoire a été enregistré pour Mme D le 12 septembre 2024 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public,
- et les observations de Me Cazo, représentant le CCAS de Malestroit.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis du 6 octobre 2022, la commission d'accès aux documents administratifs tenant compte de ce que la réponse de la directrice de la Résidence Autonomie le Val d'Oust l'avait informée que les documents demandés avaient été transmis à Mme D par courrier du 13 septembre 2022 et que cette réponse précisait que la Résidence Autonomie le Val d'Oust ne détenait pas de copie du certificat médical établi par le docteur C le 28 mai 2018 dont un seul exemplaire avait été établi et remis à Mme D, a considéré que la demande avait été satisfaite, et que la demande d'avis devait être déclarée sans objet.
2. Si Mme D demande au tribunal l'obtention des copies des documents que son employeur refuse de lui communiquer ainsi que le " respect de [ses] droits comme tous les agents contractuels de droit public conformément à la législation en vigueur ", cette demande imprécise au regard de ce qui a été rappelé au point 1 ne permet pas de donner une portée utile à ses conclusions. En outre, les moyens développés dans la requête tendant à critiquer les documents communiqués le 13 septembre 2022 sont sans incidence sur le présent litige qui ne vise qu'à la communication de documents administratifs.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que la requête de Mme D doit être rejetée.
4. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme D le versement au CCAS de Malestroit de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre communal d'action sociale de Malestroit au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, au centre de gestion de la fonction publique territoriale du Morbihan et au centre communal d'action sociale de Malestroit.
Copie en sera adressée à la Commission d'accès aux documents administratifs.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
P. BLe greffier,
Signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026