mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2301574 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Vice-président Contentieux sociaux |
| Avocat requérant | LEVACHER & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 mars 2023, M. B A, représenté par
Me Levacher forme opposition à la contrainte émise à son encontre le 27 février 2023 par la caisse d'allocations familiales (CAF) d'Ille-et-Vilaine tendant au recouvrement de la somme de
6 446,90 euros au titre d'indus de prime exceptionnelle de fin d'année, d'allocation de logement sociale (ALS), d'aide covid-19.
Il soutient que :
- il est de bonne foi, il a quitté son logement dans le but d'améliorer sa situation financière ;
- sa situation financière ne lui permet pas de rembourser l'indu mis à sa charge : il doit verser une pension alimentaire mensuelle de 105 euros à sa fille, il reçoit de l'argent de son père, il a vécu momentanément chez ses parents.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2024, la caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête, en tant qu'elle concerne l'ALS, est irrecevable en raison de sa tardiveté sur la contestation du bien-fondé de cet indu ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Descombes, président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Descombes, président-rapporteur,
- et les observations de Mme C représentant la caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A bénéficiait d'un droit au revenu de solidarité active (RSA) depuis sa demande du 22 avril 2016, dans laquelle il se déclarait séparé depuis le 19 mars 2015 et sans enfant à charge. M. A bénéficiait d'un droit à l'ALS compte tenu de sa demande du
14 février 2018. Bénéficiant du RSA et de l'ALS, M. A a également bénéficié des primes exceptionnelles de fin d'année et celles de la solidarité. A la suite d'un rapport d'enquête, la CAF a constaté que M. A, n'avait pas déclaré qu'il ne vivait plus dans le logement pour lequel il bénéficiait de l'ALS, et ce depuis le 1er novembre 2019 et qu'il n'avait pas mentionné qu'il percevait des pensions alimentaires et d'autres revenus. M. A s'est vu réclamer la somme totale de 11 680,36 euros au titre d'un indu de RSA, d'ALS, de primes exceptionnelles et d'aide exceptionnelle de solidarité. La CAF d'Ille-et-Vilaine a été chargée du recouvrement du trop-perçu. Une mise en demeure de payer a été envoyée à M. A le 2 août 2022 s'agissant des primes exceptionnelles. Une contrainte a été délivrée à son encontre par la CAF en vue du recouvrement de la somme de 6 446,90 euros représentant les trop-perçus d'ALS et d'aides exceptionnelles. M. A demande l'annulation de cette contrainte.
2. Pour demander la décharge de l'obligation de payer une somme résultant d'une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales, le requérant ne peut utilement se prévaloir que de moyens susceptibles d'avoir une incidence sur le principe, la quotité et sur l'exigibilité de la créance de la caisse d'allocations familiales.
3. En l'espèce, M. A ne conteste pas le bien-fondé de l'indu qui lui est réclamé et qui résulte de la régularisation de son dossier, mais fait seulement valoir qu'il est dans l'impossibilité de rembourser la somme mise à sa charge. Cette circonstance, à la supposer établie, est malheureusement sans incidence sur la régularité, la validité et le bien-fondé de la contrainte en litige. Le moyen tiré de sa situation de précarité doit donc être rejeté comme étant inopérant.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.
Le président rapporteur,
signé
G. DescombesLa greffière,
signé
E. Le Magoariec
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et au ministre délégué chargé du logement en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026