jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2301736 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | DOUARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 mars 2023, le préfet du Finistère demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion sans délai de M. D du logement qu'il occupe au sein du dispositif d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) Adoma situé 12 rue de Touraine à Brest (29200) ;
2°) d'autoriser le concours de la force publique pour procéder à l'évacuation forcée des lieux ;
3°) de l'autoriser à donner toutes instructions utiles au gestionnaire de l'HUDA Adoma, afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. C, à défaut pour lui de les avoir emportés.
Il soutient que :
- les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile donnent compétence au juge des référés du tribunal administratif pour prononcer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et sur sa saisine, une injonction de quitter les lieux à l'encontre de l'occupant irrégulier d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile ;
- les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies, dès lors que le maintien, sans titre, de M. C dans le logement qu'il occupe fait obstacle à l'hébergement et l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile : 71 familles de demandeurs d'asile sont en attente d'une place d'hébergement dans le département du Finistère au 31 janvier 2023 ;
- l'injonction sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse, dès lors que M. C se maintient illégalement dans ce logement, malgré le rejet de sa demande d'asile par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 7 juin 2022, confirmée par décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 18 octobre 2022, et en dépit d'une notification de sortie du 27 décembre 2022, notifiée le 4 janvier 2023 et fixée au 11 courant octobre, ainsi que d'une mise en demeure de quitter les lieux dans un délai de quinze jours du 27 janvier 2023, notifiée le 10 février suivant et restée infructueuse.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2023, M. D, représenté par Me Douard, conclut à son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire, au rejet de la requête ou à ce que lui soit accordé un délai de six mois pour quitter son logement et à la mise à la charge de l'État de la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son avocat contre sa renonciation à percevoir la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Il fait valoir que :
- eu égard à son extrême vulnérabilité, la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite ; il est hospitalisé en service des maladies infectieuses depuis le 10 avril 2023, pour une durée indéterminée ; son état de santé n'est pas compatible avec une absence de logement stable ;
- il a présenté une demande d'hébergement et son dossier a été présenté à la commission SIAO le 13 février 2023 ; il reste en attente d'une réponse sur sa demande ;
- il n'est pas justifié de la saturation du dispositif d'accueil ; les données du préfet ne sont pas exactes ; seules 65 familles sont en attente d'un hébergement, dont la moitié relève de la procédure Dublin ;
- la mise en demeure n'a pas été envoyée à l'adresse où il réside ;
- il n'a pas été effectivement informé de la possibilité de saisir l'Office français de l'immigration et de l'intégration de la possibilité d'obtenir une aide au retour, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 522-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le courrier du 27 décembre 2022 lui a été remis en mains propres, sans interprète, alors qu'il ne lit pas le français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique du 13 avril 2023 :
- le rapport de Mme B ;
- les observations de Me Douard et de Mme A, élève-avocate, représentant M. C, qui persistent dans leurs conclusions écrites, par les mêmes arguments et qui font notamment valoir que :
* la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite eu égard à l'état de santé de M. C, qui ne permet pas une vie dans la rue ;
* la procédure d'expulsion est irrégulière : la notification de l'OFII a été faite sans interprète, ce qui l'a privé de la possibilité de solliciter l'aide au retour et de bénéficier du droit au maintien dans son logement attaché à cette aide ;
* il justifie de circonstances exceptionnelles et d'un droit à l'hébergement, eu égard à sa vulnérabilité ;
* il a entamé des démarches pour trouver un autre logement.
Le préfet du Finistère n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Des pièces ont été produites pour M. C à 12h23 après la clôture d'instruction qui n'ont pas été communiquées.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle :
1. M. C ne justifiant pas avoir déposé une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il n'y a pas lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
3. Aux termes de l'article L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre État européen ". Aux termes de son article L. 551-11 : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ". Aux termes de son article L. 542-1 : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de son article L. 552-15 : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. / Le premier alinéa n'est pas applicable aux personnes qui se sont vues reconnaître la qualité de réfugié ou qui ont obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire. Il est en revanche applicable aux personnes qui ont un comportement violent ou commettent des manquements graves au règlement du lieu d'hébergement. / La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire ". Enfin, aux termes de son article R. 552-15 : " Pour l'application du premier alinéa de l'article L. 552-15, si une personne se maintient dans le lieu d'hébergement après la date mentionnée à l'article R. 552-12 ou, le cas échéant, après l'expiration du délai prévu à l'article R. 552-13, le préfet du département dans lequel se situe ce lieu d'hébergement ou le gestionnaire du lieu d'hébergement met en demeure cette personne de quitter les lieux dans les cas suivants : / 1° La personne ne dispose pas d'un titre de séjour et n'a pas sollicité d'aide au retour volontaire ou a refusé l'offre d'aide au retour volontaire qui lui a été présentée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration ; / () Si la mise en demeure est infructueuse, le préfet ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut, après une décision de rejet définitive et dans les conditions prévues à l'article L. 552-15, saisir le président du tribunal administratif afin d'enjoindre à cet occupant de quitter les lieux ".
4. Il résulte de ces dispositions que, saisi par le préfet d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile d'un étranger dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, le juge des référés du tribunal administratif y fait droit dès lors que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
5. M. C, ressortissant géorgien né le 18 octobre 1977, est entré en France le 22 février 2022. Il a demandé son admission au séjour au titre de l'asile et a bénéficié, dans ce cadre, d'un logement au sein d'un HUDA, effectif à compter du 6 mai 2022. Sa demande d'asile a été rejetée par décision de l'OFPRA du 7 juin 2022, confirmée par décision de la CNDA du 18 octobre 2022.
6. L'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a informé M. C, par courriers du 27 décembre 2022 remis en mains propres le 4 janvier 2023, de ce qu'il devait libérer le logement occupé le 10 courant et de ce qu'il pouvait bénéficier de l'aide au retour. L'intéressé n'ayant pas sollicité cette aide et se maintenant dans ledit logement, le préfet du Finistère l'a mis en demeure, par courrier du 27 janvier 2023, notifié le 10 février suivant, de quitter et libérer son logement dans un délai de quinze jours. Cette mise en demeure étant restée infructueuse, le préfet du Finistère demande, par la présente requête et sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, son expulsion du logement qu'il occupe au sein de l'HUDA Adoma, situé 12 rue de Touraine à Brest (29200).
7. D'une part, il est constant que la demande d'asile de M. C a été définitivement rejetée et que l'intéressé ne bénéficie ainsi plus du droit d'être hébergé dans un lieu d'accueil pour demandeurs d'asile.
8. Si M. C fait valoir que la procédure n'est pas régulière, dès lors que la décision de fin de prise en charge ne lui a pas été notifiée par le biais d'un interprète et que la mise en demeure ne lui a pas été envoyée à l'adresse de son lieu d'hébergement, il résulte de l'instruction que la mise en demeure préfectorale a été envoyée à l'adresse de sa domiciliation administrative, située 8 rue de Touraine à Brest (29200) et que l'intéressé a au demeurant signé le bordereau de réception de ce pli, le 10 février 2023.
9. Aux termes par ailleurs de l'article L. 141-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des dispositions du présent code, l'usage de la langue française est prescrit dans les échanges entre le public et l'administration, conformément à la loi n° 94-655 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française ". Aux termes de son article L. 141-2 : " Lorsqu'un étranger fait l'objet d'une décision de refus d'entrée en France, de placement en rétention ou en zone d'attente, de retenue pour vérification du droit de circulation ou de séjour ou de transfert vers l'État responsable de l'examen de sa demande d'asile et qu'il ne parle pas le français, il indique au début de la procédure une langue qu'il comprend. Il indique également s'il sait lire. / Ces informations sont mentionnées sur la décision de refus d'entrée, de placement ou de transfert ou dans le procès-verbal prévu au premier alinéa de l'article L. 813-13. Ces mentions font foi sauf preuve contraire. La langue que l'étranger a déclaré comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure. / Si l'étranger refuse d'indiquer une langue qu'il comprend, la langue utilisée est le français ". Aux termes de son article L. 142-3 : " Lorsque les dispositions du présent code prévoient qu'une information ou qu'une décision doit être communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend, cette information peut se faire soit au moyen de formulaires écrits dans cette langue, soit par l'intermédiaire d'un interprète. L'assistance de l'interprète est obligatoire si l'étranger ne parle pas le français et qu'il ne sait pas lire. / () ".
10. Aucune des dispositions du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ne prévoit que les actes préalables à la procédure d'expulsion d'un étranger, qui s'est vu refuser le droit d'asile, du logement qu'il occupe au sein d'un centre d'accueil de demandeurs d'asile relève des informations, mesures et décisions devant être notifiées dans une langue que l'étranger a déclarée comprendre, et aucune autre disposition ni aucun principe général n'impose que, dans le cadre de la procédure en litige, l'étranger soit informé de la fin de sa prise en charge et de sa possibilité de solliciter l'aide au retour par le biais d'un interprète. M. C n'est par suite pas fondé à faire valoir que la procédure préalable à son expulsion ne serait pas régulière.
11. S'il résulte par ailleurs de l'instruction que M. C présente un état de santé dégradé, ayant été pris en charge en Géorgie, en 2019, pour un cancer digestif, hospitalisé en mars 2023 pour une lombosciatique manifestement récidivante, et hospitalisé depuis le 12 avril 2023 au sein du service des maladies infectieuses du centre hospitalier de Brest, sans précision toutefois sur sa pathologie, les documents médicaux produits ne permettent pas d'établir une altération majeure de son état de santé et l'incompatibilité de cet état de santé avec une absence d'hébergement. En tout état de cause, la sortie du dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile n'a ni pour objet, ni pour effet, de faire obstacle ou mettre fin à sa prise en charge thérapeutique. Ainsi, la demande d'expulsion présentée par le préfet du Finistère ne souffre d'aucune contestation sérieuse.
12. D'autre part, il résulte de l'instruction qu'au 31 janvier 2023, le département du Finistère dispose de 999 places pour demandeurs d'asile, dont 553 places en CADA avec un taux d'occupation de 99,8 % et 446 places en HUDA/PRADHA avec un taux d'occupation de 100 %. La région Bretagne dispose, à cette même date, de 1 673 places en HUDA/PRAHDA, occupées à 100 % et 2 514 places en CADA, occupées à 99,6 %. À cette même date, 877 demandeurs d'asile célibataires et sans enfant étaient en attente d'hébergement au niveau régional, dont 65 dans le département du Finistère. Il est ainsi établi, eu égard aux données chiffrées produites, suffisamment récentes, que le dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile est actuellement saturé en Bretagne, notamment dans le département du Finistère, et que le maintien dans les lieux de M. C fait obstacle à l'accueil d'autres personnes ayant vocation à bénéficier de ce dispositif. L'expulsion de l'intéressé présente, par suite, un caractère d'urgence et d'utilité.
13. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire droit aux conclusions du préfet du Finistère tendant à ce que soit enjoint la libération par M. C du logement qu'il occupe au sein de l'HUDA Adoma situé 12 rue de Touraine à Brest (29200). Faute pour l'intéressé et toute personne l'accompagnant d'avoir libéré les lieux, l'autorité préfectorale est autorisée à faire procéder à son expulsion, au besoin avec le concours de la force publique, passé un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Cette autorité est également autorisée à donner toutes instructions utiles au gestionnaire de l'HUDA Adoma, afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. C, à défaut pour lui d'avoir emporté ses effets personnels.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : M. C n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il est enjoint à M. C de libérer le logement qu'il occupe au sein de l'HUDA Adoma situé 12 rue de Touraine à Brest (29200) et d'évacuer ses biens.
Article 3 : À défaut pour M. C de déférer à l'injonction prononcée à l'article 1er, le préfet du Finistère pourra faire procéder d'office à son expulsion et, en cas de besoin, requérir le concours de la force publique en vue d'assurer l'exécution de la présente ordonnance, passé un délai de quinze jours à compter de sa notification.
Article 4 : Le préfet du Finistère est autorisé à donner toutes instructions utiles au gestionnaire de l'HUDA Adoma, afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. C, à défaut pour lui d'avoir emporté ses effets personnels.
Article 5 : Les conclusions de M. C présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée M. D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera transmise pour information au préfet du Finistère.
Fait à Rennes, le 13 avril 2023.
Le juge des référés,
signé
O. BLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
4
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026