LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2302504

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2302504

mercredi 18 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2302504
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationMSS 5ème chambre M. TERRAS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ancien infirmier militaire, qui demandait l'annulation du refus de réviser sa pension de retraite. Le requérant contestait le calcul de sa pension, estimant que son nouvel indice, obtenu suite à un reclassement indiciaire lié au "Ségur de la santé", devait être pris en compte. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite, M. A ne détenait pas son nouvel échelon depuis au moins six mois au moment de sa radiation des cadres. Par conséquent, la condition de détention effective n'étant pas remplie, le rejet de sa demande de révision de pension était légal.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 mai 2023, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 15 mars 2023 rejetant sa demande de révision de pension de retraite au 6ème échelon de son grade d'infirmiers en soins généraux.

Il soutient que :

- il a bénéficié d'une décision de reclassement indiciaire le 10 octobre 2022 qu'il n'a appris que le 14 février 2023 ;

- ce nouvel indice est revalorisant et le service de retraite doit prendre en compte l'ancienneté acquise dans l'antériorité d'obtention de l'indice et lui permettre de justifier de plus de 6 mois d'ancienneté au 30 avril 2022.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 juillet 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 mai 2025, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Terras, premier conseiller, en application de l'article R. 223-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Terras,

- et les conclusions de M. Desbourdes, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ancien infirmier des services généraux qui a servi pendant 24 ans, 5 mois et 29 jours, est titulaire d'une pension de retraite concédée par arrêté du 9 mai 2022 avec date d'effet au 1er mai 2022, calculée sur la base de son grade d'infirmier en soins généraux et spécialisés de deuxième grade des hôpitaux des armées 7ème échelon indice majoré 544. Ayant appris, le 14 février 2023, qu'il avait bénéficié d'un avancement d'échelon au 10 octobre 2022, dans le cadre de la transposition du " Ségur de la santé " au service de santé des armées, il a sollicité la révision de sa pension sur la base de son nouvel indice, qui lui a été refusée. Il demande au tribunal l'annulation de la décision ayant rejeté sa demande.

Sur les conclusions d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " I. - Aux fins de liquidation de la pension, le montant de celle-ci est calculé en multipliant le pourcentage de liquidation tel qu'il résulte de l'application de l'article L. 13 par le traitement ou la solde soumis à retenue afférents à l'indice correspondant à l'emploi, grade, classe et échelon effectivement détenus depuis six mois au moins par le fonctionnaire ou militaire au moment de la cessation des services valables pour la retraite ou, à défaut, par le traitement ou la solde soumis à retenue afférents à l'emploi, grade, classe et échelon antérieurement occupés d'une manière effective, sauf s'il y a eu rétrogradation par mesure disciplinaire. La condition des six mois ne sera pas opposée en cas de décès ou bien lorsque l'agent n'est plus en service par suite, dans l'un et l'autre cas, d'un accident survenu en service ou à l'occasion du service. () "

3. Il résulte de ces dispositions que lorsqu'un fonctionnaire ou militaire ne détient pas, au moment de sa cessation de services, au moins six mois d'ancienneté dans l'emploi, grade, classe et échelon afférents à son dernier indice, le montant de sa pension est calculé en se fondant sur le traitement ou la solde soumis à retenue afférents à l'emploi, grade, classe et échelon qu'il occupait antérieurement de manière effective.

4. En l'espèce, il résulte de l'instruction que, sur la base du décret du 24 décembre 2021 transposant aux corps de militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux les grilles indiciaires dont bénéficient les différents corps paramédicaux de la fonction publique hospitalière, M. A a bénéficié d'un reclassement d'un échelon 7 avec un indice brut de 652 à un échelon 6 avec indice brut de 669 avec une date d'effet au 1er janvier 2022, date d'entrée en vigueur du décret précité.

5. Ce faisant, et alors que M. A a été radié des cadres le 30 avril 2022, il n'a pas effectivement bénéficié de cet échelon pendant six mois mais seulement pendant quatre mois. Son nouvel échelon ne pouvait ainsi être pris en compte dans le calcul de sa pension, alors même qu'il a bénéficié, sur son nouvel échelon, d'une reprise d'ancienneté de 9 mois et 11 jours à la date de son reclassement, l'ancienneté ainsi reprise n'équivalant pas à une détention effective du nouveau grade ou échelon au sens de ces dispositions.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision rejetant la révision de sa pension militaire de retraite doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et au ministre des armées.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

F. Terras

La greffière,

Signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions