mardi 20 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2303215 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS GRIFFITHS DUTEIL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 juin 2023, la société Matière, représentée par
Me Griffiths (cabinet Griffiths Duteil Associés), demande au tribunal :
1°) l'annulation du titre exécutoire n° 04000 070 026 029 485623 2021 0000129 d'un montant de 1 100 365,23 euros émis et rendu exécutoire le 17 août 2022 par le ministre des
armées - établissement du service d'infrastructure de la défense (ESID) de Brest, ainsi que la décision du 18 avril 2023 par laquelle le ministre des armées a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre ce titre ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- l'ordonnance n° 2302909 du 8 février 2024 de la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Pau.
Vu le code de justice administrative et notamment ses articles R. 342-2 et R. 342-3.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 342-2 du code de justice administrative : " Lorsque deux tribunaux administratifs sont simultanément saisis de demandes distinctes mais connexes, relevant normalement de leur compétence territoriale respective, chacun des deux présidents intéressés saisit le président de la section du contentieux du Conseil d'État et lui adresse le dossier de la demande. / L'ordonnance de renvoi est notifiée au président de l'autre tribunal administratif qui transmet au président de la section du contentieux le dossier de la demande soumise à son tribunal. ". Selon l'article R. 342-3 du même code : " Le président de la section du contentieux se prononce sur l'existence du lien de connexité et détermine la ou les juridictions compétentes pour connaître des demandes. Il est fait application des dispositions de l'article R. 351-2 et des articles R. 351-4 à R. 351-7. ".
2. La société Matière demande l'annulation du titre exécutoire d'un montant de
1 100 365,23 euros émis et rendu exécutoire le 17 août 2022 par le ministre des armées - établissement du service d'infrastructure de la défense (ESID) de Brest, ainsi que la décision du 18 avril 2023 par laquelle le ministre des armées a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé contre ce titre. Au vu des faits en litige, cette requête est connexe de la requête n° 2302909 présentée par la société Matière et enregistrée au tribunal administratif de Pau. La présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Pau a transmis au Conseil d'Etat la requête de la société Matière qui a été enregistrée à la Section du contentieux du Conseil d'Etat sous le n° 491600. Dès lors, il y a lieu, en application des dispositions de l'article R. 342-2 du code de justice administrative, de transmettre la requête de la société Matière au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat pour qu'il se prononce sur le lien de connexité entre ces requêtes et détermine la juridiction compétente pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de la société Matière est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'État, à la présidente du tribunal administratif de Pau, à la société Matière, au ministre des armées et à la direction départementale des finances publiques des Landes.
Fait à Rennes, le 20 février 2024.
Le président,
Signé
E. Kolbert
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026