LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2304384

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2304384

mercredi 15 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2304384
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationVice-président Contentieux sociaux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné deux requêtes de Mme C... concernant des demandes de remise de dettes liées à la prime d'activité (358,68 euros) et au revenu de solidarité active (RSA) (588,33 euros). Pour la prime d'activité, le tribunal a constaté que la CAF avait accordé une remise partielle ramenant la dette à 89,67 euros, rendant le litige sans objet sur le montant initial. S'appuyant sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal a examiné la possibilité d'une remise pour bonne foi ou précarité, mais la solution retenue n'est pas explicitement détaillée dans l'extrait fourni.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête, enregistrée le 10 août 2023, Mme D... C..., demande au tribunal d'annuler la décision du 1er aout 2023 par laquelle la caisse d’allocations familiales (CAF) des Côtes-d'Armor a refusé de lui accorder une remise de dette de prime d'activité d'un montant de 358,68 euros.

Elle soutient que sa situation financière ne lui permet pas de rembourser l’indu mis à sa charge.

Par un mémoire, enregistré le 5 juin 2025, la caisse d’allocations familiales (CAF) des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :
l’état de précarité de la requérante n’est pas avéré ;
le litige est devenu sans objet, car la décision litigieuse a été annulée.

II- Par une requête, enregistrée le 6 mars 2025, Mme D... C..., demande au tribunal d’annuler la décision du 31 mars 2025 par laquelle le département des Côtes-d’Armor a refusé de lui accorder une remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant de 588,33 euros.

Elle soutient que sa situation financière ne lui permet pas de rembourser l’indu mis à sa charge.

Par un mémoire, enregistré le 5 juin 2025, la caisse d’allocations familiales (CAF) des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu’il revient au seul département de connaître de ce litige.

Par un mémoire, enregistré le 4 juillet 2025, le département des Côtes-d’Armor conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la dette est fondée et que le refus est justifié en fait et en droit.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Descombes, président, en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Descombes, président-rapporteur,
- les observations de Mme B..., représentant la CAF des Côtes-d’Armor,
- et les observations de M. A..., représentant le département des Côtes-d'Armor.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience, en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :
Les requêtes nos 2304384et n°2501393 ont été introduites par la même requérante, présentent à juger des questions connexes et ont donné lieu à une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.

S’agissant de la prime d’activité, par une demande en date du 6 décembre 2017, Mme C... a sollicité le bénéfice de celle-ci. Suite à une divergence dans les ressources déclarées auprès de la DGFIP et la CAF, cette dernière a mis à la charge de l’intéressée un indu de prime d’activité d’un montant de 358,68 euros. Mme C... a sollicité la remise de sa dette, mais par une décision du 1er août 2023, la CAF des Côtes-d’Armor a refusé de faire droit à sa demande. Toutefois, par une décision du 7 avril 2025, le directeur de la CAF a accordé à l’intéressée une remise partielle de sa dette, ramenant celle-ci à la somme de 89,67 euros. S’agissant du RSA, la requérante en bénéficie depuis le 1er octobre 2017. Par une décision du 20 janvier 2025, la CAF lui a notifié une dette de RSA d’un montant de 2 361,33 euros, pour la période allant de septembre à décembre 2024, du fait du versement de cette allocation à titre d’avance sur l’octroi futur d’une pension d’invalidité, dont, 1 773 euros ont été régularisés avec l’organisme de pension. Par une décision du même jour, l’allocation pour adulte handicapé (AAH) lui a été accordée, avec effet rétroactif au 30 septembre 2024. Par un recours du 23 janvier 2025, Mme C... a sollicité la remise de sa dette. Postérieurement à l’enregistrement de la présente requête, par une décision du 31 mars 2022, le département des Côtes-d’Armor a rejeté son recours.

Sur la fin de non-recevoir :

Lorsqu’une décision administrative faisant l’objet d’un recours contentieux est retirée en cours d’instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l’annulation de la nouvelle décision. Lorsque que le retrait a acquis un caractère définitif, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.

En l’espèce, si la CAF défenderesse soutient que le litige concernant l’indu est devenu sans objet en raison de l’annulation de la décision litigieuse, il résulte en effet de l’instruction que par une décision du 7 avril 2025, le directeur de la caisse d'allocations familiales a accordé à l’intéressée une remise partielle de sa dette, ramenant celle-ci à la somme de 89,67 euros. Par suite, il y a lieu de considérer que les conclusions présentées par Mme C... en matière de prime d’activité tendent à la remise de la dette restant à devoir, d’un montant de 89,67 euros.

Sur la remise de dette :

Aux termes du premier alinéa de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : « Tout paiement indu de prime d’acticité est récupéré par l'organisme chargé de son service » et aux termes du septième alinéa de cet article : « La créance peut être remise ou réduite par l'organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ».

Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire. Pour l’examen de ces deux conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l’administration.

En l’espèce, la requérante dont les dernières ressources connues sont de 1 387,25 euros par mois (14 847 euros de revenu fiscal de référence pour l’année 2022 et 150 euros de pension alimentaire), fait état de 1 085,43 euros de charges courantes (37 euros de factures de gaz, 35,32 euros d’assurance automobile, 19,52 euros d’assurances habitation, 26,99 euros de forfait internet, 12,99 euros de forfait mobile, 49,83 euros de complémentaire santé, 40,78 euros de facture d’eau, 71 euros de facture d’électricité, 250 euros d’allocation à son fils, 542 euros de loyer) et de 9 873,98 euros de dettes (1 000 euros de crédit, 8 397,98 euros de prêt étudiant pour son fils, 476 euros de dette de loyer). Par suite, dans les circonstances de l’espèce, la requérante justifie être dans une situation de précarité telle qu’elle serait dans l’incapacité de rembourser l’intégralité de l’indu restant à sa charge. Il y a donc lieu de lui accorder une remise totale de ses dettes.

Il résulte de ce qui précède que Mme C... est fondée à obtenir une remise totale de ses dettes restantes de prime d'activité et de RSA à hauteur des montants respectifs de 89,67 euros et de 588,33 euros.


DÉCIDE :


Article 1er : Les décision du 1er août 2023 et du 31 mars 2025 sont annulées en tant qu’elles sont contraires à ce qui est exposé au point 8 du présent jugement.

Article 2 : Il est fait droit à la demande de remise totale des indus de prime d’activité et de RSA à hauteur des montants respectifs restant à devoir de 89,67 euros et de 588,33 euros.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D... C..., au président du conseil départemental des Côtes d’Armor et à la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles.

Copie en sera transmise à la caisse d’allocation familiales des Côtes-d’Armor.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2025.


Le président-rapporteur,


Signé


G. DescombesLa greffière d’audience,


Signé


V. Le Boëdec
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière d’audience

Signé

V. Le Boëdec


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions