Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er septembre 2023 et 18 septembre 2025, Mme C... B..., représentée par Me Tessier, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 11 juillet 2023 du président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine rejetant son recours administratif préalable obligatoire et confirmant la créance de revenu de solidarité active (RSA) mise à sa charge pour un montant de 373,16 euros pour la période comprise entre les mois de mars et avril 2020 inclus ;
2°) d’annuler la décision implicite née le 3 juillet 2023 du silence gardé par la directrice de la caisse d'allocation familiales (CAF) d'Ille-et-Vilaine sur son recours et confirmant la créance d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant de 4 329,12 euros pour la période comprise entre les mois de janvier 2021 et mars 2023 inclus ;
3°) d’enjoindre à la caisse d'allocations familiales et au département d’Ille-et-Vilaine de lui restituer les sommes susceptibles d’avoir été d’ores et déjà retenues sur ses prestations en remboursement de ces créances ;
4°) de mettre à la charge solidaire de la caisse d'allocations familiales et du département d’Ille-et-Vilaine la somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision initiale de la caisse d'allocations familiales du 3 avril 2023 est entachée d’un défaut de motivation ;
- en ce qui concerne la décision implicite de la caisse d'allocations familiales du 3 juillet 2023 :
- elle est entachée d’un défaut de motivation et aucune motivation a posteriori ne saurait intervenir ;
- la procédure de recouvrement de la créance d’APL est prescrite pour la période antérieure au 3 avril 2021 ;
- les ressources qu’elle a perçues des proches qui l’ont aidée et qui ont été prises en compte dans la détermination rétroactive de ses droits à l’APL et de la créance en résultant ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu et ne devaient pas être retenues en application notamment des articles R. 822-4 et R. 822-5 du code de la construction et de l’habitation ; elle a parfaitement déclaré ses revenus ;
- elle a toujours eu sa résidence principale en France en dépit de ses voyages à l’étranger ;
- en ce qui concerne la décision du 11 juillet 2023 du président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine :
- elle est entachée d’incompétence ;
- la procédure de recouvrement de la créance de revenu de solidarité active est prescrite ;
- les séjours qu’elle aurait effectués à l’étranger à compter du mois d’octobre 2020 ne sauraient avoir d’incidence sur ses droits au RSA pour la période de la créance en litige comprise entre les mois de mars et avril 2020.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 novembre 2023, le département d’Ille-et-Vilaine demande à être mis hors de cause d’agissant des indus d’APL et d’allocations aux adultes handicapés (AAH) et conclut, s’agissant de la créance de RSA, au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n’est pas compétent pour connaître des conclusions dirigées contres les indus d’APL et d’AAH ;
- les moyens soulevés par Mme B..., s’agissant de l’indu de RSA, ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 20 novembre 2024 et 22 septembre 2025, la caisse d'allocations familiales d'Ille-et-Vilaine conclut, s’agissant de la créance d’APL, au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la décision initiale du 3 avril 2023 a été retirée et remplacée par une décision du 15 février 2024 répondant aux exigences de l’article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale à l’encontre de laquelle la requérante n’a pas introduit de recours administratif préalable obligatoire ;
- l’indu d’APL en litige a été annulé pour l’année 2023 et ne s’élève dès lors plus qu’à la somme de 3 848,19 euros pour la période comprise entre les mois de janvier 2021 et décembre 2022 inclus ;
- cet indu a été confirmé par une décision explicite du 6 septembre 2023 ;
- cet indu est fondé et résulte de ce que la requérante n’avait pas en 2021 et 2022 sa résidence principale en France, au sens des dispositions de l’article R. 822-23 du code de la construction et de l’habitation;
- la requérante ne peut utilement soutenir qu’elle aurait été retenue en Grèce jusqu’au mois de juin 2021 en raison du confinement dès lors qu’elle est repartie de France ce même mois pour n’y revenir qu’au mois de juillet 2022 ; elle n’a alors donc pas résidé au moins huit mois en France en 2021 et 2022 et ne pouvait être regardée comme y ayant sa résidence principale ;
- l’action en recouvrement de ce trop-perçu se prescrit par cinq ans en application des dispositions de l’article L. 553-12 du code de la sécurité sociale dès lors qu’il résulte de fausses déclarations de la requérante.
Mme B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 24 juin 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code civil ;
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les litiges énumérés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Tessier, représentant Mme B...,
- et les observations de Mme A..., représentant la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine.
Le département d’Ille-et-Vilaine n’était pas représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience, en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. À la suite d’un contrôle de sa situation intervenu au mois de juillet 2022, la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine a constaté que Mme B..., allocataire de l’AAH, de l’APL et du RSA, avait perçu entre les mois de décembre 2019 et juin 2022 des sommes sur son compte bancaire non déclarées et qu’elle avait effectué plusieurs voyages à l’étranger. La caisse d'allocations familiales a modifié les droits de la requérante en conséquence et lui a notifié, par une décision du 3 avril 2023, un trop-perçu d’un montant total de 32 292,11 euros composé d’une créance d’AAH d’un montant de 27 589,83 euros pour la période comprise entre les mois d’octobre 2020 et mars 2023 inclus, d’une créance d’APL d’un montant de 4 329,42 euros pour la période comprise entre les mois de janvier 2021 et mars 2023 inclus, ainsi qu’une créance de RSA d’un montant de 373,16 euros au titre de mois de mars et avril 2020. La requérante demande l’annulation de la décision du 11 juillet 2023 par laquelle le président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine lui a confirmé sa dette de RSA, ainsi que la décision implicite du 3 juillet 2023 par laquelle la directrice de la caisse d'allocation familiales (CAF) d'Ille-et-Vilaine a confirmé sa dette d'aide personnalisée au logement (APL).
Sur les conclusions à fin d’annulation de la décision du 11 juillet 2023 confirmant la créance de RSA :
2. En premier lieu, par arrêté du président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine du 15 juillet 2021 régulièrement publié, Mme Caroline Roger-Moigneu, vice-présidente du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine déléguée notamment à l’insertion et à lutte contre la pauvreté, a reçu délégation pour signer notamment toutes les correspondances, actes, arrêtés, décisions en lien avec ses fonctions. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de cette décision doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes aux termes de l’article L. 262-1 du code de l’action sociale et des familles : « Le revenu de solidarité active a pour objet d'assurer à ses bénéficiaires des moyens convenables d'existence de lutter contre la pauvreté et de favoriser l'insertion sociale et professionnelle ». Aux termes de l’article L. 262-3 du même code : « Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est fixé par décret. Il est revalorisé le 1er avril de chaque année (…) / L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l’article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active (…). Aux termes de l’article R. 262-6 du même code : « Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l’ensemble des ressources, de quelque nature qu’elles soient, de toutes les personnes composant le foyer (…) ». L’article R. 262-11 du même code énumère de façon limitative les allocations ou ressources dont il n’est pas tenu compte pour l’application de l’article R. 262-6 et prévoit en particulier, dans sa rédaction applicable en l’espèce, que « Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : (…) 14° Des aides et secours financiers dont le montant ou la périodicité n'ont pas de caractère régulier ainsi que des aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation (…) ».
4. Il résulte de ces dispositions que les aides apportées par des proches ne sauraient être assimilées ni à des « aides et secours financiers dont le montant et la périodicité n'ont pas de caractère régulier », ni à des « aides et secours affectés à des dépenses concourant à l'insertion du bénéficiaire et de sa famille, notamment dans les domaines du logement, des transports, de l'éducation et de la formation » mentionnés au 14° de l’article R. 262-11 du code de l’action sociale et des familles, lequel vise, en application du 4° de l’article L. 262-3 du même code, des prestations et aides sociales à finalité sociale particulière.
5. En l’espèce, il résulte de l’instruction et il n’est pas contesté que Mme B..., alors qu’elle n’a déclaré aucune ressource pour la période de référence de la créance de RSA en litige, comprise entre les mois de décembre 2019 et février 2020, a en réalité perçu 1 960 euros au mois de décembre 2019, 1 940 euros au mois de janvier 2020 et 530 euros au mois de février 2020. Si Mme B... fait valoir que ces sommes correspondent à des aides de proches, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents qu’elle était tenue de les déclarer au titre de son RSA et que la caisse d'allocations familiales et le département d’Ille-Vilaine étaient quant à eux, pour ce seul motif, tenus d’en tenir compte dans la détermination de ses droits. Par suite, Mme B... n’est pas fondée à contester l’indu résultant de la régularisation de sa situation pour un montant de 373,16 euros.
6. En troisième lieu, aux termes de l’article L. 262-45 du code de l’action sociale et des familles : « L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. (…) ». Aux termes de l’article L. 2224 du code civil : « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer ».
7. Il résulte de ces dispositions que le délai de prescription court à compter du paiement de la prestation, seule l’existence d’une fraude ou de fausses déclarations étant de nature à reporter, à la date de découverte de celles-ci, le point de départ de la prescription de l’action en répétition de l'indu. La notion de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration doit s’entendre comme visant les inexactitudes ou omissions délibérément commises par l’allocataire dans l’exercice de son obligation déclarative.
8. Il résulte de l’instruction que Mme B..., outre qu’elle a omis d’informer la caisse d'allocations familiales de l’ensemble de ses séjours à l’étranger, a systématiquement déclaré ne percevoir aucune ressource, alors que l’instruction et le rapport d’enquête de la caisse établi le 1er mars 2023 par un agent assermenté dont les constatations font foi jusqu’à preuve du contraire en application des dispositions de l’article L. 114-10 du code de la sécurité sociale, ont mis en évidence que l’intéressée avait perçu, pour la période comprise entre les mois de juin 2019 et juin 2022, la somme totale de 43 312,71 euros, dont 7 018 euros pour la période comprise entre les mois de juin et décembre 2019 inclus, 12 556,71 euros pour l’année 2021, 15 773 euros pour l’année 2022 et 7 965 euros pour la période comprise entre les mois de janvier et juin 2022 inclus. Mme B..., à laquelle il était possible à tout moment via son compte Internet, ou par téléphone, lettre postale, ou en se rendant dans ses locaux, de saisir la caisse d'allocations familiales d’une demande d’information relative à ses obligations déclaratives, n’établit ni même ne soutient l’avoir fait. Par suite, elle doit être regardée comme ayant délibérément fait de fausses déclarations, en particulier quant à ses revenus, de telle sorte que le département d’Ille-et-Vilaine était fondé à poursuivre l’indu en résultant au-delà de la prescription biennale.
Sur les conclusions à fin d’annulation de la décision relative à la créance d’APL :
En ce qui concerne l’étendue du litige :
En premier lieu, il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’enregistrement de la requête, la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine a procédé à la remise de la dette de Mme B... au titre de l’aide personnalisée au logement à hauteur de 480,93 euros correspondant à la période de janvier à mars 2023. Les conclusions de la requête sont, par suite, dans cette mesure, devenues sans objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
En second lieu, si le silence gardé par l’administration sur une demande dont elle a été saisie a fait naître une décision implicite de rejet, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d’annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde. Par une décision explicite du 6 septembre 2023, la directrice de la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine a rejeté le recours de Mme B.... Les conclusions de Mme B... doivent ainsi être regardées comme dirigées contre cette décision explicite.
En ce qui concerne le surplus des conclusions :
11. En premier lieu, aux termes de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : « Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / (…) imposent des sujétions (…) ». Aux termes de l’article L. 211-5 de ce même code : « La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ».
12. Si Mme B... se prévaut du défaut de motivation de la décision implicite de la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine née le 3 juillet 2023, la décision du 6 septembre 2023 s’y est substituée ainsi qu’il a été dit au point 10. En l’espèce, cette décision confirmant à Mme B... la créance d’APL dont elle est désormais redevable pour un montant de 3 848,19 euros, lui rappelle les dispositions législatives et réglementaires du code de la construction et de l’habitation applicables à sa situation et indique, de manière circonstanciée, exhaustive et précise, les faits qui la fondent. Par suite, le moyen tiré de ce que cette décision serait entachée d’un défaut de motivation doit être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l’article L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation : « (…) Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement (…) ». Aux termes de l’article L. 821-2 du même code : « Les aides personnelles au logement sont accordées au titre de la résidence principale ». Aux termes de l’article R. 822-23 de ce code : « Est considéré comme résidence principale, pour l'application du premier alinéa du II de l'article L. 822-2, le logement effectivement occupé soit par le bénéficiaire de l'aide personnelle au logement (…) au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure ».
14. En l’espèce, l’instruction révèle que la créance d’APL en litige ne trouve pas son origine dans les ressources perçues par Mme B... et qu’elle a omis de déclarer, ainsi qu’il a été dit précédemment, mais résulte de ce que la requérante a séjourné à l’étranger, essentiellement en Grèce, du 1er juin au 22 septembre 2019, du 13 octobre 2020 au 4 juin 2021 et du 30 juin 2021 au 20 juillet 2022, et qu’elle ne peut dès lors justifier, conformément aux dispositions de l’article R. 822-23 précité, d’une résidence principale en France effectivement occupée au moins huit mois par an. Par suite, l’intéressée, qui ne verse aucun élément probant relatif à cette résidence durant les années 2021 et 2022 susceptible de remettre en cause les constations du contrôleur de la caisse d'allocations familiales, n’est pas fondée à contester l’indu d’APL résultant de la régularisation de sa situation.
15. Enfin, aux termes de l’article L. 821-7 du code de la construction et de l’habitation : « L'action pour le paiement de l'aide personnelle au logement et pour le recouvrement des sommes indûment payées se prescrit dans les conditions prévues à l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale (…) ». Aux termes de l’article L. 553-1 du code de la sécurité sociale : « L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. / Cette prescription est également applicable à l'action intentée par un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration, l'action de l'organisme se prescrivant alors par cinq ans. (…) ».
16. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que Mme B..., qui a fait de fausses déclarations tant sur les revenus perçus pendant la période de référence que sur sa résidence effective, n’est pas fondée à demander la mise en œuvre de la prescription biennale prévue par les dispositions citées au point précédent. Le moyen tiré de ce que le recouvrement de l’indu d’APL en litige serait partiellement prescrit doit, par suite, être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de Mme B... doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d’injonction et celles présentées au titre des dispositions des 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision du 6 septembre 2023 de la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine à hauteur de la somme de 480,93 euros.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... B..., au département d’Ille-et-Vilaine et à la caisse d’allocations familiales d’Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2025.
La magistrate désignée,
Signé
F. PlumeraultLa greffière d’audience,
Signé
V. Le Boëdec
La République mande et ordonne au ministre chargé du logement et au préfet d’Ille-et-Vilaine en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière d’audience
Signé
V. Le Boëdec