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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2305377

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2305377

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2305377
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationVice-président Contentieux sociaux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la CAF des Côtes-d'Armor de lui accorder une remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL) de 792 euros. Le tribunal a constaté que la créance était soldée, rendant la requête sans objet, et a relevé que Mme A n'avait fourni aucun justificatif de sa situation financière malgré une demande en ce sens. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permettent une remise en cas de précarité, sauf en cas de fausses déclarations.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 septembre 2023, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision du 11 août 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales (CAF) des Côtes-d'Armor a rejeté sa demande tendant à obtenir la remise gracieuse d'un

trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant de 792 euros.

Elle soutient qu'elle est de bonne foi et n'est pas du tout en mesure de rembourser sa dette.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2024, la CAF des Côtes-d'Armor conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- le trop-perçu en litige est fondé et résulte de la prise en compte de la pension alimentaire perçue et cependant non déclarée par la requérante ;

- son origine et la situation de Mme A ne justifiaient pas qu'une remise gracieuse lui soit accordée ;

- cette créance est en tout état de cause soldée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Descombes, président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Descombes, président-rapporteur,

- et les observations de Mme C, représentant la caisse d'allocations familiales des Côtes-d'Armor.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A demande l'annulation de la décision du 11 août 2023 par laquelle la CAF des Côtes-d'Armor a rejeté sa demande tendant à obtenir la remise gracieuse d'un

trop-perçu d'APL d'un montant de 792 euros.

2. Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable aux aides personnelles au logement en vertu des dispositions de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve que l'allocataire n'en conteste pas le caractère indu, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. () / Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations ".

3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que la créance d'APL en litige est entièrement soldée et que les conclusions de la requête sont dès lors sans objet. Au surplus, Mme A, à supposer sa bonne foi établie, ne produit en tout état de cause aucun élément matériel à l'appui de sa requête en dépit de la lettre du 8 décembre 2023, transmise via l'application Télérecours citoyen, par laquelle le tribunal l'a invitée à produire les justificatifs de ses ressources et de ses charges.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la caisse d'allocations familiales des Côtes-d'Armor.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.

Le président-rapporteur,

signé

G. DescombesLa greffière,

signé

E. Le Magoariec

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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