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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2400720

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2400720

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2400720
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet de Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire mauritanien contre un permis français. En défense, le préfet a indiqué avoir rouvert l’instruction de la demande, ce qui a conduit le tribunal à s’interroger sur le maintien de l’intérêt du requérant. Invité à confirmer ses conclusions dans un délai d’un mois, le conseil de M. A n’a pas répondu, entraînant un désistement d’office en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 12 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 février 2024, M. A, représenté par Me Diallo, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 11 janvier 2024 par laquelle le préfet de Loire-Atlantique a refusé d'échanger son permis de conduire mauritanien contre un permis de conduire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à l'échange de son permis de conduire ou, à d'faut, de réexaminer sa situation et de prolonger dans l'attente son attestation de demande de permis de conduire ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2024, le préfet de Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. A.

Par une lettre du 17 mai 2024, le président de la formation de jugement a invité le conseil de M. A à faire connaître au tribunal, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, s'il confirme le maintien de ses conclusions et, dans cette hypothèse, d'en informer le tribunal dans le délai d'un mois à défaut de quoi il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". Aux termes de l'article R. 431-1 du même code : " Lorsqu'une partie est représentée devant le tribunal administratif par un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2, les actes de procédure, à l'exception de la notification de la décision prévue aux articles R. 751-3 et suivants, ne sont accomplis qu'à l'égard de ce mandataire. ". Enfin, aux termes de l'article R. 811-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. ".

3. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 11 janvier 2024 par laquelle le préfet de Loire-Atlantique a refusé d'échanger son permis de conduire mauritanien contre un permis de conduire français. Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2024, le préfet de Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. A, au motif que l'instruction de la demande du requérant a été rouverte. L'état du dossier permettant ainsi de s'interroger sur l'intérêt que celui-ci conserve pour l'intéressé, le tribunal a, par une lettre du 17 mai 2024 dont il a été accusé réception le même jour à 12 h 22 selon l'accusé de réception délivré par l'application informatique Télérecours, en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité le conseil de A à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et l'a informé de ce que, à défaut de confirmation dans un délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté d'office. Le conseil de M. A n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai indiqué ci-dessus, l'intéressé est réputé s'en être désisté, ainsi que le prévoient les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative citées ci-dessus. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et au préfet de la Loire-Atlantique.

Fait à Rennes, le 12 septembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

signé

C. Radureau

La République mande et ordonne à au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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