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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2402142

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2402142

vendredi 6 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2402142
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme C, qui contestaient le traitement de leur dossier par la caisse d'allocations familiales du Morbihan concernant une demande de remise de dette. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la preuve d'un recours préalable obligatoire, malgré une demande de régularisation restée sans effet. La formation ultérieure d'un tel recours, postérieure à l'enregistrement de la requête, n'a pas été considérée comme une régularisation valable. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 avril 2024, M. et Mme C contestent le traitement de leur dossier par la caisse d'allocations familiales du Morbihan, s'agissant de leurs demandes tendant à bénéficier d'une annulation de remise de dette.

Par une lettre du 16 avril 2024, le tribunal a invité M. et Mme C à régulariser leur requête, dans un délai d'un mois, en produisant la réponse donnée par le président du conseil départemental du Morbihan au recours préalable obligatoire qu'ils auraient introduit contre la décision qu'ils contestent, ou toute pièce justifiant du dépôt d'un tel recours.

Vu :

- la demande de régularisation adressée le 16 avril 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. La requête de M. et Mme C qui contestent le traitement de leur dossier par la caisse d'allocations familiales du Morbihan, s'agissant de ses demandes tendant à bénéficier d'une remise de dette, n'est pas accompagnée de la réclamation préalable obligatoire, ni de la preuve d'une telle réclamation. En dépit de la demande de régularisation qui leur a été adressée le 16 avril 2024, dont ils ont accusé réception le 20 avril 2024, M. et Mme C n'ont pas, dans le délai qui leur étaient imparti, régularisé leur requête. Si, le 22 avril 2024, soit postérieurement à l'enregistrement de la présente requête, ils ont formé la réclamation préalable obligatoire contre la décision qu'ils contestent, cette circonstance, tardive, n'est pas de nature à régulariser ladite requête qui est, dès lors manifestement irrecevable. Il y a lieu de la rejeter en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et Mme B C.

Fait à Rennes, le 6 septembre 2024.

Le Président désigné,

signé

G. Descombes

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°240214

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