vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2402942 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mai 2024, M. A B demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'habitation sur les logements vacants qui lui a été assignée dans les rôles de la commune de Vannes au titre de l'année 2023.
Il soutient que :
- le bien situé à Vannes 11 rue de Kerfranc ne remplit pas ni les conditions de décence énoncées par l'article 6 de la loi n° 89-402 du 6 juillet 1989, ni les conditions énoncées aux articles 2, 3, et 3 bis du décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 ;
- s'agissant d'un bien étant la propriété d'un particulier, il n'y a aucune obligation de recourir dans un délai donné à la démolition et à la construction d'un nouvel immeuble.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. En vertu du VI de l'article 232 du code général des impôts, la taxe d'habitation sur les logements vacants n'est pas due en cas de vacance indépendante de la volonté du contribuable.
3. Pour estimer que le bien immobilier dont il s'agit n'était pas au nombre de ceux mentionnés au VI de l'article 232 du code général des impôts, l'administration a retenu que le requérant, qui réside à titre habituel au Vietnam, l'a acquis en novembre 2018 et l'a laissé vacant délibérément depuis cette date, sans le réhabiliter, ayant indiqué qu'il entendait attendre sa retraite pour procéder à de tels travaux et faire de ce bien sa résidence principale.
4. Or, pour contester ce motif, le requérant se borne à souligner que son bien immobilier est inhabitable. Ce faisant, il ne critique pas utilement les motifs qui lui ont été opposés et, en particulier, ne remet pas en cause le caractère délibéré de la vacance dont il s'agit.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête, qui ne comporte que des moyens inopérants, doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Rennes, le 25 octobre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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