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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2403235

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2403235

mercredi 25 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2403235
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationVice-président Contentieux sociaux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable des Côtes-d'Armor le 23 février 2024, afin d'obtenir l'attribution d'un logement adapté. Le préfet a fait valoir que l'intéressée avait été relogée le 5 août 2024 dans un logement de type T2 à Saint-Brieuc, sans contestation de sa part sur l'adéquation du logement. Constatant l'exécution de la décision de la commission de médiation, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, devenue sans objet. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 juin 2024, Mme A B, demande au tribunal d'ordonner au préfet des Côtes-d'Armor de lui attribuer un logement répondant à ses besoins et à ses capacités en application de la décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable des Côtes-d'Armor du 23 février 2024.

Mme B soutient que :

- par décision du 23 février 2024, la commission de médiation des Côtes-d'Armor l'a reconnue comme prioritaire et devant se voir attribuer un logement en urgence ;

- aucune offre effective tenant compte de ses besoins et de ses capacités ne lui a été faite dans le délai de trois mois à compter de cette décision ;

- sa situation est inchangée.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 3 juillet et 8 août 2024, le préfet des Côtes-d'Armor conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que Mme B s'est vue attribuer un logement.

Vu :

- la décision de la commission de médiation des Côtes-d'Armor du 23 février 2024 ;

- le dossier de la commission de médiation des Côtes-d'Armor ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative, en particulier ses articles L. 778-1 et R. 778-1 à R. 778-7 ;

- la décision par laquelle le président du Tribunal a désigné M. Descombes, vice-président pour statuer en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, M. Descombes, président-rapporteur a présenté son rapport, aucune des parties n'étant présente.

Considérant ce qui suit :

1. Par un mémoire en défense, enregistré le 8 août, le préfet des Côtes-d'Armor fait valoir que Mme B a été relogée le 5 août 2024 dans un logement de type T2 situé sur le territoire de la ville de Saint-Brieuc. Ce mémoire a été communiqué à Mme B qui n'a pas présenté d'observations et n'a notamment pas contesté le fait que le logement proposé était adapté à ses besoins et capacités. Dans ces conditions, le préfet des Côtes-d'Armor doit être regardé comme ayant exécuté la décision de la commission de médiation des Côtes-d'Armor du 23 février 2024.

2. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B est devenue sans objet, qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête ;

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement.

Copie sera transmise au préfet des Côtes-d'Armor.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2024.

Le président-rapporteur,

signé

G. DescombesLa greffière,

signé

E. Le Magoariec

La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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