vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403885 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 juillet 2024, M. C A demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Sarzeau, en raison de sa défaillance à réparer les dégradations commises par M. B ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Sarzeau de prendre des mesures de soins psychiatriques à l'encontre de son voisin, M. B, souffrant de troubles mentaux;
3°) d'enjoindre au maire de Sarzeau de lui communiquer les éléments de son dossier qui lui ont été refusés.
Il soutient que :
- M. B l'a menacé de mort au cours de trois agressions à main armée, avec la complicité de plusieurs de ses amis ;
- depuis que M. B est devenu son voisin après un internement en hôpital psychiatrique de 15 années, il a subi plus de 700 dégradations sur sa propriété en 20 ans, et ce malgré le dépôt de 70 plaintes auprès du maire de Sarzeau, des élus et de la gendarmerie.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : "() les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (). ".
2. Pour demander la condamnation de la commune de Sarzeau en raison de la carence dans ses pouvoirs de police, M. A fait valoir que son voisin, M. B l'a menacé de mort, au cours de trois agressions à main armée avec la complicité de plusieurs de ses amis et que depuis que ce dernier est devenu son voisin, après un internement en hôpital psychiatrique pendant
15 années, il a subi plus de 700 dégradations sur sa propriété en 20 ans, et ce malgré le dépôt de 70 plaintes auprès du maire de Sarzeau, des élus et de la gendarmerie. Les moyens soulevés par M. A, qui ne sont assortis d'aucune pièce justificative autre qu'une liste des dégradations subies qu'il a lui-même établie, ne sont manifestement pas assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ou de faits susceptibles de venir à leur soutien.
3. Par suite, la requête de M. A doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.
Fait à Rennes, le 26 juillet 2024.
La présidente de la 3ème chambre,
Signé
C. Grenier
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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