vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2404139 |
| Type | Décision |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Le Bourhis, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 mars 2023 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et une autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son avocate sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- sa requête n'est pas tardive ;
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure au regard des articles R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- l'arrêté n'est pas suffisamment motivé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale, faute de mention, dans le dispositif de l'arrêté, du refus de titre de séjour ;
- l'arrêté est entaché d'erreur d'appréciation concernant son état de santé et méconnait les dispositions des articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté est entaché d'erreur de fait ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français sur sa situation personnelle et a porté atteinte à son droit à la vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet a méconnu l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en fixant la Guinée comme pays de destination.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration a présenté des observations par un mémoire enregistré le 13 septembre 2024.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 septembre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient, à titre principal, que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté et, à titre subsidiaire, que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté par Mme B A, représentée par Me Le Bourhis, enregistré le 8 octobre 2024, soit postérieurement à la clôture d'instruction intervenue trois jours francs avant l'audience, n'a pas été communiqué.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 septembre 2023 de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Rennes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouju,
- et les observations de Me Vaillant, substituant Me Le Bourhis, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, née en 1999, ressortissante de Guinée, déclare être entrée en France le 10 novembre 2018 et a sollicité, le 18 décembre suivant, le bénéfice du statut de réfugiée. Par une décision du 12 avril 2019, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté cette demande et le recours formé par l'intéressée contre cette décision a été rejeté le 8 mars 2021 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le tribunal, par un jugement n° 2102863 du 16 juillet 2021, a annulé l'obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre le 17 mai 2021. Mme A a déposé, le 24 août 2022, une demande de titre de séjour. Aux termes de sa requête, Mme A sollicite l'annulation de l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 20 mars 2023 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Si le préfet d'Ille-et-Vilaine a omis, dans le dispositif de son arrêté, d'insérer un article spécifique à la décision relative à la demande de titre de séjour, il ressort, de manière claire et non équivoque, de l'intitulé et des motifs de cet arrêté que le préfet a entendu rejeter la demande titre de séjour de Mme A. L'omission de cet article dans le dispositif de l'arrêté attaqué doit être ainsi regardée comme une simple erreur matérielle, laquelle est sans incidence quant à l'existence, dans cet arrêté, d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à la requérante.
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour rejeter la demande de titre de séjour de Mme A et l'obliger à quitter le territoire français. Il satisfait dès lors aux exigences de motivation imposées par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et, s'agissant de cette dernière mesure, de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. En deuxième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser sa situation.
5. Il ressort de la motivation de l'arrêté attaqué que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée, notamment de sa situation familiale. Mme A n'établit pas avoir formulé une demande subsidiaire sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni avoir présenté une demande de titre de séjour portant la mention " salariée ". La circonstance que le préfet ait sollicité, au cours de l'instruction de sa demande de titre de séjour, à laquelle avait été joint un contrat de travail, la production par la requérante de l'autorisation de travail déposée par son employeur, ne suffit pas à établir qu'elle aurait présenté de telles demandes complémentaires à titre subsidiaire, le document adressé par les services de la préfecture ne comportant aucune référence à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, et alors qu'il ne ressort pas de la motivation de l'arrêté que le préfet a procédé d'office à l'examen de son droit au séjour au regard d'autres dispositions que celles de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les moyens invoqués tirés du défaut d'examen de sa situation, de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. / () ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. (). Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / ()". Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. "
7. L'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable, énonce que ne peut " faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. "
8. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été pris après la délivrance, le 26 octobre 2022, d'un avis d'un collège de trois médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), avis lui-même émis au vu du rapport médical établi par un autre médecin de l'OFII qui n'a pas siégé au sein de ce collège. Cet avis comporte, par ailleurs et en tout état de cause, l'ensemble des mentions qui devaient, compte tenu du sens de ce même avis, figurer en l'espèce, en application des dispositions, citées au point précédent du présent jugement, notamment celles relatives à l'état de santé de Mme A, aux conséquences d'un défaut de soins, à la possibilité de soins dans son pays et à la possibilité de voyager sans risques. Par suite, le moyen invoqué tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
9. En quatrième lieu, contrairement à ce que soutient Mme A, le préfet a considéré, suivant l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII, que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut était susceptible d'entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par ailleurs, si la requérante invoque les insuffisances de l'offre de soins de santé mentale en Guinée en s'appuyant sur l'extrait d'un article intitulé " Intégration de la santé mentale dans les centres de santé communautaires en Guinée Conakry " et publié en 2019 sur le site cairn.info, cela ne saurait suffire, compte tenu notamment de l'ancienneté de cette publication, à remettre en cause l'appréciation que le préfet a porté, au regard essentiellement de l'avis du collège des médecins de l'OFII, sur l'offre de soins et les caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, pour estimer qu'elle pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet aurait fait une inexacte application des dispositions des articles L. 425-9 et L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
10. En cinquième lieu, Mme A expose être entrée en France à la fin de l'année 2018 après avoir fui son pays d'origine en raison de l'excision qu'elle y a subie, d'un mariage forcé avec un homme plus âgé et de violences physiques, psychologiques et sexuelles auxquelles elle a été confrontée. Elle fait valoir que l'hépatite B dont elle est atteinte et l'état de stress post-traumatique dont elle souffre nécessitent un suivi médical et psychologique régulier dont elle bénéficie en France. Elle se prévaut, outre d'activités bénévoles, notamment auprès du secours catholique, de l'activité professionnelle à temps partiel en tant qu'employée polyvalente dans un hôtel, qu'elle a exercée entre le 17 septembre 2022 et la date de l'arrêté attaqué, en vertu de contrats à durée déterminée puis d'un contrat à durée indéterminée, son employeur ayant manifesté son intention de l'embaucher à nouveau. Toutefois, Mme A, qui n'allègue pas être dépourvue de toute attache dans son pays d'origine, est célibataire et sans enfant et n'établit pas avoir tissé en France des liens personnels d'une particulière intensité. Dans ces circonstances, et compte-tenu de la durée et des conditions de son séjour en France et de ce qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le suivi médical dont elle fait l'objet ne pourrait pas être poursuivi dans son pays, le préfet n'a pas porté une atteinte excessive à son droit au respect à une vie privée et familiale protégé, dans une certaine mesure, par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français sur sa situation.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour () ".
12. Comme cela a été indiqué au point 2 du présent jugement, l'arrêté attaqué formalise bien une décision refusant à Mme A la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français en litige, qui est fondée sur les dispositions précitées du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas privée de base légale.
13. En dernier lieu, Mme A, à l'appui de son récit sur les circonstances l'ayant conduite à quitter son pays, se prévaut notamment de documents médicaux établissant son excision, des lésions cicatricielles et son état de stress post-traumatique ainsi que d'extraits de rapports internationaux dénonçant la persistance en Guinée des pratiques de l'excision et du mariage forcé. Toutefois, alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA puis par la CNDA qui ont successivement considéré que la réalité des faits allégués et des craintes énoncées par l'intéressée n'était pas établie, en relevant notamment le caractère trop convenu, insuffisamment personnalisé et parfois peu cohérent de ses déclarations, ainsi que le caractère incertain de l'origine de ses séquelles, la requérante, faute de produire par ailleurs à l'appui de sa requête des éléments personnalisés suffisamment probants, n'établit pas le risque qu'elle allègue d'être exposée, en cas de retour en Guinée, à des traitements prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 20 mars 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant son pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions de la requête à fin d'injonction.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
16. Les dispositions visées ci-dessus font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme A demande de verser à son avocate au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A, au préfet d'Ille-et-Vilaine et à Me Marine Le Bourhis.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2024, où siégeaient :
M. Labouysse, président,
M. Bouju, premier conseiller,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.
Le rapporteur,
signé
D. Bouju Le président,
signé
D. Labouysse
La greffière,
signé
E. Fournet
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE01300
31/03/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE01592
31/03/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE01849
31/03/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE01908
31/03/2026