Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du chef d’établissement de la maison d’arrêt de Vezin-le-Coquet de lui délivrer un permis de visite pour son compagnon incarcéré. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, l’informant qu’à défaut de réponse dans un délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée. Aucune confirmation n’étant parvenue, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 26 janvier 2026.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 et 29 juillet 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 11 juin 2024 par laquelle le chef d'établissement de la maison d'arrêt de Vezin-le-Coquet a refusé de lui délivrer un permis de visite en vue de rencontrer son compagnon incarcéré.
Par courrier du greffe du 25 novembre 2025, Mme A... a été invitée à confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1( donner acte des désistements ; (...) ». Selon l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ».
2. Au vu de l’état du dossier, Mme A... a été invitée, en application des dispositions précitées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, par un courrier du président de la formation de jugement du 25 novembre 2025 dont il a été accusé réception le 2 décembre 2025, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et informée de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai d’un mois à compter de cette date, Mme A... doit être réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au garde des Sceaux, ministre de la justice.
Fait à Rennes, le 26 janvier 2026.
Le président de la 1ère chambre,
signé
L. Bouchardon
La République mande et ordonne au garde des Sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.