Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2404896
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2404896 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 19 août 2024, 7 octobre 2024 et 1er octobre 2025, Mme D... C... doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil départemental du Finistère a refusé de lui communiquer plusieurs documents administratifs qu’elle a demandés le 3 avril 2024 ;
2°) d’enjoindre au président du conseil départemental du Finistère de lui communiquer les documents administratifs qu’elle a sollicités le 3 avril 2024.
Elle soutient que :
- elle a le droit d’obtenir la communication des documents sollicités le 3 avril 2024 ;
- le procès-verbal d’audition du 16 décembre 2015 comporte des incohérences.
Par deux mémoires, enregistrés les 10 septembre et 15 octobre 2024, le département du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les documents sollicités par Mme C... lui ont été communiqués ;
- l’anomalie évoquée par Mme C... concernant le procès-verbal d’audition du 16 décembre 2015 provient de l’agrafage des pages 2 et 3 mais le contenu du document demeure inchangé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C... a, le 3 avril 2024, demandé au président du conseil départemental du Finistère de lui communiquer le rapport de Mme E... intervenue dans le cadre de la formation « Régulation d’équipe » concernant le Petit Home (CDEF) les 15 septembre, 6 octobre et 3 novembre 2015, le compte-rendu de son audition du 16 décembre 2015 relatif à l’enquête administrative diligentée à l’encontre du Petit Home, les conclusions de l’enquête administrative restituées à l’équipe du Petit Home du 18 avril 2016, l’entièreté de son dossier médical détenu par le service de la médecine préventive, le rapport médical du docteur B... destiné à la commission de réforme départementale hospitalière et le rapport médical du docteur A... lié à l’expertise du 9 septembre 2020. Suite au silence gardé par le président du conseil départemental, Mme C... a saisi la commission d’accès aux documents administratifs qui a rendu le 4 juillet 2024 un avis favorable assorti de réserves à la communication des documents sollicités. Mme C... doit être regardée comme demandant l’annulation de la décision par laquelle le président du conseil départemental du Finistère a implicitement refusé de lui communiquer les documents qu’elle a sollicités le 3 avril 2024.
2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
3. Il appartient au juge de l’excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de contrôler la régularité et le bien-fondé d’une décision de refus de communication de documents administratifs sur le fondement des articles L. 311-1 et L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration. Pour ce faire, par exception au principe selon lequel le juge de l’excès de pouvoir apprécie la légalité d’un acte administratif à la date de son édiction, il appartient au juge, eu égard à la nature des droits en cause et à la nécessité de prendre en compte l’écoulement du temps et l’évolution des circonstances de droit et de fait afin de conférer un effet pleinement utile à son intervention, de se placer à la date à laquelle il statue.
4. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, l’ensemble des documents administratifs sollicités par Mme C... le 3 avril 2024 lui ont été adressés par un courrier recommandé qu’elle a retiré le 21 août 2024. Si Mme C... fait valoir que le procès-verbal d’audition du 16 décembre 2015 comporte des incohérences, il ressort toutefois des pièces du dossier que le conseil départemental du Finistère lui a communiqué ce document tel qu’il est en sa possession. Dans ces conditions, Mme C... ayant reçu la communication de l’ensemble des documents sollicités le 3 avril 2024, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... C... et au ministre de l’action et des comptes publics.
Une copie de la présente ordonnance sera adressée au président du conseil départemental du Finistère et à la commission d'accès aux documents administratifs.
Fait à Rennes, le 1er octobre 2026.
Le premier conseiller faisant fonction
de président de la 3ème chambre,
signé
F. Martin
La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 19 août 2024, 7 octobre 2024 et 1er octobre 2025, Mme D... C... doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil départemental du Finistère a refusé de lui communiquer plusieurs documents administratifs qu’elle a demandés le 3 avril 2024 ;
2°) d’enjoindre au président du conseil départemental du Finistère de lui communiquer les documents administratifs qu’elle a sollicités le 3 avril 2024.
Elle soutient que :
- elle a le droit d’obtenir la communication des documents sollicités le 3 avril 2024 ;
- le procès-verbal d’audition du 16 décembre 2015 comporte des incohérences.
Par deux mémoires, enregistrés les 10 septembre et 15 octobre 2024, le département du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les documents sollicités par Mme C... lui ont été communiqués ;
- l’anomalie évoquée par Mme C... concernant le procès-verbal d’audition du 16 décembre 2015 provient de l’agrafage des pages 2 et 3 mais le contenu du document demeure inchangé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C... a, le 3 avril 2024, demandé au président du conseil départemental du Finistère de lui communiquer le rapport de Mme E... intervenue dans le cadre de la formation « Régulation d’équipe » concernant le Petit Home (CDEF) les 15 septembre, 6 octobre et 3 novembre 2015, le compte-rendu de son audition du 16 décembre 2015 relatif à l’enquête administrative diligentée à l’encontre du Petit Home, les conclusions de l’enquête administrative restituées à l’équipe du Petit Home du 18 avril 2016, l’entièreté de son dossier médical détenu par le service de la médecine préventive, le rapport médical du docteur B... destiné à la commission de réforme départementale hospitalière et le rapport médical du docteur A... lié à l’expertise du 9 septembre 2020. Suite au silence gardé par le président du conseil départemental, Mme C... a saisi la commission d’accès aux documents administratifs qui a rendu le 4 juillet 2024 un avis favorable assorti de réserves à la communication des documents sollicités. Mme C... doit être regardée comme demandant l’annulation de la décision par laquelle le président du conseil départemental du Finistère a implicitement refusé de lui communiquer les documents qu’elle a sollicités le 3 avril 2024.
2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
3. Il appartient au juge de l’excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de contrôler la régularité et le bien-fondé d’une décision de refus de communication de documents administratifs sur le fondement des articles L. 311-1 et L. 311-2 du code des relations entre le public et l'administration. Pour ce faire, par exception au principe selon lequel le juge de l’excès de pouvoir apprécie la légalité d’un acte administratif à la date de son édiction, il appartient au juge, eu égard à la nature des droits en cause et à la nécessité de prendre en compte l’écoulement du temps et l’évolution des circonstances de droit et de fait afin de conférer un effet pleinement utile à son intervention, de se placer à la date à laquelle il statue.
4. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, l’ensemble des documents administratifs sollicités par Mme C... le 3 avril 2024 lui ont été adressés par un courrier recommandé qu’elle a retiré le 21 août 2024. Si Mme C... fait valoir que le procès-verbal d’audition du 16 décembre 2015 comporte des incohérences, il ressort toutefois des pièces du dossier que le conseil départemental du Finistère lui a communiqué ce document tel qu’il est en sa possession. Dans ces conditions, Mme C... ayant reçu la communication de l’ensemble des documents sollicités le 3 avril 2024, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme C....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... C... et au ministre de l’action et des comptes publics.
Une copie de la présente ordonnance sera adressée au président du conseil départemental du Finistère et à la commission d'accès aux documents administratifs.
Fait à Rennes, le 1er octobre 2026.
Le premier conseiller faisant fonction
de président de la 3ème chambre,
signé
F. Martin
La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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