Le Tribunal Administratif de Rennes a donné acte du désistement de Mme A..., qui contestait des indus de prime d'activité et de RSA réclamés par la CAF d'Ille-et-Vilaine. Le département a informé le tribunal que l'indu avait été soldé, rendant le recours sans objet. Faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois imparti, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 septembre 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler les décisions des 10 et 20 septembre 2024 par lesquelles la caisse d’allocations familiales (CAF) d'Ille-et-Vilaine lui a réclamé des indus de prime d'activité et de revenu de solidarité active (RSA).
Par un mémoire en défense enregistré le 17 juin 2025, le département d’Ille-et-Vilaine informe le tribunal que le recours de Mme A... est devenu sans objet. L’indu a été soldé.
Par un courrier transmis le 24 juin 2025 par l’application télérecours citoyen, le tribunal administratif de Rennes a, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, adressé une demande de maintien de la requête à Mme A... et l’a invitée à présenter dans un délai d’un mois ses observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…)».
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.».
3. Aux termes de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative : « Lorsqu'une partie a accepté, pour une instance donnée, l'utilisation du téléservice mentionné à l'article R. 414-6, la juridiction peut lui adresser par cette application, et pour cette instance, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre. / Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ».
4. Une demande de maintien de la requête a été adressée à Mme A... en application des dispositions rappelées ci-dessus de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Elle lui a été adressée le 24 juin 2025 et mise à sa disposition par l’application télérecours citoyen le même jour en application des dispositions rappelées ci-dessus de l’article
R. 611-8-6 du code de justice administrative. Ainsi, en l’absence de réponse confirmant expressément le maintien des conclusions de sa requête dans le délai d’un mois qui lui était imparti, la requérante doit être réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B... A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au département du Morbihan.
Fait à Rennes, le 2 septembre 2025.
Le Président désigné,
Signé
G. Descombes,
La République mande et ordonne au département du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.