jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2405935 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 décembre 2022 au greffe du tribunal administratif de Toulouse et transmise par une ordonnance du 3 octobre 2024 au greffe du tribunal administratif de Rennes, M. A B demande au tribunal la décharge de l'obligation de payer la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel mise à sa charge au titre de l'année 2022 pour le navire Austral enregistré sous le n° D14759.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2023 au greffe du tribunal administratif de Toulouse, le secrétaire d'Etat chargé de la mer conclut au rejet, au fond, de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le livre des procédures fiscales, le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. () ".
2. Aux termes du 1 de l'article L. 257-0 B du livre des procédures fiscales : " () la mise en demeure de payer prévue à l'article L. 257 est précédée d'une lettre de relance lorsqu'aucune autre défaillance de paiement n'a été constatée pour un même redevable au titre d'une même catégorie d'impositions au cours des trois années précédant la date limite de paiement ou la date de mise en recouvrement de l'imposition dont le recouvrement est poursuivi. () ".
3. Il résulte de l'instruction que l'acte attaqué n'est pas le titre de perception émis le 15 juin 2022, qui n'est d'ailleurs ni produit ni mentionné dans la requête, mais uniquement la lettre de relance datée du 12 septembre 2022, par laquelle le comptable a annoncé qu'à défaut de paiement de la taxe, il engagerait des poursuites à l'issue d'un délai de trente jours suivant sa notification. Or cette lettre est le premier document de relance adressé par l'administration fiscale au redevable dans le cas où la créance se voit appliquer le circuit de relance progressif prévu à l'article L. 257-0 B du livre des procédures fiscales. Une telle lettre ne constitue pas un acte de poursuite et ne peut donc pas être contestée par la voie des oppositions à poursuites. Ainsi, et alors au surplus qu'aucune opposition à poursuites n'a été formée, la requête est manifestement irrecevable et doit, à ce titre, être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques et à la directrice des créances spéciales du Trésor.
Fait à Rennes, le 24 octobre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
T. Jouno
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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