LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2406820

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2406820

jeudi 16 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2406820
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour les années 2018 à 2020, assortie d'une majoration de 100 % pour opposition à contrôle fiscal. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'absence d'élément matériel ou moral de l'opposition et sur des erreurs de la vérificatrice, n'étaient pas assortis de faits ou de précisions suffisants pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées, ainsi que sur les articles L. 74 du livre des procédures fiscales et 1732 du code général des impôts.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2024, et un mémoire, enregistré le 20 novembre 2024, M. B A demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre des années 2018 à 2020 ainsi que des pénalités correspondantes.

Il soutient que :

- la situation d'opposition à contrôle fiscal n'a résulté que des rapports conflictuels entretenus par la vérificatrice ;

- l'existence de l'élément matériel de l'opposition à contrôle fiscal n'est pas établie ;

- la vérificatrice a commis des erreurs s'agissant des dates, des adresses et de la personne du contribuable, l'exploitation de l'entreprise étant réalisée à titre individuel et non en société ;

- l'élément moral n'est pas requis pour caractériser une opposition à contrôle fiscal ;

- le " principe du contradictoire " a été écarté ;

- la vérificatrice ne s'est pas présentée le 14 octobre 2022 ;

- il est de bonne foi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales : " Les bases d'imposition sont évaluées d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable ou de tiers. / () ". D'autre part, aux termes de l'article 1732 du code général des impôts : " La mise en œuvre de la procédure d'évaluation d'office prévue à l'article L. 74 du livre des procédures fiscales entraîne : / a. L'application d'une majoration de 100 % aux droits rappelés ou aux créances de nature fiscale qui doivent être restituées à l'Etat ; / () ".

3. Pour contester la régularité de la procédure d'évaluation d'office appliquée par le service vérificateur ainsi que la majoration de 100 % ayant assorti les droits en litige par application de l'article 1732 du code général des impôts, le requérant soutient que la situation d'opposition à contrôle fiscal n'a résulté que des rapports conflictuels entretenus par la vérificatrice, que l'existence de l'élément matériel de l'opposition à contrôle fiscal n'est pas établie, que l'élément moral n'est pas requis pour caractériser une opposition à contrôle fiscal, que la vérificatrice ne s'est pas présentée le 14 octobre 2022 et qu'il est de bonne foi. Toutefois, ces moyens ne sont assortis d'aucun fait ni d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ainsi, ils ne peuvent manifestement qu'être écartés à ce titre.

4. En deuxième lieu, la procédure d'évaluation d'office ayant été régulièrement mise en œuvre, le requérant ne saurait se prévaloir de garanties, telles que le caractère contradictoire de la procédure de rectification, propres à la procédure de redressement contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales.

5. En troisième lieu, si le requérant soutient que la vérificatrice a commis des erreurs s'agissant des dates, des adresses et de la personne du contribuable et fait valoir en particulier que l'exploitation de l'entreprise était réalisée à titre individuel et non en société, aucune des erreurs ainsi évoquées n'est établie, aucun fait n'étant présenté à l'appui de ce moyen.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête, qui ne comporte que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens inopérants, des moyens n'étant assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou de moyens n'étant manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Rennes, le 16 janvier 2025.

Le président de la 2ème chambre,

signé

T. Jouno

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions