lundi 23 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2407523 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BAILLON-PASSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 décembre 2024, Mme B A, représentée par Me Baillon-Passe, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre de pension n° B 24 145521 R émis par arrêté du 21 octobre 2024 du chef de service des retraites de l'État en tant qu'il ne tient pas compte, dans le calcul des bases de liquidation de la pension de retraite, de l'indice 860 lié à la prise en compte des bonifications indiciaires ;
2°) d'enjoindre, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative au recteur académique des services de l'éducation nationale des Bouches-du-Rhône et en tant que de besoin au ministre de l'éducation nationale de réintégrer à son indice salarial, les trente points de bonification indiciaire pour le calcul de son traitement depuis novembre 2019 et dans les bases de calcul de son titre de pension ainsi que dans les bases de calcul et indiciaires de l'arrêté du 21 octobre 2024 visé dans le titre de pension dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale, au recteur de l'académie des Bouches-du-Rhône, à la direction générale des finances publiques, service des retraites de l'État de recalculer sa pension de retraite en fonction de l'indice 860 et de procéder au paiement avec effet rétroactif à la date de liquidation de la pension de retraite sur la base du nouvel indice 860 tenant compte des bonifications indiciaires demandées.
Vu les autres pièces du dossier,
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 342-2 du code de justice administrative : " Lorsque deux tribunaux administratifs sont simultanément saisis de demandes distinctes mais connexes, relevant normalement de leur compétence territoriale respective, chacun des deux présidents intéressés saisit le président de la section du contentieux du Conseil d'État et lui adresse le dossier de la demande. / L'ordonnance de renvoi est notifiée au président de l'autre tribunal administratif qui transmet au président de la section du contentieux le dossier de la demande soumise à son tribunal ".
2. Dans la requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Rennes le 19 décembre 2024 sous le n° 2407523 où elle conteste le titre de pension n° B 24 145521 R émis par arrêté du 21 octobre 2024 du chef de service des retraites de l'État, Mme A soulève notamment le moyen tiré de ce que son placement en congé de longue durée n'entraîne pas le retrait du bénéfice de la bonification indiciaire dans le calcul de son traitement. Ce même moyen est soulevé dans la requête enregistrée le 2 août 2023 sous le n° 2307278, au greffe du tribunal administratif de Marseille tendant à l'annulation de la décision du recteur académique des service de l'éducation nationale des Bouches-du-Rhône du 11 mai 2023 lui refusant le bénéfice de la bonification indiciaire pendant son congé de longue durée. Ces deux requêtes présentent un lien de connexité. Par suite, il y a lieu d'ordonner le renvoi de la présente requête au président de la section du contentieux du Conseil d'État en application des dispositions précitées du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête susvisée est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'État, à Mme B A, à Me Baillon-Passe, au président du tribunal administratif de Marseille, au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie et au ministre de l'éducation nationale.
Fait à Rennes, le 23 décembre 2024.
Le président du tribunal,
Pour le président empêché,
Le vice-président,
Signé
N. Tronel
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026