Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation d’entrée en formation pour le renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité privée. Postérieurement à l’introduction de la requête, le CNAPS a accordé l’autorisation sollicitée et renouvelé la carte professionnelle. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 24 septembre 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté sa demande tendant à la délivrance d’une autorisation d’entrée en formation pour obtenir le renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité privée.
Par un mémoire, enregistré le 11 décembre 2025, le Conseil national des activités privées de sécurité demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A....
Il soutient que postérieurement à l’enregistrement de la requête, M. A... s’est vu délivrer l’autorisation sollicitée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».
2. Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’annulation d’une décision ayant rejeté une demande tendant à la délivrance d’une autorisation lorsque, postérieurement à la présentation de ces conclusions, l’autorité administrative a décidé de la délivrer.
3. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision prise le 20 mai 2025, soit postérieurement à l’enregistrement de la requête de M. B... A... tendant à l’annulation de la décision du 24 septembre 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté sa demande tendant à la délivrance d’une autorisation d’entrée en formation pour obtenir le renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité privée, cette autorité lui a délivré cette autorisation. Au surplus, cette carte professionnelle a été renouvelée par une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité du 12 août 2025. Ainsi, les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... dans sa requête sont devenues sans objet.
4. En conséquence, il n’y a pas lieu, au sens des dispositions précitées du 3° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de statuer sur la requête présentée par M. A....
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête présentée par M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Fait à Rennes le 23 janvier 2026.
Le président de la 4ème chambre
signé
D. Labouysse
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.