Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement de M. B... dans le cadre d’un recours en plein contentieux contre une décision du département des Côtes-d’Armor relative à une remise de dette sur un indu de RSA. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après que le département lui a accordé une remise intégrale du solde restant dû. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le défaut de réponse dans le délai d’un mois a entraîné un désistement d’office. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 février 2025, M. A... C... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 18 février 2025 par laquelle le département des
Côtes-d'Armor ne lui a accordé qu'une remise de dette à hauteur de 136,93 euros sur un montant d'un indu de RSA de 271,67 euros.
Par une pièce enregistrée le 17 juin 2025, le département des Côtes-d’Armor informe le tribunal qu’une remise intégrale du reste à payer soit 135,94 euros a été accordée à
M. B....
Par un courrier transmis le 24 juin 2025 par l’application télérecours citoyen, le tribunal administratif de Rennes a, en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, adressé une demande de maintien de la requête à M. B... et l’a invité à présenter dans un délai d’un mois ses observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…)».
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.».
3. Aux termes de l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative : « Lorsqu'une partie a accepté, pour une instance donnée, l'utilisation du téléservice mentionné à l'article R. 414-6, la juridiction peut lui adresser par cette application, et pour cette instance, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre. / Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ».
4. Une demande de maintien de la requête a été adressée à M. B... en application des dispositions rappelées ci-dessus de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Elle lui a été adressée le 24 juin 2025 et mise à sa disposition par l’application télérecours citoyen le même jour en application des dispositions rappelées ci-dessus de l’article
R. 611-8-6 du code de justice administrative. Ainsi, en l’absence de réponse confirmant expressément le maintien des conclusions de sa requête dans le délai d’un mois qui lui était imparti, le requérant doit être réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... et au département des
Côtes-d’Armor.
Fait à Rennes, le 2 septembre 2025.
Le Président désigné,
signé
G. Descombes,
La République mande et ordonne au département des Côtes-d’Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.