mardi 8 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2504253 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | WONE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 juin 2025, Mme A B, représentée par Me Wone, demande au juge des référés d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de prendre toutes mesures utiles afin de lui permettre d'avoir un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et se voir délivrer un récépissé de séjour, sans délai à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Elle soutient que :
- elle se retrouve en situation de séjour irrégulier et n'arrive pas à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour en dépit de ses nombreuses démarches ;
- la condition d'urgence est présumée s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et l'absence de récépissé risque de la priver de participer aux épreuves du baccalauréat, qui se déroulent entre le 16 juin 2025 et le 9 juillet 2025, ainsi que de l'empêcher de trouver un logement pour son inscription à l'Université de Mulhouse ;
- les mesures sollicitées sont utiles : elle a pris contact avec le service support qui l'a orientée vers les services de la préfecture ;
- les mesures sollicitées ne font obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Une pièce, présentée par le préfet d'Ille-et-Vilaine, a été enregistrée le 24 juin 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.
2. Mme B, ressortissante brésilienne née le 12 août 2006 et inscrite en classe de terminale au titre de l'année scolaire 2024-2025, a tenté à plusieurs reprises d'obtenir un rendez-vous auprès des services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine afin de pouvoir déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour. Ses démarches étant restées vaines, elle demande au juge des référés d'enjoindre au préfet, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer un rendez-vous ainsi qu'un récépissé de sa demande de titre de séjour.
3. Postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet d'Ille-et-Vilaine a convoqué Mme B le jeudi 26 juin 2025 à 14 h 20 afin de lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Dès lors, il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées par la requérante aux fins d'injonction tendant à se voir délivrer un tel rendez-vous.
4. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, en l'état de l'instruction, d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de délivrer à l'intéressée un récépissé de demande de titre de séjour dès lors que cette mesure reste subordonnée au caractère complet du dossier déposé.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme B tendant à obtenir un rendez-vous.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise pour information au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 8 juillet 2025.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026