vendredi 26 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2504679 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 juillet 2025, Mme A B demande au tribunal de condamner la clinique mutualiste de la Sagesse située à Rennes à lui verser une indemnité en réparation des préjudices nés à la suite de l'intervention chirurgicale qu'elle a subie dans cet établissement le 11 avril 2023. Elle sollicite par ailleurs le bénéfice d'un " avocat gratuit ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2015-233 du 27 février 2015 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () ".
2. La victime qui entend agir en justice, en vertu des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique, à l'encontre d'établissements de soins privés, auquel le patient est lié par un contrat de soins et d'hospitalisation, ou de médecins y accomplissant des actes médicaux à titre de praticien libéral, ou encore à l'encontre de médecins exerçant leur activité à titre libéral dans leur cabinet, doit saisir, eu égard au caractère privé de ce litige, la juridiction judiciaire et non la juridiction administrative, celle-ci n'étant compétente qu'à raison d'actes commis dans le cadre du service public hospitalier.
3. Mme A B demande à être indemnisée des préjudices subis consécutivement à une intervention chirurgicale, qu'elle estime fautive, qui a été réalisée au sein de la clinique mutualiste de la Sagesse située à Rennes. Or, cette clinique est un établissement de soins privé de sorte que l'action en justice destinée à obtenir le versement d'une indemnité par cet établissement ne peut être portée que devant la juridiction judiciaire, en l'espèce, le tribunal judiciaire de Rennes. Dès lors, la requête de Mme A B doit être rejetée au motif qu'elle est portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
4. Mme B demande à bénéficier d'un " avocat gratuit " au titre de son action indemnitaire. Elle doit être ainsi regardée comme sollicitant le bénéfice de l'aide juridictionnelle sur le fondement de loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Cependant, la demande d'aide juridictionnelle, laquelle est au surplus en lien avec un litige relevant de la juridiction judiciaire, doit être adressée au bureau d'aide juridictionnelle institué auprès du tribunal judiciaire de Rennes. Si elle le souhaite, Mme B peut attendre l'issue de la demande d'aide juridictionnelle et la désignation éventuelle d'un avocat avant de saisir le tribunal judiciaire de Rennes.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B, qui est portée devant une juridiction incompétente, est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Rennes le 26 septembre 2025.
Le président de la 4ème chambre
signé
D. Labouysse
La République mande et ordonne à la ministre chargée de la santé en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2504679
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026