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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2506241

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2506241

mardi 23 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2506241
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SAS Vagues et Chromes, qui demandait une solution amiable et la suspension provisoire d’un rappel de TVA pour 2024. Le juge a estimé que la demande de solution amiable ne relevait pas des compétences du juge administratif, et que la demande d’injonction de suspension était irrecevable car non prévue par le code de justice administrative. En outre, la requête n’avait pas été précédée de la réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration fiscale, conformément à l’article L. 281 du livre des procédures fiscales. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 septembre 2025, la société par actions simplifiée (SAS) Vagues et Chromes demande au tribunal de " trouver une solution amiable " et d'ordonner à l'administration fiscale de " suspendre provisoirement " l'obligation de payer un rappel de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'exercice 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le livre des procédures fiscales et le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. En premier lieu, les conclusions tendant à l'obtention d'une " solution amiable ", qui, n'ayant été présentées que par le redevable de l'impôt, ne sauraient être assimilées à des conclusions tendant à la mise en œuvre d'une médiation à l'initiative des parties au sens de l'article L. 213-5 du code de justice administrative, ne sont manifestement pas au nombre de celles susceptibles d'être soumises au juge administratif. Elles sont ainsi manifestement irrecevables et doivent être rejetées comme telles.

3. En second lieu, les conclusions tendant à ce que le tribunal ordonne à l'administration fiscale de " suspendre provisoirement " l'obligation de payer un rappel de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'exercice 2024 ne sont au nombre des conclusions à fin d'injonction mentionnées aux articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Or il n'appartient pas au juge administratif de prononcer des injonctions hors les cas prévus par ce code. De telles conclusions sont donc manifestement irrecevables et doivent à ce titre être rejetées.

4. Au surplus, la requête n'a pas été précédée de l'envoi de la réclamation prévue à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Ainsi, à supposer que les conclusions du requérant puissent être interprétées comme relevant du contentieux du recouvrement, elles n'en sont pas moins manifestement irrecevables.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la SAS Vagues et Chromes est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée (SAS) Vagues et Chromes.

Fait à Rennes, le 23 septembre 2025.

Le président de la 2ème chambre,

signé

T. Jouno

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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