Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'exonération gracieuse d'une créance d'ordures ménagères. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, ni régularisé sa requête dans le délai imparti, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal de l'exonérer, à titre gracieux, de la créance concernant les ordures ménagères pour son bien situé à Carhaix.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ».
La requérante, dont il n’est pas établi qu’elle conteste une créance dont le contentieux relèverait des juridictions judiciaires, n’a ni produit la décision qu’elle entendait attaquer à l’appui de sa requête ni produit celle-ci dans le délai de quinze jours que le tribunal lui a imparti, par lettre du 19 septembre 2025, notifiée le 25 septembre 2025. Faute d’une telle régularisation, sa requête, qui méconnaît les dispositions citées au point précédent, est manifestement irrecevable et doit, à ce titre, être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Rennes, le 24 octobre 2025.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.