Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l’annulation d’une décision de la commune de Rennes refusant le remboursement d’un « forfait d’heures de piscine ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen ou ne comportait pas de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et aucun mémoire complémentaire n’a été produit dans le délai de recours. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4° et 7°), R. 411-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 18 septembre 2025 par laquelle la commune de Rennes a rejeté sa demande de remboursement d'un « forfait d'heures de piscine ».
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.».
2. D’autre part, aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…) Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
3. Enfin, aux termes de l'article R. 421-5 dudit code : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ». L’auteur d’un recours juridictionnel tendant à l’annulation d’une décision administrative doit être réputé avoir eu connaissance de la décision qu’il attaque au plus tard à la date à laquelle il a formé son recours.
4. En l’espèce, la requête de Mme A... ne contient l’exposé d’aucun moyen ou, en tout état de cause, d’aucun moyen comportant les précisions permettant d’en apprécier la portée et aucun mémoire motivé n’a été produit dans le délai du recours contentieux. Par suite, sa requête doit être rejetée en application des dispositions précitées des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Rennes, le 19 décembre 2025.
Le président de 1ère chambre,
signé
Laurent Bouchardon
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présentée décision.