LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2506664

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2506664

vendredi 9 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2506664
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDELILAJ

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer. Le préfet du Morbihan avait en effet retiré l’arrêté contesté par une décision du 10 octobre 2025, devenue définitive, emportant disparition rétroactive des actes attaqués. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 octobre 2025, Mme C... B... A..., représentée par Me Klit Delilaj, demande au tribunal :

1°) d’annuler le refus de délivrance d’un titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, la décision fixant le pays de renvoi en cas d’exécution d’office de cette mesure d’éloignement et l'interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d’un an, qui lui ont été opposées par un arrêté pris par le préfet du Morbihan le 11 septembre 2025 ;

2°) d’enjoindre au préfet du Morbihan « de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer un titre de séjour », « à tout le moins de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer un document provisoire autorisant son séjour sur le territoire français et l’autorisant à travailler dans cette attente » ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 2 000 euros HT ou 2 400 euros TTC à verser à Me Delilaj sur le fondement des articles « 35 et 75 » de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 10 octobre 2025, le préfet du Morbihan demande au tribunal qu’il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation de la requête.

Il soutient que, par un arrêté du 10 octobre 2025, il a procédé au retrait des décisions attaquées.

La clôture de l’instruction a été fixée au 29 décembre 2025 par une ordonnance du 7 octobre 2025 prise en application de l’article R. 911-5 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

1. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente (…) ». Selon le second alinéa du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l’application de cette loi : « L'admission provisoire est accordée par la juridiction compétente (…), soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué. »

2. En application de ces dispositions, il y a lieu d’accorder d’office l’admission provisoire de Mme C... B... A... à l’aide juridictionnelle totale.

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction :

3. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».

4. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre une décision administrative n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, la décision attaquée est retirée par l'autorité compétente et si ce retrait acquiert un caractère définitif à défaut d’avoir été critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de la décision contestée, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait plus lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même la décision retirée aurait reçu exécution.

5. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 10 octobre 2025, notifiée à Mme B... A... plus de deux mois avant la présente ordonnance et qui doit de toute manière être considéré comme définitif au sens du principe rappelé au point 4, le préfet du Morbihan a décidé de retirer l’ensemble des décisions en litige, prises par l’arrêté pris en son nom le 11 septembre 2025. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’annulation de ces décisions et, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d’injonction sont devenues sans objet. Par suite, il n’y a pas lieu de statuer, au sens des dispositions précitées du 3° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sur ces conclusions contenues dans la requête présentée par Mme B... A....


Sur les frais liés au litige :

6. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 (…) ». En vertu de cet article, le juge peut mettre à la charge de la partie perdante à une instance une somme au titre des frais de justice exposés par l’autre partie. L’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 a également pour objet de permettre au juge de mettre à la charge de la partie perdante une somme à verser à l’avocate ou à l’avocat de l’autre partie à la condition que celle-ci bénéficie de l’aide juridictionnelle, au titre des frais de justice que cette partie aurait exposés si elle n'avait pas eu cette aide.

7. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’État une somme à verser à Me Delilaj au titre des frais de justice mentionnés à l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.


O R D O N N E :


Article 1er : Mme B... A... est admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction présentées par Mme B... A....

Article 3 : Les autres conclusions présentées par Mme B... A... sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... A... et au préfet du Morbihan.

Fait à Rennes le 9 janvier 2026.


Le président de la 4ème chambre


signé


D. Labouysse

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions