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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2507209

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2507209

mercredi 28 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2507209
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET DGR AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que le préfet du Morbihan a retiré l'arrêté contesté du 1er octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français. La requérante, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 octobre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Roilette, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er octobre 2025 par lequel le préfet du Morbihan lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an ;

2°) d’enjoindre au préfet du Morbihan de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation de séjour durant cet examen ;

3°) de mettre à la charge de l’État le versement à son avocate de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2025, le préfet du Morbihan conclut au non-lieu à statuer, au motif qu’il a procédé au retrait de l’arrêté en litige.


Par un mémoire enregistré le 8 décembre 2025, Mme A... déclare se désister de l’ensemble de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction sous astreinte, mais maintient celles présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 4 décembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2. Le désistement de Mme A... de ses conclusions d’annulation et d’injonction sous astreinte est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

3. Mme A..., qui a expressément maintenu ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Par suite son avocate peut se prévaloir des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, sous réserve de la renonciation de celle-ci à la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’État une somme de 800 euros à verser à Me Roilette en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte à Mme A... du désistement de ses conclusions d’annulation et d’injonction sous astreinte.

Article 2 : L’État versera à Me Roilette, avocate de Mme A..., la somme de 800 euros en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l’État au titre de l’aide juridictionnelle.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., au préfet du Morbihan et à Me Roilette.


Fait à Rennes, le 28 janvier 2026.


Le président de la 1ère chambre,


signé


L. Bouchardon


La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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