Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... relative à son agrément d'assistante maternelle. La juridiction a constaté que la transmission de la requérante, qui se bornait à verser des pièces sans formuler de conclusions, était manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui imposent un exposé des faits, moyens et conclusions. Par conséquent, la requête a été rejetée par ordonnance du 13 janvier 2026.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 novembre 2025, Mme A... B... saisit le tribunal d’un litige rencontré avec le département d’Ille et Vilaine, relatif à son agrément d’assistante maternelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. (...) ».
2. En l’espèce, la transmission de Mme B..., qui se borne à verser des pièces relatives à son identité et à son agrément d’assistante maternelle, ne contient pas de requête, au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, tendant à l’annulation d’une décision administrative ou tendant à la condamnation d’une personne publique déterminée. Par suite, cette transmission, dépourvue de conclusions, est manifestement irrecevable au sens des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Rennes, le 13 janvier 2026
Le président de la 1ère chambre,
signé
L. Bouchardon
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.