LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2507919

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2507919

jeudi 27 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2507919
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de Mme A..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le rétablissement provisoire de ses droits au RSA et la suspension d'une procédure d'expulsion, ainsi qu'une provision sur le fondement de l'article R. 541-1. Le juge des référés a considéré que la requête était manifestement irrecevable car elle présentait simultanément des demandes relevant de deux procédures de référé distinctes. Il a également estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer une situation nécessitant une mesure dans un délai de 48 heures.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2025, Mme B... A... demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, au département du Finistère :
de rétablir provisoirement, dans un délai de 48 heures et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ses droits au revenu de solidarité active (RSA) ;
de prendre, en sa qualité d’autorité de tutelle de l’office public Finistère habitat, toutes mesures urgentes pour suspendre la procédure d’expulsion locative en cours ;

2°) de condamner, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, le département du Finistère à lui verser une provision correspondant au montant intégral des allocations de RSA dues pour la période du 1er septembre au 30 novembre 2025 et pour la période du 1er février au 31 août 2025 ;

3°) de mettre à la charge du département du Finistère une somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- sur l’urgence et l’atteinte à une liberté fondamentale :
elle se trouve placée en « situation de survie » : elle est sans ressource RSA depuis le 1er février 2025 ; elle doit assumer seule la charge d’un enfant autiste qui nécessité des soins paramédicaux dont le montant s’élève à 780euros par mois ; elle a dû le confier à un parent ; elle fait face à des impayés de loyer et fait l’objet d’une procédure d’expulsion de son logement ;
la carence du département du Finistère porte une atteinte grave et directe à sa dignité et à celle de son enfant, au respect de l’intérêt supérieur de son enfant, à son droit à une vie familiale normale, à son droit au maintien dans un logement décent ;
la suppression de ses droits à RSA est manifestement illégale : elle est intervenue sans avis régulier de l’équipe pluridisciplinaire en méconnaissance des articles L. 262-37 et L. 262-39 du code de l’action sociale et des familles ; elle est entachée d’erreur de fait eu égard à la transmission des pièces exigées ; la demande de fournir un contrat de bail, alors qu’une quittance complète a été fournie, méconnait les articles L. 113-12 et L. 114-8 du code des relations entre le public et l’administration ; il s’agit d’une sanction disproportionnée au regard de sa situation ;
- sur la demande de provision :
sur la période postérieure au 1er septembre 2025, sa créance est incontestable dès lors que le département du Finistère lui a ouvert des droits au RSA ; le département s’oppose abusivement au versement effectif de son RSA ;
sur la période courant de février à août 2025 : sa créance est incontestable à raison de l’illégalité manifeste des décisions de suspension et de radiation dont elle a fait l’objet ;


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné M. Bouju, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ».

Aux termes de l’article R. 541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. »

En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

Il résulte des dispositions législatives et réglementaires des titres II et IV du livre V du code de justice administrative que les demandes formées devant le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2, sont présentées, instruites, jugées et, le cas échéant, susceptibles de recours selon des règles différentes de celles applicables aux demandes présentées sur le fondement de l'article R. 541-1. Dès lors, elles ne peuvent pas être présentées simultanément dans une même requête. Au regard de cette règle, la requête unique par laquelle Mme A... présente à la fois des demandes fondées sur l’article L. 521-2 du code de justice administrative et des demandes fondées sur l’article R. 541-1 du même code est manifestement irrecevable.

Au surplus et en tout état de cause, Mme A..., qui soutient que, du fait de la non perception du RSA depuis le 1er février 2025, elle fait face à un risque immédiat d’expulsion de son logement et n’est plus en mesure de prendre en charge son fils, atteint d’un trouble du spectre autistique, n’établit pas, au regard des pièces qu’elle produit, se trouver confrontée à une situation d’urgence telle que le prononcé, dans un délai de 48 heures, d’une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit nécessaire.

Il y a dès lors lieu, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, de rejeter la requête de Mme A..., y compris les conclusions présentées au titre des frais liés au litige.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....

Copie en sera transmise, pour information, au département du Finistère.


Fait à Rennes, le 27 novembre 2025.

Le juge des référés,


signé


D. Bouju


La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions