Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la restitution de sa taxe d'habitation pour 2025. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision rejetant sa réclamation préalable, malgré une invitation en ce sens. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 décembre 2025, Mme B... A... demande au tribunal de prononcer la restitution de la cotisation primitive de taxe d’habitation qui lui a été assignée dans les rôles de la commune de Binic-Etables-Sur-Mer au titre de l'année 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le livre des procédures fiscales et le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-2 du même code : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. (…) ».
Alors qu’elle a été invitée, par un courrier adressé le 8 décembre 2025 et dont elle est réputée avoir eu communication à l’issue d’un délai de deux jours ouvrés à défaut de consultation, à produire la décision rejetant sa réclamation contentieuse, la requérante a omis de déférer à cette invitation. Ainsi, sa requête, qui n’est pas accompagnée de l’acte attaqué et dont il n’est pas établi qu’elle ait été précédée de la réclamation préalable prévue à l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, est manifestement irrecevable et doit, à ce titre, être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Rennes, le 14 janvier 2026.
Le président de la 2ème chambre,
signé
T. Jouno
La République mande et ordonne à la ministre de l'action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.