Le Tribunal administratif de Rennes, par une ordonnance du 22 janvier 2026, a rectifié une erreur matérielle entachant son jugement n° 2508758 du 19 janvier 2026. Cette erreur consistait en l'omission de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle présentée par Mme B... dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Sur le fondement de l'article R. 741-11 du code de justice administrative, le président du tribunal a ordonné l'ajout d'un paragraphe dans les motifs et le dispositif du jugement pour admettre Mme B... à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sans modifier la solution du litige.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 2508758 du 19 janvier 2026, le tribunal a statué sur la requête présentée par Mme A... B..., représentée par Me Laville Collomb.
Par une lettre, enregistrée le 20 janvier 2026, Mme B... informe le tribunal que le jugement ne s’est pas prononcé sur sa demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 741-11 du code de justice administrative : « Lorsque le président du tribunal administratif, de la cour administrative d’appel ou, au Conseil d’Etat, le président de la section du contentieux constate que la minute d’une décision est entachée d’une erreur ou d’une omission matérielle non susceptible d’avoir exercé une influence sur le jugement de l’affaire, il peut y apporter, par ordonnance rendue dans le délai d’un mois à compter de la notification aux parties, les corrections que la raison commande. / La notification de l’ordonnance rectificative rouvre, le cas échéant, le délai d’appel ou de recours en cassation contre la décision ainsi corrigée. / Lorsqu’une partie signale au président du tribunal administratif ou de la cour administrative d’appel l’existence d’une erreur ou d’une omission matérielle entachant une décision, et lui demande d’user des pouvoirs définis au premier alinéa, cette demande est, sauf dans le cas mentionné au deuxième alinéa, sans influence sur le cours du délai d’appel ou de recours en cassation ouvert contre cette décision ».
Le jugement n° 2508758 du 19 janvier 2026 est entaché d’une erreur matérielle en ce qu’il omet de se prononcer sur la demande d’aide juridictionnelle à titre provisoire de Mme B.... La raison commande de corriger cette erreur matérielle, sans incidence sur le sens de la solution apportée au litige, en ajoutant dans les motifs et le dispositif du jugement le paragraphe suivant : « Mme B... est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle ».
O R D O N N E :
Article 1er : Dans les motifs et le dispositif du jugement, est ajouté le paragraphe suivant : « Mme B... est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle ».
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration.
Fait à Rennes, le 22 janvier 2026.
Le président du Tribunal,
signé
A. Poujade
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.