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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2600118

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2600118

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2600118
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait au président du conseil départemental du Finistère de reconsidérer une décision relative à son activité d'assistante maternelle. Le juge a estimé que ces conclusions, de nature gracieuse, relevaient de l'autorité administrative et non du juge administratif, qui ne peut se substituer à l'administration. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 4°, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un courrier enregistré au greffe du tribunal le 5 janvier 2026, Mme B... A... demande au président du conseil départemental du Finistère (service accueil jeunes enfants), aux termes d’« un recours administratif », de reconsidérer sa demande.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. » et aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». Au sens de ces dispositions un moyen doit s’entendre de tout raisonnement en droit et en fait formulé à l’appui d’une demande contentieuse, et les conclusions sont les demandes que le requérant adresse au juge.

3. Il résulte de ces dispositions qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative d’accueillir des conclusions tendant à d’autres fins qu’à l’annulation d’une décision administrative identifiée et produite ou à la condamnation d’une personne publique à verser une somme d’argent. Ainsi, le juge administratif ne peut faire œuvre d’administrateur ni se substituer aux administrations compétentes, ni intervenir lui-même activement et directement pour prendre en charge une situation considérée comme anormale par un administré. De même, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, notamment celles de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, ou sauf s’il s’agit d’assurer l’exécution de ses propres décisions, la juridiction administrative ne peut adresser des injonctions à l’administration.

4. Les conclusions du courrier de Mme A... tendent à ce que le président du conseil départemental du Finistère, à qui celle-ci s’adresse, reconsidère sa décision relative à son activité d’assistante maternelle. De telles conclusions, par leur caractère gracieux, ne relèvent que de l'autorité administrative et sont manifestement irrecevables devant le tribunal. Par suite, la requête de Mme A... doit être rejetée en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Rennes, le 26 janvier 2026.


Le président de la 1ère chambre,


signé


L. Bouchardon


La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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