Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée. Statuant par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a jugé que les litiges relatifs au recouvrement de telles amendes relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2026, M. A... B... demande au tribunal d'annuler l'avis de saisie administrative à tiers détenteur émis à son encontre le 12 juin 2026 par la Trésorerie de Marseille au titre d'une amende forfaitaire majorée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222‑1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; (…) ».
2. Aux termes de l’article L. 121-5 du code de la route : « Les règles relatives à la procédure de l'amende forfaitaire applicable à certaines infractions au présent code sont fixées aux articles 95-17 à 495-25 et 529-7 à 530-4 du code de procédure pénale. (…) » et aux termes de l’article 521 du code de procédure pénale : « Le tribunal de police connaît des contraventions ».
3. Il résulte des dispositions précitées que les litiges relatifs à la contestation des actes émis en vue du recouvrement d’amendes forfaitaires majorées concernent la procédure pénale et relèvent de la compétence des tribunaux de l’ordre judiciaire. Par suite, le litige soulevé par la requête de M. B... , qui tend à l’annulation de l’avis de saisie administrative à tiers détenteur exercée à son encontre le 12 juin 2026 par la Trésorerie de Marseille pour infraction au code de la route, n’est pas au nombre de ceux qui ressortissent à la compétence des tribunaux de l’ordre administratif. Dès lors, cette requête doit être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. A... B....
Fait à Rennes, le 13 janvier 2026.
Le président de la 6ème chambre,
Signé
G. Descombes
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.