mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-1803496 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique 4 |
| Avocat requérant | FILLIEUX - FASSEU AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés le 4 juin 2018, le 18 mars 2019 et le 4 juin 2019 sous le n° 1803496, la société SCPI Notapierre, représentée par la SELARL Fillieux-Fasseu avocats, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre des années 2016 et 2017 à raison d'un établissement situé à Grenoble ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les délibérations par lesquelles la métropole Grenoble-Alpes-Métropole a fixé les taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, respectivement pour l'année 2016 et pour l'année 2017, sont entachées de disproportion manifeste entre le produit de la TEOM et le coût supporté pour la collecte et le traitement des déchets ;
- l'examen du budget primitif 2016 et 2017 de la métropole Grenoble-Alpes-Métropole laisse apparaître une disproportion respectivement de 19,69% et de 21,52% ;
- la direction départementale des finances publiques de l'Isère a entendu neutraliser la " participation du GFP de rattachement " (compte 74751) qui n'est autre qu'une subvention de fonctionnement perçue par Grenoble Alpes Métropole, laquelle fait partie intégrante des recettes à caractère non fiscal attendues par la collectivité et affectées à sa mission de collecte et de traitement des déchets ;
- la substitution des taux de TEOM par celui de l'année 2015 n'est pas possible faute d'annulation de la délibération de la collectivité territoriale sur recours pour excès de pouvoir ; le taux de TEOM 2015 a été adopté sur un budget prévisionnel traduisant un excédent de financement de 21,02%, entraînant l'illégalité de la délibération ayant fixé le taux de TEOM 2015 ; le taux de TEOM 2017 ne sauraient être substitué par le taux de TEOM 2015 dans la mesure où aucune disposition ne prévoit la possibilité de substituer au taux fixé par la délibération litigieuse un autre taux que celui de l'année précédente.
Par des mémoires en défense enregistrés le 10 décembre 2018, le 11 avril 2019 et le 23 juillet 2019, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le produit de la taxe n'affiche aucun excédent par rapport au coût du service qui n'est pas couvert par les recettes non fiscales ;
- à titre subsidiaire, pour l'année 2016 il convient de substituer le taux fixé au titre de l'année 2015 par application des dispositions du III de l'article 1639 A du code général des impôts ;
- à titre subsidiaire, pour l'année 2017 il convient de substituer le taux fixé au titre de l'année 2016 voire 2015 par application des dispositions du III de l'article 1639 A du code général des impôts ;
- à titre infiniment subsidiaire, la décharge ne pourrait porter que sur la fraction jugée manifestement excessive de la taxe en litige.
Par un mémoire enregistré le 25 février 2022, la métropole Grenoble- Alpes Métropole, représenté par Me Supplisson, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que le moyen invoqué n'est pas fondé et reprend la demande présentée par le directeur départemental des finances publiques de l'Isère de substitution du taux fixé au titre de l'année précédente.
II. Par une requête et des mémoires, enregistrés le 4 juin 2018, le 18 mars 2019 et le 4 juin 2019 sous le n° 1803699, la société SCPI Notapierre, représentée par la SELARL Fillieux-Fasseu avocats, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation de taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre des années 2016 et 2017 à raison d'un établissement situé à Echirolles ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les délibérations par lesquelles la métropole Grenoble-Alpes-Métropole a fixé les taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, respectivement pour l'année 2016 et pour l'année 2017, sont entachées de disproportion manifeste entre le produit de la TEOM et le coût supporté pour la collecte et le traitement des déchets ;
- l'examen du budget primitif 2016 et 2017 de la métropole Grenoble-Alpes-Métropole laisse apparaître une disproportion respectivement de 19,69% et de 21,52% ;
- la direction départementale des finances publiques de l'Isère a entendu neutraliser la " participation du GFP de rattachement " (compte 74751) qui n'est autre qu'une subvention de fonctionnement perçue par Grenoble Alpes Métropole, laquelle fait partie intégrante des recettes à caractère non fiscal attendues par la collectivité et affectées à sa mission de collecte et de traitement des déchets ;
- la substitution des taux de TEOM par celui de l'année 2015 n'est pas possible faute d'annulation de la délibération de la collectivité territoriale sur recours pour excès de pouvoir ; le taux de TEOM 2015 a été adopté sur un budget prévisionnel traduisant un excédent de financement de 21,02%, entraînant l'illégalité de la délibération ayant fixé le taux de TEOM 2015 ; le taux de TEOM 2017 ne sauraient être substitué par le taux de TEOM 2015 dans la mesure où aucune disposition ne prévoit la possibilité de substituer au taux fixé par la délibération litigieuse un autre taux que celui de l'année précédente.
Par des mémoires en défense enregistrés le 10 décembre 2018, le 11 avril 2019 et le 23 juillet 2019, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le produit de la taxe n'affiche aucun excédent par rapport au coût du service qui n'est pas couvert par les recettes non fiscales ;
- à titre subsidiaire, pour l'année 2016 il convient de substituer le taux fixé au titre de l'année 2015 par application des dispositions du III de l'article 1639 A du code général des impôts ;
- à titre subsidiaire, pour l'année 2017 il convient de substituer le taux fixé au titre de l'année 2016 voire 2015 par application des dispositions du III de l'article 1639 A du code général des impôts ;
- à titre infiniment subsidiaire, la décharge ne pourrait porter que sur la fraction jugée manifestement excessive de la taxe en litige.
Par un mémoire enregistré le 25 février 2022, la métropole Grenoble- Alpes Métropole, représenté par Me Supplisson, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que le moyen invoqué n'est pas fondé et reprend la demande présentée par le directeur départemental des finances publiques de l'Isère de substitution du taux fixé au titre de l'année précédente.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 29 juin 2022 :
- le rapport de M. Pfauwadel, vice-président,
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes numéros 1803496 et 1803499 présentées par la SCPI Notapierre tendent à obtenir la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre des années 2016 et 2017 pour des locaux situés respectivement à Grenoble et Echirolles (Isère). Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
2. La SCPI Notapierre invoque, par la voie de l'exception, l'illégalité des délibérations du conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole des 4 mars 2016 et 17 mars 2017 qui ont fixé le taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour chacune de ces années.
3. Aux termes du I de l'article 1520 du code général des impôts dans sa rédaction issue du V de l'article 57 de la loi du 29 décembre 2015 de finances rectificative pour 2015, applicable à compter du 1er janvier 2016 : " Les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages peuvent instituer une taxe destinée à pourvoir aux dépenses du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, dans la mesure où celles-ci ne sont pas couvertes par des recettes ordinaires n'ayant pas le caractère fiscal () ". Les déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales s'entendent des déchets non ménagers que ces collectivités peuvent, eu égard à leurs caractéristiques et aux quantités produites, collecter et traiter sans sujétions techniques particulières. Aux termes de l'article L. 2333-78 du même code, dans sa rédaction issue de la loi du 19 décembre 2015 précitée : " Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale et les syndicats mixtes peuvent instituer une redevance spéciale afin de financer la collecte et le traitement des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14. / Ils sont tenus de l'instituer lorsqu'ils n'ont institué ni la redevance prévue à l'article L. 2333-76 du présent code ni la taxe d'enlèvement des ordures ménagères prévue à l'article 1520 du code général des impôts. / Ils ne peuvent l'instituer s'ils ont institué la redevance prévue à l'article L. 2333-76 () / Elle est calculée en fonction de l'importance du service rendu, notamment de la quantité des déchets gérés. Elle peut toutefois être fixée de manière forfaitaire pour la gestion de petites quantités de déchets ". Aux termes du 2 bis du III de l'article 1521 du code général des impôts, issu de la loi du 29 décembre 2015 : " Les conseils municipaux peuvent exonérer de la taxe les locaux dont disposent les personnes assujetties à la redevance spéciale prévue à l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales () ". Aux termes de l'article L. 2331-2 du code général des collectivités territoriales applicable aux métropoles en vertu de l'article L. 5217-10 de ce code : " Les recettes non fiscales de la section de fonctionnement comprennent : / () 12° Toutes les autres recettes annuelles et permanentes ".
4. D'une part, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères n'a pas le caractère d'un prélèvement opéré sur les contribuables en vue de pourvoir à l'ensemble des dépenses budgétaires, mais a exclusivement pour objet de couvrir les dépenses exposées par la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent pour assurer l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales cité au point 3 et non couvertes par des recettes non fiscales affectées à ces opérations. Il s'ensuit que le produit de cette taxe et, par voie de conséquence, son taux, ne doivent pas être manifestement disproportionnés par rapport au montant des dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets ménagers comme des déchets non ménagers, déduction faite, le cas échéant, du montant des recettes non fiscales de la section de fonctionnement, telles qu'elles sont définies par les articles L. 2331-2 et L. 2331-4 du même code, relatives à ces opérations. Les subventions d'équilibres versées depuis le budget général de la collectivité compétente vers le budget annexe retraçant les dépenses et recettes du service de traitement des déchets pour éviter que la section de fonctionnement de ce budget annexe ne soit en déficit ne sont pas au nombre, eu égard à leur nature et alors même qu'elles seraient versées au cours de plusieurs années consécutives, de ces recettes non fiscales.
5. D'autre part, il résulte, des dispositions rappelées au point 3 que le législateur a entendu permettre aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale compétents, à compter du 1er janvier 2016, de couvrir les dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets non ménagers mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales au moyen, concurremment, du produit de la redevance spéciale de l'article L. 2333-78 du même code et, en tant que de besoin, du produit de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Dans ces conditions, l'institution de la redevance spéciale prévue à l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales n'implique pas nécessairement que son produit finance la totalité des dépenses de collecte et de traitement des déchets non ménagers, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pouvant également pourvoir au financement de ces dépenses pour leur part non couverte par cette redevance ou d'autres recettes non fiscales. Par suite, il y a lieu d'inclure le produit attendu de la redevance spéciale dans les recettes non fiscales devant être déduites du montant des dépenses exposées pour la collecte et le traitement des déchets ménagers comme des déchets non ménagers pour apprécier le caractère non manifestement disproportionné du taux de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères fixé pour les années en litige.
6. Enfin, les dépenses susceptibles d'être prises en compte sont constituées de la somme de toutes les dépenses de fonctionnement réelles exposées pour le service public de collecte et de traitement des déchets ménagers et des déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales et des dotations aux amortissements des immobilisations qui lui sont affectées, telle qu'elle peut être estimée à la date du vote de la délibération fixant le taux de la taxe.
Sur la taxe d'enlèvement des ordures ménagères 2016 :
7. Il résulte du budget annexe primitif de gestion des déchets de à Grenoble-Alpes Métropole pour l'année 2016 que le montant total des dépenses réelles de fonctionnement du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et non ménagers a été évalué à 55 510 940 euros et le montant des dotations aux amortissements des immobilisations à 3 200 000 euros, soit un total de 58 710 940 euros. Il résulte également de ce budget annexe primitif que les recettes non fiscales s'élèvent à un total de 13 890 200 euros comprenant 4 855 100 euros de produits de services, domaine et ventes diverses, dont 1 400 000 euros de produit de la redevance spéciale, 3 415 100 euros de dotations et participations à l'exclusion de la subvention du budget général, 5 610 000 euros d'autres produits de gestion courante et 10 000 euros de recettes financières. La reprise sur amortissement des immobilisations se monte à 50 000 euros. Le montant des dépenses de fonctionnement relatives aux déchets ménagers et aux déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, non couvertes par des recettes non fiscales, s'élève ainsi à 44 770 740 euros.
8. Selon ce même budget annexe primitif, les prévisions de recettes de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établissent à 48 199 000 euros. Ainsi, l'excédent du produit de la taxe par rapport aux dépenses du service non couvertes par des recettes non fiscales a représenté une somme de 3 428 260 euros, soit 7,65 % du montant des charges que cette taxe a pour objet de couvrir. Le produit de cette taxe et, par voie de conséquence, son taux, ne sont ainsi pas manifestement disproportionnés. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la délibération du conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole du 4 mars 2016. Par suite, ses conclusions aux fins de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2016 doivent être rejetées.
Sur la taxe d'enlèvement des ordures ménagères 2017 :
9. Il résulte du budget annexe primitif de gestion des déchets de à Grenoble-Alpes Métropole pour l'année 2017 que le montant total des dépenses réelles de fonctionnement du service de collecte et de traitement des déchets ménagers et non ménagers a été évalué à 55 426 672 euros et le montant des dotations aux amortissements des immobilisations à 3 000 000 euros, soit un total de 58 426 672 euros. Il résulte également de ce budget annexe primitif que les recettes non fiscales s'élèvent à un total de 13 826 872 euros comprenant 4 212 825 euros de produits de services, domaine et ventes diverses, dont 1 700 000 euros de produit de la redevance spéciale, 3 402 047 euros de dotations et participations à l'exclusion de la subvention du budget général, 6 150 000 euros d'autres produits de gestion courante. La reprise sur amortissement des immobilisations se monte à 50 000 euros. Le montant des dépenses de fonctionnement relatives aux déchets ménagers et aux déchets mentionnés à l'article L. 2224-14 du code général des collectivités territoriales, non couvertes par des recettes non fiscales, s'élève ainsi à 44 599 800 euros.
10. Selon ce même budget annexe primitif, les prévisions de recettes de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établissent à 49 335 000 euros. Ainsi, l'excédent du produit de la taxe par rapport aux dépenses du service non couvertes par des recettes non fiscales a représenté une somme de 4 735 200 euros, soit 10,61 % du montant des charges que cette taxe a pour objet de couvrir. Le produit de cette taxe et, par voie de conséquence, son taux, ne sont ainsi pas manifestement disproportionnés. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la délibération du conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole du 17 mars 2017. Par suite, ses conclusions aux fins de décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2017 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la SCPI Notapierre, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de la SCPI Notapierre sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCPI Notapierre, au directeur départemental de finances publiques de l'Isère et à Grenoble-Alpes Métropole.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
T. PfauwadelLa greffière,
C. Billon
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2-1803499
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026