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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-1803562

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-1803562

jeudi 4 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-1803562
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge unique 8
Avocat requérantDJEFFAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un arrêt n°460751, le Conseil d'Etat, statuant sur le pourvoi en cassation introduit par Mme C E a annulé le jugement n°1803560, 1803561, 1803562 et 1803563 du tribunal administratif de Grenoble rendu le 1er juin 2021 en tant qu'il concerne les indus de revenu de solidarité active et d'aide exceptionnelle de fin d'année et renvoyé les affaires devant le tribunal.

I - Par une requête enregistrée le 4 juin 2018 sous le n°1803562 et des mémoires, enregistrés le 5 janvier 2021, le 11 janvier 2021, le 14 janvier 2021 et le 4 mars 2024, Mme C E, représentée par Me Djeffal, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 26 décembre 2017 par laquelle le président du conseil départemental de l'Isère a rejeté son recours préalable et confirmé un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 18 446,83 euros pour la période de mars 2014 à mai 2017 réévalué à 16 205,01 euros ;

2°) de mettre à la charge du département de l'Isère la somme de 1 700 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle a régulièrement déclaré l'ensemble des revenus de son foyer ;

- elle n'avait pas à déclarer le prêt de 4 000 euros consenti par sa sœur ;

- si elle a reçu plusieurs chèques de la famille de son mari, ces sommes ne sont pas de nature à influer sur ses droits au revenu de solidarité active dès lors qu'ils ne constituent pas un revenu déclarable ;

- le montant de l'ensemble de ces sommes n'est en tout état de cause pas de nature à lui retirer ses droits au revenu de solidarité active ;

- les calculs des droits au revenu de solidarité active réalisés par le département sont erronés.

Par des mémoires en défense et des pièces complémentaires, enregistrés le 2 octobre 2018, le 12 janvier 2021, le 14 janvier 2021, le 11 mai 2021, le 5 janvier 2024 et le 23 février 2024, le département de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés et que l'indu a été régularisé.

II - Par une requête enregistrée le 4 juin 2018 sous le n°1803563 et un mémoire, enregistré le 5 janvier 2021, Mme C E, représentée par Me Djeffal, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la caisse d'allocations familiale de l'Isère a rejeté son recours gracieux et confirmé des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année 2015 d'un montant de 320,14 euros et de 381,12 euros ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 700 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient qu'elle avait droit au revenu de solidarité active pour les mois de novembre et décembre 2015 de sorte qu'elle pouvait bénéficier de l'aide exceptionnelle de fin d'année.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 novembre 2020 et le 24 février 2021, la caisse d'allocations familiales de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le décret n° 2015-1870 du 30 décembre 2015 ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- et les observations de Me Djeffal représentant Mme E et de M. F représentant le département de l'Isère.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le foyer de Mme E a bénéficié du revenu de solidarité active à compter de 2012, de la prime d'activité à compter de 2016, de l'aide personnalisée au logement à compter de 2004 et de l'aide exceptionnelle de fin d'année 2015 et 2016. A la suite d'un contrôle de sa situation, la caisse d'allocations familiales de l'Isère lui a notifié, par une décision du 19 octobre 2017, plusieurs indus de prestations sociales d'un montant total de 26 092,16 euros comprenant 1 173,78 euros de prime d'activité pour la période de mars 2016 à août 2017, 5 374 euros d'aide personnalisée au logement pour la période de janvier 2016 à octobre 2017, 18 446,83 euros de revenu de solidarité active pour la période du 1er mars 2014 au 31 mai 2017 ainsi que 320,14 euros et 381,12 euros d'aide exceptionnelle de fin d'année 2015. L'indu de revenu de solidarité active a été ramené à 16 205,01 euros suite à une nouvelle étude du dossier de Mme E par l'administration. Par un recours préalable du 20 novembre 2017, la requérante a contesté le bien-fondé de cette dernière dette. Celui-ci a été rejeté par une décision du président du conseil départemental de l'Isère du 26 décembre 2017. Par un jugement du 1er juin 2021, le tribunal administratif de Grenoble a annulé les décisions de la caisse d'allocations familiales de l'Isère s'agissant des indus d'aide personnalisée au logement et de prime d'activité et renvoyé Mme E devant l'administration pour que soient réévalués ses droits. Par ce même jugement, le tribunal a rejeté les conclusions de la requérante s'agissant du revenu de solidarité active et de l'aide exceptionnelle de fin d'année. Par un arrêt du 10 octobre 2023, le Conseil d'Etat statuant sur le pourvoi de Mme E a annulé le jugement du tribunal administratif de Grenoble du 1er juin 2021 en tant qu'il concerne les indus de revenu de solidarité active et d'aide exceptionnelle de fin d'année et renvoyé Mme E devant le tribunal.

Sur le bien-fondé des indus :

2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active et d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

En ce qui concerne l'indu de revenu de solidarité active :

S'agissant du bien-fondé de l'indu :

3. En premier lieu, Mme E soutient qu'elle n'a pas omis de déclarer les revenus perçus par ses enfants, D et A. Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment du croisement de fichiers avec les services de l'administration fiscale, que les ressources déclarées pour les enfants D et A ont été minorées. En effet, les sommes inscrites dans les déclarations trimestrielles de ressources par Mme E pour ses filles ne correspondent pas aux éléments constatés dans le rapport de contrôle réalisé par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales de l'Isère qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, en particulier en l'absence de versement au dossier par la requérante des bulletins de salaires de ses enfants. D a ainsi perçu la somme de 3 488 euros pour l'année 2014 et la somme de 2 093 euros pour l'année 2015. A a perçu les sommes de 476 euros pour l'année 2015 et de 12 546 euros pour l'année 2016. Dès lors qu'ils font partie du foyer, les ressources perçues par les enfants sont à prendre en compte dans le calcul des droits du foyer au revenu de solidarité et à la prime d'activité. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'a pas minoré les ressources perçues par ses enfants. C'est à bon droit que la caisse d'allocations familiales de l'Isère a pris en compte ces sommes dans le calcul des droits du foyer au revenu de solidarité active.

4. En deuxième lieu, Mme E fait valoir que les divers chèques encaissés au cours de la période en litige sont sans influence sur ses droits au revenu de solidarité active. Elle explique que ces chèques correspondent à la vente de biens meubles et ne constituent pas une activité professionnelle ou un revenu déclarable au titre de l'impôt sur le revenu dès lors qu'elles sont inférieures à 5 000 euros. Elle entend faire valoir que ces sommes non déclarées sont minimes et ne sont que des transformations en numéraire d'un élément déjà présent dans son patrimoine. Toutefois, l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles énumère de manière limitative les ressources exclues du calcul des droits au revenu de solidarité active. Il ne résulte pas de ces dispositions que les produits de la vente de biens meubles en soient exclus. Au surplus, ces ventes ont procuré des revenus disponibles pour le foyer et doivent être pris en compte dans le calcul des aides, quelle que soit leur nature. Il résulte de l'instruction que, pour la période de 2014 à 2017, la requérante a perçu sous la forme de chèques respectivement la somme de 7 259,70 euros, 6 031 euros, 3 357 euros, 3 167 euros qui n'ont pas été déclarés. Par suite, Mme E n'est pas fondée à soutenir que ces sommes ne constituaient pas des ressources pour son foyer.

5. En troisième lieu, la requérante affirme que la somme de 4 000 euros encaissée le 11 août 2014 correspond à un prêt consenti par sa sœur. Par une attestation réalisée le 28 février 2015, la sœur de la requérante confirme le caractère de prêt de la somme perçue. Toutefois, l'attestation étant réalisée a posteriori et aucune preuve d'un début de remboursement n'étant versée au dossier, aucun élément ne permet d'établir qu'il s'agit bien d'un prêt que la requérante s'est engagée à rembourser. Il y a lieu de prendre en compte cette somme au titre des ressources du foyer.

6. En quatrième lieu, Mme E soutient que les calculs effectués pour évaluer le montant de l'indu de revenu de solidarité sont erronés dès lors que l'allocation de solidarité spécifique ne peut pas être qualifiée de revenu professionnel. Toutefois, l'article R. 262-11 du code énumère de façon limitative les allocations ou ressources exclues du contrôle du calcul des droits au revenu de solidarité active. Il ne résulte pas de ces dispositions que l'allocation de solidarité spécifique constituerait une allocation dont il n'est pas tenu compte pour l'application de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. Par suite, l'allocation de solidarité spécifique est une ressource qui doit être prise en compte dans le calcul des droits du foyer de Mme E au revenu de solidarité active.

7. Par ailleurs, si Mme E soutient que la majeure partie de la créance est prescrite car elle n'a pas agi frauduleusement, il résulte de l'instruction qu'une fraude a été retenue à son encontre par une décision du 19 octobre 2017 de la caisse d'allocations familiales de l'Isère et que la requérante a omis de déclarer la totalité des ressources de son foyer. Par suite, l'organisme social était fondé à lever la prescription biennale.

8. Il résulte de ce qui précède que les moyens relatifs à la contestation des ressources à déclarer et à la prescription doivent être écartés.

S'agissant du montant de l'indu :

9. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 262-3 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 est fixé par décret. Il est revalorisé le 1er avril de chaque année par application du coefficient mentionné à l'article L. 161-25 du code de la sécurité sociale. ". Aux termes de l'article R. 262-1 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 applicable à un foyer composé d'une seule personne est majoré de 50 % lorsque le foyer comporte deux personnes. Ce montant est ensuite majoré de 30 % pour chaque personne supplémentaire présente au foyer et à la charge de l'intéressé. Toutefois, lorsque le foyer comporte plus de deux enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge, à l'exception du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin de l'intéressé, la majoration à laquelle ouvre droit chacun de ces enfants ou personnes est portée à 40 % à partir de la troisième personne () ". Aux termes de l'article R. 262-7 du même code : " I.- Le montant dû au foyer bénéficiaire du revenu de solidarité active est égal à la moyenne des montants intermédiaires calculés pour chacun des trois mois précédant l'examen ou le réexamen périodique du droit. II.- Pour le calcul de l'allocation, les ressources du trimestre de référence prises en compte sont les suivantes : 1° La moyenne mensuelle des ressources perçues au cours des trois mois précédant la demande ou la révision, à l'exception de celles prévues aux 2° et 3° ; 2° Le montant mensuel des prestations versées par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active, sous réserve des dispositions des articles R. 262-10 et R. 262-11. Ces prestations sont intégralement affectées au mois de perception ; 3° Le montant des ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou en tenant lieu mentionnées à l'article R. 262-12 présentant un caractère exceptionnel. Celles-ci sont intégralement affectées au mois de perception. ".

10. Aux termes de l'article R. 772-8 du code de justice administrative : " Lorsque la requête lui est notifiée, le défendeur est tenu de communiquer au tribunal administratif l'ensemble du dossier constitué pour l'instruction de la demande tendant à l'attribution de la prestation ou de l'allocation ou à la reconnaissance du droit, objet de la requête. ".

11. S'il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 8 que Mme E n'a pas accompli l'ensemble de ses obligations déclaratives au titre de l'allocation de revenu de solidarité active, elle conteste le calcul de ses droits réalisés par l'administration. En défense et suite au courrier que lui a adressé le tribunal le 22 février 2024, le département de l'Isère s'est limité à produire un décompte des ressources prises en compte pour calculer les droits au revenu de solidarité active de l'intéressée pour la période de mars 2014 à mai 2017 sans toutefois accompagner cette pièce du détail des calculs réalisés de sorte que cette pièce n'est pas de nature à établir de manière certaine les droits de l'intéressée à l'allocation de revenu de solidarité active. Par conséquent, et dès lors que Mme E conteste de manière suffisamment précise et détaillée les calculs réalisés par l'administration s'agissant de ses droits à l'allocation de revenu de solidarité active et dès lors qu'elle n'est pas sérieusement contredite par l'administration, elle doit être déchargée de l'obligation de payer l'indu litigieux.

En ce qui concerne l'aide exceptionnelle de fin d'année :

12. Aux termes des dispositions de l'article 3 du décret n° 2015-1870, reconduites par le décret n° 2016-1945 : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2015 ou, à défaut, du mois de décembre 2015, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du même code. / Une seule aide est due par foyer. ".

13. Il résulte de ce qui a été dit au point 11 que Mme E doit être déchargée de l'obligation de payer l'indu de revenu de solidarité active pour la période litigieuse, elle avait droit à cette allocation pour les mois de novembre et décembre 2015. Par suite, il y a lieu d'annuler la décision du 19 octobre 2015 par laquelle la caisse d'allocations familiales de l'Isère a mis à sa charge l'indu litigieux d'aide exceptionnelle de fin d'année 2015 et décharger Mme E de l'obligation de payer cette dette.

Sur les conséquences de l'annulation :

14. Eu égard aux motifs de l'annulation, il y a seulement lieu d'enjoindre au département et à la caisse d'allocations familiales de l'Isère de procéder au reversement des sommes indûment prélevées en remboursement des indus de revenu de solidarité active et d'aide exceptionnelle de fin d'année pour lesquels Mme E a été déchargée de l'obligation de payer dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Le présent jugement n'implique cependant pas que les droits de Mme E aux différentes prestations soient réévalués pour la période en litige et il n'exclut pas non plus que l'administration procède à un nouveau calcul dûment justifié de l'indu.

Sur les frais liés au litige :

15. Mme E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Djeffal, avocat de Mme E, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge du département de l'Isère et de la caisse d'allocations familiales de la Drôme le versement à Me Djeffal de la somme de 1 900 euros.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 26 décembre 2017 du président du conseil départemental de l'Isère est annulée.

Article 2 : La décision de la caisse d'allocations familiales du 19 octobre 2017 est annulée.

Article 3 : Mme E est déchargée de l'obligation de payer les indus de revenu de solidarité active et d'aide exceptionnelle de fin d'année 2015 d'un montant respectif de 18 446,83 euros, 320,14 euros et 381,12 euros.

Article 4 : Il est enjoint au département de l'Isère et à la caisse d'allocations familiales de l'Isère de procéder au remboursement des sommes éventuellement prélevées en remboursement des indus de revenu de solidarité active et d'aide exceptionnelle de fin d'année dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 5 : Le département de l'Isère et la caisse d'allocations familiales de l'Isère verseront à Me Djeffal une somme de 1 900 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Djeffal renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 6 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté

Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E, à Me Djeffal, au département de l'Isère et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.

Le président,

J-P. BLa greffière,

L. BOURECHAK

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et au préfet de l'Isère, chacun en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2, 1803563

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